Lamborghini Temerario Tricolore : l’Italie à l’honneur - 27/08/26


Dévoilée à Pebble Beach, la spectaculaire Lamborghini Temerario Tricolore célèbre l’excellence italienne tandis que le patron de la marque balaie d’un revers de main la menace des supercars électriques chinoises.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Lamborghini

La Temerario aux couleurs de l’Italie

En bref :

  • Un hommage tricolore : La nouvelle Temerario Tricolore arbore une livrée exclusive inspirée du drapeau national.
  • Une cavalerie intacte : Elle conserve le redoutable V8 biturbo hybride de 920 ch hurlant jusqu’à 10 000 tr/min.
  • Serein face à l’Asie : Le PDG Stephan Winkelmann écarte toute concurrence des supercars chinoises.

La première d’une longue série d’éditions spéciales de la nouvelle petite supercar de Sant’Agata a fait sensation au Concours d’Elegance de Pebble Beach. Baptisée Temerario Tricolore, cette création unique fait écho à la mythique Gallardo Tricolore de 2011 en arborant fièrement les couleurs du drapeau italien. Imaginée par la division Ad Personam, sa robe associe habilement le blanc Bianco Monocerus, le noir Nero Noctis sur le toit et le hayon, ainsi qu’une touche de Blu Marinus sur les parties inférieures pour un effet d’ombre saisissant.

À bord, l’habitacle prolonge le thème patriotique avec des cuirs noirs contrastés par des surpiqûres rouges en nid d’abeille et un badge tricolore brodé sur les contre-portes. Côté mécanique, la fiche technique reste inchangée mais redoutable : le bouillonnant V8 de 4 litres conserve son régime maximal stratosphérique de 10 000 tr/min, épaulé par une architecture hybride à trois moteurs électriques pour cracher 920 chevaux. Son tarif officiel n’a pas filtré, mais il devrait largement surpasser les 300 000 € du modèle standard.

Pendant ce temps, sur un tout autre terrain, de jeunes marques chinoises comme Denza ou YangWang bousculent les codes avec des bolides surpuissants à l’instar de la Denza Z et de ses 1 604 chevaux présentés au Festival of Speed de Goodwood. Un monstre capable d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de deux secondes. Pourtant, le grand patron de Lamborghini, Stephan Winkelmann, ne tremble pas le moins du monde face à cette déferlante venue d’Asie.

L’art de l’émotion thermique face à la déferlante électrique

« Nous ne voyons pas cela comme une menace », lâche tranquillement le dirigeant, incapable de citer un seul constructeur chinois capable de rivaliser avec le prestige transalpin. Selon lui, ces nouveaux acteurs misent exclusivement sur le tout-électrique, un choix diamétralement opposé à la vision de la marque au taureau. Seuls les logiciels embarqués de ces bolides ont attiré son attention, mais en matière de performances pures, de sonorité métallique et d’émotion brute, la concurrence ne joue tout simplement pas dans la même cour.

Cette philosophie explique pourquoi le constructeur a sagement repoussé le lancement de sa toute première sportive zéro émission à l’après-2030, jugeant la technologie et la demande encore trop immatures pour signer un « chef-d’œuvre ». Une décision saluée par une clientèle attachée aux mécaniques nobles, confirmant que Lamborghini continuera de faire rugir ses hybrides rechargeables et ses légendaires V12 aussi longtemps que possible, sans toutefois fermer totalement la porte à l’avenir.