L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Contact : Au volant de la Honda FCX Clarity

Et ça recommence, le blogueur de sport-cars, il nous fait encore une rechute et nous parle d’une voiture électrique… C’est vrai, mais celle là, elle est à pile à combustible et préfigure le 2.0 de l’électricité !

Pile à quoi ?

Actuellement, on nous vante les mérites, en partie justifiés, de la voiture électrique. Mais il y a une autre technologie qui fait son chemin. Celle de la pile à combustible. Alors, comment ça marche dirait Michel Chevalet ? C’est relativement simple (notez bien le relativement…)

Le pile à combustible fonctionne grâce à un mélange entre de l’hydrogène et de l’oxygène. La rencontre de ces deux gaz permet de créer de l’électricité tout en ne rejetant que la vapeur d’eau et O CO2 ! Ou plus précisement « Une pile à combustible est une pile où la fabrication de l’électricité se fait grâce à l’oxydation sur une électrode d’un combustible réducteur (par exemple l’hydrogène) couplée à la réduction sur l’autre électrode d’un oxydant, tel que l’oxygène de l’air. » Merci Wikipédia ! L’énergie générée permet d’alimenter le moteur électrique.

Cela à l’air simple. Mais la recherche fait que la Honda FCX Clarity ne devrait pouvoir rejoindre votre garage que dans une dizaine d’années ! En attendant, 200 familles américaines, moyennant 600 dollars par mois pour la location de la voiture,  procèdent aux tests.

Pour décrire tout le système, commençons par l’avant : un moteur électrique prend place sous le capot et délivre 100 KW (environ 134 chevaux) à 10 000 tr/mn.  Il dispose d’une courbe de couple classique pour ce type de moteur : 256 Nm dès le démarrage et jusqu’à 40 km/h, ce qui permet de se lancer rapidement. Par la suite, il a tendance à diminuer sérieusement pour être remplacé par la puissance qui atteint son maximum à partir de 60 km/h jusqu’à 160 km/h où une bride intervient pour stopper la progression du compteur de vitesse de la Honda FCX Clarity (mais elle ne devrait pas aller bien plus haut sans la cette coupure). Cela donne, selon Honda, des performances comparables à un moteur (hors vitesse de pointe) à celles d’un moteur 2.4 l  thermique.

Après le moteur se trouve le tableau de bord… D’un design très futuriste, il se compose pour l’essentiel d’un gros compteur central qui indique la puissance utilisée, le type de conduite avec un cercle au centre qui grossi au fur et à mesure que l’on accélère et le niveau d’hydrogène. Un petit joystick similaire à celui de l’Auris permet de passer du mode « Neutre » à « Drive » ou « Marche arrière ». Il n’y a pas de mode « frein moteur » comme sur une Toyota Hybride qui permet de recharger la batterie car ce n’est pas nécessaire…

Poursuivons la visite en regardant entre les deux sièges avant. C’est que ce trouve la fameuse pile à combustible de la Honda FCX Clarity. D’un volume de 52 litres, elle pèse 67 kilos. La dispositon verticale des cellules permet une évacuation plus  facile de l’eau  par gravitation qui résulte de la réaction hydrogène / oxygène et cela permet de redémarrer même à moins 30 degrés. Un système de soufflage lorsque l’on coupe le moteur finit de sécher la pile pour éviter toute mauvaise surprise à cause du froid.

Direction la banquette arrière… où se trouve une batterie qui stocke de l’électricité pour permettre à la Honda FCX Clarity de gommer le temps de réponse de la pile à combustible et d’apporter un surplus de puissance lors de fortes accélérations ou reprises.

Enfin, entre la banquette arrière et le coffre se trouve le réservoir à Hydrogène. Etudié pour résister aux chocs, il se rempli en 3 à 4 minutes avec un système spécifique.

Et au volant ??

C’est la bonne surprise ! Bien sûr cette voiture n’a rien d’une sportive car il s’agit d’une paisible berline de 4,835 mètres et de 1 625 kilos pour 136 chevaux. Mais ce qui fait plaisir, c’est le silence et la douceur de conduite. Testé sur seulement 7 kilomètres, il n’a pas été possible de « brusquer » ce prototype pour en ressentir le comportement. Mais la direction et les freins électriques donnent une bonne sensation. Les accélérations et reprises permettent de suivre le flot de la circulation sans aucun problème dans un bruit de turbine assez étonnant.

La bonne nouvelle !

Et oui, car tout cela ne serait rien si il n’y avait pas une bonne nouvelle. L’autonomie est de 460 kilomètres avec un plein de 35 euros, soit le coût d’un diesel. La différence est que l’on ne rejette que de la vapeur d’eau. et pas de CO2 ou autre particule… Et la nature devrait apprécier !

En conclusion, le 2.0 de l’électricité pointe le bout de son nez… Il ne manque que plus que le réseau de distribution. Une Honda FCX Clarity pour tous les jours et une sportive le weekend… Moi ça me va ! Ouf, le blogueur n’est pas encore complètement fou !

Un petit clin d’œil à Asimo, le robot Honda… (private joke!)

Voir le point de vue de La Provence sur les voitures électriques.

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