L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Le déconfinement changera nos façons de voyager

Périphérique parisien 50 kmh

Le déconfinement en France commence à s’organiser : est-ce que la crise sanitaire va faire oublier la voiture pour utiliser vélos, pedibus et transports en commun ? Rien n’est moins sûr.

La date du 11 mai est brandie haut et fort par les pouvoirs publics mais elle demande beaucoup de prudence et d’efforts pour devenir une réalité. Du côté des entreprises, on s’adapte pour permettre la mise en place des fameux gestes barrière garants de la sécurité sanitaire de tous. A la maison, les enfants retourneront sur les bancs d’école par groupes adaptés aux structures. Mais comment les Français vont-ils choisir de se déplacer après le confinement ?

Un récent sondage de la Ligue de Défense des Conducteurs nous aide à faire le point sur la situation. Certains ont redécouvert les bienfaits de la marche lors des seules sorties autorisées avec l’attestation de déplacement dérogatoire, mais il n’est pas sûr qu’ils continuent la pratique après le 11 mai.

Ce sondage a porté sur la confiance dans les transports en commun et le risque de contamination malgré les distances qu’il faudra respecter et l’intensification du nettoyage des transports collectifs. Sur les 1 200 personnes ayant répondu aux questions de la Ligue, 78% pensent que les transports en commun constitueront un risque de contamination, et pourraient donc éviter le plus possible de les utiliser. Les modes de transport individuels vont avoir le vent en poupe, mais cela ne profitera pas qu’à l’automobile.

L’individuel avant le collectif

A la question du mode de déplacement choisi après le confinement pour aller au travail, les sondés ont répondu à 41% la voiture, suivi du vélo à 25%. Le train et le bus sont en désamour total et ne représentent que 8%. Pour les courses, la marche et le vélo, affichant respectivement 20% et 21%, sont plébiscitées derrière la voiture à 53%. Derrière ces chiffres, il faudra aussi voir la réalité du terrain, car tous ne possèdent pas un véhicule, ou ne peuvent faire un long trajet à vélo.

Source : Ligue de Défense des Conducteurs

La voiture pourrait donc reprendre une place plus importante dans nos vies, au détriment des transports en commun au nom d’une meilleure confiance dans l’hygiène et la diminution des risques de contamination. La diminution du nombre de places dans les transports en commun jouera également en faveur des véhicules particuliers, au détriment de la fluidité de circulation, et des émissions de CO2. Nous ne pouvons que vous conseiller de continuer de télé-travailler ou de partir de bonne heure à partir du 11 mai !

Tobias ANDRE

A lire également…

Inscrivez-vous à la newsletter