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Essai Porsche Panamera GTS : le bon compromis ?

La gamme Panamerama se compose à ce jour de 8 versions, motorisées par des 6 et 8 cylindres. Chacune vise un public différent. Mais pour les clients qui souhaitent aller un peu plus loin en terme de sensations par rapport à la 4S sans toutefois investir dans la version Turbo, Porsche propose une alternative avec la nouvelle GTS qui éveille les sens…

 

Vroaaaappp, brooooapppp

Le V8 de 4 806 cm3 de la Panamera GTS replace le débat sous le capot, endroit qui, souvent, fait qu’une voiture est une source de sensations… ou pas. La mode du downsizing, dictée par des normes antipollution de plus en plus drastique a eu la peau de moteur comme le V10 de la BMW M5 (voir ici). Mais pour le moment, Porsche résiste et se permet de nous concocter un moteur pas tellement plus puissant que celui de la « S » (+30 ch) , mais bien plus démonstratif grâce à un système qui ramène le son du V8 dans l’habitacle, de façon encore plus marquée quand le fameux bouton « Sport » est enclenché…

Les vocalises du V8 apportent une touche sonore délicieusement décalée dans une berline et on se prend facilement au jeu en rentrant, alors que ce n’est pas indispensable, un rapport à l’approche d’un virage. La boîte PDK à 7 rapports (dont le paramétrage est plus sportif que sur le reste de la gamme) rétrograde en donnant un coup de gaz qui a vite fait de réveiller les autres conducteurs.

Des performances en légère amélioration

A la lecture de la fiche technique, on remarque que l’écart entre la Panamamera S et la GTS n’est pas significatif : 6 km/h en plus et 2 dixièmes en moins sur le 0-100 km/h. Mais comme cela est indiqué dans la paragraphe précédent, c’est avant tout la façon dont les performances sont signées qui rend la GTS attachante et agréable. Tout au long de notre périple, ponctué de quelques « Launch Control » (départ fusée !) et mené à un rythme soutenu en particulier sur une petite route de montagne, le V8 aura englouti en moyenne 19,4 litres au cent. Selon Porsche, en roulant sagement, il ne se contente que de 10.7 litres au cent et n’émet que 251 grammes de CO2 !

C’est sur cette partie de notre périple qu’il a été possible de constater que les suspensions pilotées, en mode sport, apportent toute satisfaction, ce qui ne fut pas le cas sur le reste de notre essai, quelle que soit la position choisie (normale, sport ou sport plus). Les irrégularités de la chaussée engendrent des vibrations dans les sièges avant que l’on ne s’attend pas à trouver dans une telle voiture. La surmonte en 20 pouces n’est sans doute pas étrangère à ce phénomène.

Ligne et intérieur retravaillés

Avec son bouclier avant Sport Design, ses bi-xénon sur fond noir, sa partie basse peinte en noir, ses sorties d’air latérales noires façon Turbo tout comme l’aileron, la Panamera soigne son look. Personnellement, je ne suis pas un grand fan de la ligne de cette Porsche et j’apprécie plus la 911 (voir ici) ou le Boxster (voir ici). Mais ceci est un point de vue personnel. Par contre, une fois à bord, on retrouve avec plaisir la large planche de bord, une sellerie qui combine le cuir et l’Alcantara et des surpiqures GTS pour les appui-têtes.

Conclusion :

La Panamera GTS arrive à point nommé pour compléter la gamme de la berline de Porsche. Avec une pincée de sensations et un zest de plaisir en plus, elle permet aux passionnés de conduire (et de piloter) une voiture qui s’approche d’une sportive. Mais elle a en plus quatre portes et quatre places.

 

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