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Essai – Hyundai Genesis coupé V6

essai hyundai genesis coupé 19

Hyundai… Voici une marque qui est en train de marquer de gros points sur le marché français avec une gamme qui s’étoffe. Mais de là à s’inviter sur un blog dédié aux voitures de sport ! Et pourtant. Avec la Genesis coupé, on accueille notre premier essai Hyundai !

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Tout d’abord une ligne

essai hyundai genesis coupé 1C’est au Mondial de Paris 2010 que la Genesis coupé a dévoilé sa ligne. Et le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce point, elle en marque, des points ! A voir la tête des passants (surtout avec cette couleur très discrète…) la dévisager, on finit par se demander si certains ne la confondent pas avec une voiture allemande nettement plus réputée !

C’est l’arrière qui me plait le plus, avec de essai hyundai genesis coupé 11larges épaules (1 865 mm) et deux belles sorties d’échappement. L’avant me parait plus classique, moins sportif. Les porte-à-faux sont courts et dynamisent l’ensemble, l’empattement relativement long (2 820 mm) ne profite pas forcément à l’espace intérieur et deux adultes peuvent prendre place à l’arrière à la condition de ne pas dépasser 1.60m et de faire attention, lors d’une bosse, à ne pas délicatement heurter le haut du pavillon avec leur crâne. Le profil (4 630 mm) avec sa vitre de custode à la forme travaillé, est élégant et prolongé par un coffre avec un becquet intégré.

Les jantes en 19 pouces (225/40 à l’avant et 245/40 à l’arrière) n’ont pas un dessin très sportif mais complètent bien l’ensemble.

303 chevaux

303 chevaux et 360 Nm à 4 700 tr/mn pour 3.8 litres de cylindrée, ce n’est pas essai hyundai genesis coupé 18une valeur exceptionnelle. Mais pour une fois qu’une marque tente de s’aventurer sur le terrain d’un V6 (appelé « Lamba RS » sur la Genesis Coupé) à une époque où on nous parle de moteur hybride ou électrique, on ne va bouder notre plaisir…D’autant que l’on dispose d’une architecture tout en aluminium avec double CCVT (calage variable en continu de la distribution à l’admission et à l’échappement). A noter : il existe une version 2.0 litres suralimentée de 210 chevaux.

Au rayon performances, Hyundai annonce un 0-100 km/h en 6.3 secondes et une vitesse de pointe de 240 km/h (sur autoroute allemande ou circuit bien entendu LOL, MDR, PTDR…) malgré un poids (annoncé) de 1 640 kilos.

Le petit plus, c’est la boîte automatique (pas à double embrayage) ZF à 6 rapports avec palettes au volant.

Volant en mains

essai hyundai genesis coupé 16Une fois passée la découverte de la ligne, il convient de se glisser derrière le volant. On trouve alors un habitable correctement fini et deux beaux sièges avant qui apportent un maintien fort agréable. La dotation est complète (six airbags, ESP, cuir, toit ouvrant électrique…) et je vous recommande vivement l’option GPS qui viendra se substituer à l’écran à cristaux liquides indigne d’une telle voiture. Le système audio Infinity à huit haut-parleurs avec connexion USB est de très bonne qualité !

Comme sur toutes les voitures modernes, une fois que l’on a enfin réussi à démarrer (faudrait que je fasse un article sur ce sujet !), on tend l’oreille et on découvre une sonorité à bas régime très agréable, sourde. A mi-régime, la voix s’éclaircit mais à haut régime, on attendait un peu plus de noblesse. Si en cycle urbain on doit assumer une moyenne de 15 l/100, on tourne aux alentours de 10 litres en usage mixte.

Il est temps de se mettre en route. En conduite paisible, on apprécie la douceur de la boîte automatique. Mais quand le rythme augmente, on déplore une certaine lenteur dans le passage des rapports et surtout l’absence du petit coup de gaz au rétrogradage qui évite un petit blocage de boîte. Cela peut surprendre à l’entrée du premier virage ! D’autant que la répartition des masses (55/45) a pour effet de délester encore plus les roues arrière en phase de freinage. Puisqu’on parle des freins, une bonne note est à leur attribuer. A l’inverse, la trop grande légèreté de la direction nuit à la précision de pilotage. C’est d’autant plus dommage que l’amortissement est efficace, à la fois confortable à basse vitesse et sportif si le pied droit vous démange.

Conclusion

Hyundai nous livre, avec la Genesis Coupé, une voiture dont la base est bonne et qui ne demande qu’à progresser sur certains points (moteur, boite, direction…) Mais un argument a volontairement été occulté dans cet article… Le prix : 35 990 €. Qui dit mieux ?

J’AIME

La ligne

La sonorité à bas régimes

La boîte en usage tranquille

J’AIME PAS

La direction

La boîte en usage sportif

la sonorité à haut régime.

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