L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Un passionné – Florent, M3 E46

Florent a un site avec des photos (voir notre rubrique photo) et des reportages. Et il porte un attachement non dissimulé aux BMW… Voici, repris de son site, son expérience avec la M3 E46.

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« La BMW M3 E46 est à elle seule un mythe qui, au travers de ces quatre générations, n’a eu de cesse de faire rêver tout passionné qui se respecte. Elle doit son succès sans cesse grandissant à cette discrète sportivité, cette agressivité sans ostentation, cette distinction et surtout cette polyvalence.

Bien que je considère que l’apogée de la polyvalence fût atteinte avec la génération e36, cette e46 ne démérite pas, loin de là ! Il est vrai qu’avec la boite manuelle, la conduite serait un peu plus douce en ville et un peu plus jouissive en conduite sportive, mais la SMG II est un réel plus dès lors que l’on souhaite penser à autre chose ou que l’on est un peu paresseux (ou que la bonne occasion qui se présente est équipée de la dite boite SMG II !).

Bref, venons en au fait!m3_1

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Alors que nous recherchions une voiture qui marche bien mais à un prix raisonnable (problématique de pas mal de monde je pense !) et après avoir été essayé une M3 e36 3.0, je suis tombé sur une annonce de M3 e46 SMG II, quand j’ai vu la couleur (extérieure et intérieure) je suis tombé sous le charme. Sans compter qu’elle n’était pas très loin de chez nous. Contact est pris avec le propriétaire, et après une première visite, on lui confirme notre intérêt. Celui-ci se concrétisera en septembre 2007, date à laquelle la belle vient rejoindre notre 325i e36 et la Caterham Super Seven 1.8 VVC…

Y’a de quoi s’amuser !

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Petit tour de l’auto. Elle est équipée des jantes 18 pouces et non des 19 en option (dommage), des feux xénon, de l’intérieur cuir jaune, des sièges électriques, du chargeur 6 CD dans le coffre… Bref rien d’exceptionnel au niveau des options, pas de toit ouvrant, pas de GPS, pas d’allumage automatique des feux… ce qui n’est pas indispensable me direz-vous. Cette M3, surtout dans cette livrée Phonixgelb (Phoenix Yellow), c’est avant tout sa gueule, son charisme, ce qu’il y a sous le capot et ce qu’on ressent au volant qui nous intéresse !

Puisqu’il faut bien parler des choses sérieuses à un moment ou à un autre, allons-y ! Sous le capot, c’est à peine s’il est utile de le présenter, on trouve le 6 cylindres en ligne M. 3246 cc, 343 chevaux à 7900 tours/minute, 365 Nm à 4900 tours/minute, 107 chevaux/litre… On entre dans un autre monde, un monde ou il ne s’agit plus de savoir conduire sportivement, mais de piloter… Un monde dans lequel chaque fantasme de passionné peut devenir réalité, un monde ou vous pouvez faire fumer les pneus arrière jusqu’en fond de deux, un monde dans lequel vous pouvez envoyer l’aiguille du compte-tour butter sur le 8, un monde dans lequel même à 200 km/h vous pouvez sentir l’arrière se dérober, un monde dans lequel à 280 km/h compteur vous pouvez (presque) vous recoiffer en vous regardant dans le rétroviseur électrochromatique central (même si je laisserai ce plaisir à d’autres !)

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Allez, partageons ensemble un petit moment au volant de cette fantastique auto. Pied sur le frein, position du levier SMG II sur neutre, on tourne la clé. Le bruit est en deçà des espérances, et au ralenti, dans la voiture, ce n’est pas exceptionnel (rien à voir avec la 325i e36 au démarrage…). On pousse le levier à droite, on règle la vitesse de passage des rapports sur le sixième mode après avoir pris soin de désactiver le DSC et, tant qu’à faire, on presse le bouton sport. Là, ça va causer… Pour le fun, on accélère un peu plus fort que ce que les pneus tolèrent. Il en résulte une certaine odeur de pneus brûlés et une légère fumée blanche. Etrange… C’est pas le tout mais il ne faut pas oublier de regarder l’aiguille du compte-tour qui approche dangereusement du fameux 8. Il est tant de donner une impulsion vers l’arrière sur le levier pour passer la 2. Sans relâcher l’accélérateur, l’accoup est monstrueux (et  monstrueusement mauvais pour la transmission et la boite…) et fait repartir les 255/40 en fumée. J’espère que la trace de ma colonne vertébrale ne restera pas imprimer dans les cuirs trop longtemps ! Mais le temps passe vite, 5″0 après avoir enfoncer la pédale de droite, les 100 km/h sont oubliés (on perd un peu de temps en burn). Les 160 km/h sont franchis au bout de 11 secondes. Et peu de temps après, les 200 km/h, 210, 220, 230, 240, 250, 260, 270… 280 ! Débridée, la voiture est donnée pour un peu plus de 280 km/h, 290 selon certains.

Malheureusement, nos autoroutes ne nous permettent pas de valider ce chiffre, et nos routes placées sous la surveillance rapprochée de la force bleue rendent inexploitable la majeure partie des capacités de l’auto. Tant pis, on appréciera du même coup le plaisir de rouler dans une auto très ferme mais confortable (notamment grâce aux jantes 18″ et non 19), on profitera de l’audio de qualité, du régulateur de vitesse (dommage qu’il ne soit pas actif, comme sur les classe S) et de la possibilité de tomber trois rapports, de faire hurler le 6 cylindres à travers les 4 sorties d’échappement et de transformer l’escargot qui était devant nous en un tout petit point à peine distinguable dans les rétroviseurs !

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