L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Dix Mille Tours : une 12e édition réussie avec 330 voitures en piste

Peter Auto et le Circuit Paul Ricard se félicitent de cette 12e édition réussie qui a fait honneur à la compétition Classique.

Encore une édition réussie pour les Dix Mille Tours

Ce rassemblement des amoureux de voitures anciennes : les plus beaux modèles de route des années 50 à 2000 sont exposés et les gloires des compétitions passées sont les stars de la piste.

Cette année, 330 voitures de courses se sont succédées sur la piste, réparties dans neuf catégories. Il y avait les 2.0L Cup (Porsche 911 pré-1966), Classic Endurance Racing 1 (GT et protos de 1996 à 1974) et CER 2 (GT et protos pré-1980).

On a aussi pu voir les Group C Racing (protos des années 80-90 dont la Peugeot 905 Evo), Heritage Touring Cup (championnat d’Europe de tourisme de 1966 à 1984). Les Sixties’ Endurance (Sports pré-1963 et GT pré-1966), The Greatest’s Trophy (GT d’endurance d’exception des années 50-60) et Endurance Racing Legends (GT prototypes des épreuves BPR, FIA GT et Le Mans Series des années 1990-2000).

La part belle à la compétition Classique aux Dix Mille Tours !

Et la dernière catégorie des séries Peter Auto, les Fifties’ Legends qui rendent hommage aux pionnières de l’après-guerre. Parmi les pilotes en piste ce week-end, à noter le tandem inédit Stéphane Ortelli – Jean Pierre Jarrier.

Le triple champion du monde GT et vainqueur des 24 Heures du Mans a partagé le baquet d’une Venturi 400 Trophy en catégorie Endurance Racing Legends, avec l’ancien pilote de Formule 1 au 134 Grands Prix, surnommé « Godasse de plomb ».

A l’occasion d’un baptême de piste surprise vendredi, le pilote d’endurance varois a rencontré l’acteur et humoriste Elie Semoun, venu projeter son dernier film dans la commune voisine de Signes.

Les propriétaires de voitures de collection ont également pu fouler l’asphalte varois lors des sessions non chronométrées. Près de 460 voitures de clubs étaient réunies ce week-end : Corvette, Maserati, Porsche, Cobra, Lotus-Caterham, Mustang…

Un week-end réussi grâce à une belle météo estivale et aux 15 000 visiteurs qui ont répondu présents aux côtés des compétiteurs, clubs et invités.

La catégorie des années 50

Dans l’unique course de 45 minutes réservée aux légendes des années 50, le duel attendu entre la TVR Grantura MK3 d’Eugène Deleplanque et la Cooper T39 de Christian et Félix Godard, s’est matérialisé pour le plus grand plaisir de la foule jusqu’à ce que la TVR plonge dans la voie des stands pour la deuxième fois, victime de son moteur.

Dès lors, personne ne peut empêcher Christian et Félix Godard de remporter la victoire au volant de leur belle petite voiture de sport anglaise datant de 1955.

Ils sont suivis par l’Austin Healey 100 S de Sébastien Berchon et la Morgan Plus 4 Super Sports de Stanislas Gurdjian et Gonzague Ruchaud, qui s’est totalement remise de ses problèmes mécaniques du début du week-end. La plus rapide des Austin Mini Cooper S pilotées par Fabrice Quesnel termine juste à côté du podium.

L’Endurance pour les années 60

La bataille a fait rage pendant deux heures, samedi en fin d’après-midi, et si les Jaguar Type E ont riposté comme prévu en début de course, les voitures anglaises sont ensuite tombées les unes après les autres, victimes pour la plupart de surchauffe.
Il ne restait plus que les Shelby Cobra et les Shelby Cobra Daytona Coupes pour se battre en tête de la course. Dès le départ, la course est marquée par la collision entre Michel Lecourt et Pierre-Alain France qui entraîne l’abandon des Daytona Coupes n°33 et n°70. La majeure partie de l’épreuve est dominée par Olivier Galant, également au volant d’une Cobra Daytona Coupé.

Sa principale menace vient de la Shelby Cobra aux mains d’Urs Beck et Patrick Simon, qui grignote l’avance du coupé Daytona en fin de course, mais se voit infliger une pénalité pour non-respect du temps d’arrêt dans la voie des stands. Galant est complètement épuisé au moment de franchir le drapeau à damier et il laisse éclater sa joie en prenant la première place du classement général devant Beck-Simon et la Shelby Cobra de Sébastien Demole et Antoine Weil !

Damien Kohler et Richard Depagneux ont eu moins de chance puisqu’ils semblaient avoir assuré la troisième place jusqu’à ce qu’un malheureux tête-à-queue dans le dernier tour et des problèmes de démarreur les conduisent à l’abandon, laissant une autre Shelby sur le bord du chemin. Après l’abandon du Britannique Simon Evans, Eugène Deleplanque remporte la catégorie 2,5 litres sur sa Lotus Elan 26R imité par le Belge Serge Libens sur son Austin Healey 3000 MKII en GT Pré-63.

Les Groupe C en piste pour deux courses

Course 1

Samedi après-midi, les spectateurs ont assisté à une course explosive sur le circuit Paul Ricard mettant en scène la Jaguar XJR-12 d’Olivier Galant et les deux Porsche 962 C pilotées par Michel Lecourt et Raymond Narac et Yvan Vercoutere et Ralf Kelleners. Après l’arrêt aux stands obligatoire, Olivier Galant mène la danse, mais il est rapidement rattrapé par Lecourt puis Kelleners, ouvrant la voie à un duel 100% Porsche.

Kelleners a repris la seconde après la seconde sur Narac et a trouvé un moyen de passer à deux virages du drapeau à damier ! Cette bataille était un parfait exemple de fair-play et les équipes en question se sont félicitées mutuellement sur le podium ! Erik Maris, vainqueur de la catégorie C3, est arrivé quatrième sur sa Peugeot 905 Evo1 bis, tandis que Philippe Colançon a remporté la victoire en C2 sur sa Tiga GC289.

Course 2

Malgré la pole position d’Olivier Galant, Michel Lecourt mène la course sur sa Porsche 962 C jusqu’à son arrêt au stand. Une fois que toutes les voitures ont effectué leur arrêt obligatoire, Galant confirme sa première place jusqu’à ce qu’il rejoigne soudainement son stand avec une boîte de vitesse cassée. Le duel entre Raymond Narac et Ralf Kelleners reprend et cette fois, le Français prend le dessus sur l’Allemand pour seulement six secondes !

Franck Morel est monté sur le podium au volant de sa Spice SE90C, tandis que Philippe Colançon remportait à nouveau la classe C2 au volant de sa Tiga, imité par Hans-Jörg Hübner au volant de sa Porsche 962 C en classe C3a.