L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Proposition d’abaissement de la vitesse par la FNAUT

Nos confrères de 40 millions d’automobilistes ont réagi sur les 3 propositions faites par la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) à la commission « alcool, stupéfiants, vitesse » du CNSR. L’objectif serait encore de réduire la mortalité sur les routes de France…

Excès et limitation de vitesse 2

La FNAUT veut une nouvelle fois réduire la vitesse. Encore faut-il que cela est du sens et un réel impact sur l’objectif  à atteindre.

Les autoroutes limitées à 120 km/h pour être dans la moyenne européenne

La première proposition concerne les autoroutes. Vous qui êtes peut-être sur l’autoroute des vacances, la FNAUT aimerait réduire la vitesse à 120 km/h. 40 millions d’automobilistes nous rappelle que « depuis 2012, les accidents mortels sur autoroute ne représentent plus que 6% du total des accidents, ce qui en fait le réseau le plus sûr de France. De plus ces accidents ne sont dûs que pour 13% d’entre eux à une vitesse inadaptée. La vitesse excessive sur autoroute serait donc à l’origine de 28 morts l’an passé. » Un chiffre à prendre en considération certes, mais le fait d’imposer une baisse de vitesse à l’ensemble des automobilistes cela changerait-il le résultat? « Si l’on veut réellement agir en faveur d’une baisse de la mortalité, il faut prendre des mesures liées à la lutte contre la somnolence (adaptation des infrastructures, concours des Outils d’Aide à la Conduite) et contre la consommation d’alcool et de stupéfiants (contrôles routiers plus fréquents, lutte contre la récidive par l’EAD),« explique Ingrid Attal, Présidente de la Commission Juridique de  « 40 millions d’automobilistes ».

Selon la FNAUT, réduire la vitesse de 10 km/h sur l’autoroute permettrait de faire partie de la moyenne européenne. Ce à quoi 40 millions d’automobilistes répond que parmi les 10 pays européens affichant des vitesses inférieures à 130 km/h, « le Royaume-Uni et les Pays-Bas effectuent actuellement des essais en vue d’augmenter les vitesses maximales autorisées, pour favoriser la croissance économique de leur pays. »

Augmenter le nombre de zones à 30 en ville

La deuxième proposition porte sur les zones à 30 km/h. Ces zones sont actuellement prévues pour les abords des écoles et les lieux très fréquentés par les piétons. Généraliser les « zones 30 » en ville ne serait pas une bonne chose selon 40 millions d’automobilistes, le respect des réglementation en vigueur reste la priorité. « La Sécurité Routière estime que 577 vies auraient pu être épargnées en 2011, du simple fait du respect strict des limitations de vitesse. Radars pédagogiques, éclairage systématique des passages pour piétons, sensibilisation et signalisation spécifique à l’attention des usagers les plus vulnérables… Autant de mesures qui ont fait leurs preuves (en France et à l’étranger) et qui permettraient à coup sûr de réduire la mortalité routière dans nos villes, sans provoquer de désagréments, puisqu’il est reconnu que l’abaissement des vitesses en agglomération provoque la congestion des centres-villes et une émission accrue de particules et de gaz à effet de serre. »

Plus de sévérité pour les excès de vitesse inférieurs à 10 km/h

Enfin la dernière proposition risque d’en faire bondir plus d’un.  La FNAUT serait pour une sévérisation des petits excès de vitesse (inférieurs à 10 km/h). 40 millions d’automobilistes souligne que « la France est le seul pays européen à pratiquer le retrait de points pour les petits excès de vitesse. » 

A moins de disposer d’un régulateur de vitesse et de l’utiliser en toute circonstance (ce qui n’est pas forcément toujours facile), il faudrait doncavoir les yeux focalisés sur le compteur de vitesse pour ne pas dépasser les 10 km/h au-dessus. Cela ne représente-t-il pas aussi un danger?