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Essai – Pourquoi pas une Delta ?

Lancia est une marque qui laisse perplexe. Dotée d’un passé glorieux en rallye, de modèles qui ont connu un certain succès, elle semble piétiner et peiner à renouveler ses produits. Mais l’arrivée de l’Ypsilon 5 portes, l’adaptation de la Chrysler 300C (avant fin 2011) et du nouveau Grand Voyager viendront compléter la gamme actuelle : Ypsilon 3 portes, Phédra, Musa et Delta. C’est dernière sur laquelle ne revenons pour cet essai, en version 1.9 Diesel 190 ch Di Lusso.

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Différente

Avec cette quatrième génération de Delta lancée en 2008, Lancia marque sa différence. Par sa ligne essentiellement. On l’aime ou… pas. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle change de tout ce que l’on connait. Aucune de ses concurrentes ne peut se prévaloir d’avoir la même forme. Cela peut-être un atout pour une clientèle qui cherche un produit novateur, une approche esthétique qui se démarque. Mais aussi une difficulté sur un segment parfois conservateur. Les diodes LED sous les phares avant, les feux arrières eux aussi à LED, une ligne signée du Centro Stile Lancia et Marco Tencone, soulignée par le phénomène B-Colore, un toit aérien né du concept Flying Bridge emprunté aux yachts de grand luxe et allégé par le toit ouvrant panoramique : voilà ce que propose la Lancia Delta.

Là où elle marque des points, c’est en matière d’espace intérieur. Avec 4,52 m de long, on dispose d’une habitabilité surtout aux places arrières étonnante. La banquette coulissante sur 16 cm, divisée en deux parties, et les dossiers inclinables sur 25 degrés, offrent la possibilité de moduler la taille du coffre selon vos besoins et donc de permettre à deux adultes à l’arrière d’étendre leurs jambes en reculant au maximum leur siège.

Mais il est aussi à noter que notre monture, en version Di Lusso, se pare d’un très bel intérieur cuir Poltrona Frau. A cela s’ajoutent un GPS (non tactile), un toit ouvrant panoramique, le système « Magic parking » (système d’assistance au stationnement semi automatique, en option) ainsi que les radars de recul, les capteurs de pluie et de luminosité. Et la liste n’est pas exhaustive !

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Route

On ne s’y attend pas à la vue de la qualité de l’ensemble des prestations,  maisla Lancia Delta se révèle plus bruyante que ces concurrentes aux allures légales sur autoroute. Et le système hi-fi ne permet pas de compenser par sa qualité et sa puissance. Le système Bose, non testé ici, devrait sans doute permettre  d’améliorer le tableau. Autre détail étonnant : l’ergonomie des commandes de phares, régulateur de vitesse et essuie-glaces qui demandent un certain temps d’adaptation.

En revanche, avec le moteur diesel 1.9 Multijet Twinturbo de 190 chevaux et 400 Nm de couple à 4 000 tr/mn, la Delta offre de belles performances : vitesse de pointe de 222 km/h pour une consommation de mixte de 5.7 l/100 km. On dispose de relances franches pour effectuer des dépassements en toute sécurité. La tenue de route est sans reproche. La Lancia Delta vire à plat, offrant un confort relativement ferme, mais on aimerait cependant une course plus courte de la pédale de frein.

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Conclusion

La Delta n’est pas en tête de son segment. Mais au moment du choix, il ne faut pas l’oublier car si elle n’a pas l’image des marques « premium allemandes », elle offre un niveau de prestation très correct.

Remerciement : Concession Lancia Groupe iDM pour le prêt de cette voiture. Elle est disponible à la vente au prix de 28 500 euros (au lieu de 34 800 euros neuve) avec seulement 7 000 km pour une mise en circulation fin 2010. Elle est accompagnée de deux copines, en version 165 ch disponible tout de suite à un tarif compétitif !

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Ypsilon