La BMW X5 (2027) déploie un arsenal de motorisations

Le pionnier des SUV premium, le X5 de BMW, fait sa révolution en adoptant les codes esthétiques de la Neue Klasse et en proposant une autonomie électrique record de 845 km pour sa déclinaison inédite iX5.

Texte : Gaël Angleviel / Images : BMW GmbH

BMW X5 2027 : le roi des SUV se réinvente

En bref :

  • Un look « Neue Klasse » : Silhouette épurée, poignées de portes dissimulées dans les montants et regard à double X.
  • L’embarras du choix sous le capot : Une offre multi-énergies : essence, hybride rechargeable, électrique, V8 et hydrogène.
  • Le premier iX5 100 % électrique : Une cavalerie de 578 ch et une autonomie spectaculaire estimée à 845 km.
  • Recharge éclair en 800V : Capable d’encaisser 460 kW pour passer de 10 à 80 % de batterie en seulement 22 minutes.

Lors de ses débuts en 1999, le tout premier X5 a jeté un véritable pavé dans la mare en mariant l’agilité d’une berline sportive au volume généreux d’un SUV. Depuis, BMW n’a cessé de peaufiner sa recette. Pourtant, cette cinquième génération signe le saut de géant le plus spectaculaire de son histoire. Elle s’habille du design affûté de la « Neue Klasse » et propose un éventail de motorisations plus large que jamais : thermique, hybride rechargeable, 100 % électrique, V8 survitaminés (à venir) et, à terme, hydrogène (en 2028). Autant de modes de propulsion différents pour faire battre un seul et même colosse.

Un trait de caractère très fort grâce à la Neue Klasse

Feuilletons d’abord le chapitre esthétique, car ce X5 change radicalement de visage. Évidemment, son petit frère, le nouvel iX3 dévoilé l’automne dernier, lui insuffle ses gènes, notamment avec ses surfaces lisses et sa face avant en forme de visière. Mais les designers de Munich ne se sont pas contentés de photocopier le iX3 en l’agrandissant de 20 %. Ce X5, assemblé aux États-Unis, affirme sa propre personnalité, notamment grâce à sa nouvelle signature lumineuse en double X, qui fusionne les projecteurs, les clignotants et les feux de jour en un seul et unique regard.

En observant le profil, l’œil est immédiatement attiré par de petites ailettes faisant office de poignées de porte intégrées aux montants, des joints de vitres invisibles, et des passages de roues bodybuildés qui semblent avoir été sculptés à la serpe. Cette fois, ces arches accueillent des jantes de 21 pouces de série, et peuvent grimper jusqu’à un impressionnant 23 pouces sans avoir à passer par la case personnalisation. Côté liaisons au sol, l’amortissement adaptatif est fourni d’office, mais il faudra remettre la main au portefeuille pour s’offrir la suspension pneumatique.

À l’arrière, les feux fins mais étirés reprennent le motif en double X de la proue. Dans l’ensemble, la silhouette est épurée et pleine d’assurance. On reconnaît le X5 au premier coup d’œil, mais il se montre plus tranchant, plus sportif, plus proche d’une berline et infiniment plus moderne. Une chose est sûre : il va donner de sacrées migraines au Mercedes GLE, fraîchement restylé mais beaucoup moins électrisant.

Un habitacle totalement réinventé

Dans l’habitacle, BMW a sorti le grand jeu, tant sur les matériaux que sur la technologie. On découvre notamment de la véritable ardoise sur la console centrale avec le pack optionnel « Clear and Bold », mariée à des éléments en verre sur le sélecteur de vitesse et la molette du volume. Un bandeau lumineux d’ambiance rétroéclairé enveloppe l’espace d’une portière à l’autre, tandis qu’un immense toit panoramique en verre de 2,6 mètres carrés, de série sur toutes les versions, couronne le tout.

Le volant à branche verticale hérité de l’iX3, qui a fait couler beaucoup d’encre, s’impose de série, même avec le pack M Sport. Heureusement, l’option M Sport Professional permet de retrouver une jante au dessin plus conventionnel. De plus, si toutes les versions bénéficient de la fermeture douce des portes (soft-close), il faudra piocher dans le catalogue d’options pour s’offrir l’ouverture et la fermeture entièrement automatiques, histoire de se glisser dans la peau d’un chauffeur de taxi tokyoïte.

L’architecture numérique ne vous surprendra pas si vous suivez l’actualité de la marque. BMW a inauguré son système « Panoramic iDrive » sur l’iX3 avant de le déployer sur la berline i3 et la Série 7 restylée, la Série 5 devrait d’ailleurs bientôt suivre le mouvement. Les pièces maîtresses de ce dispositif sont une tablette centrale de 17,9 pouces et un immense affichage numérique qui barre toute la base du pare-brise d’un montant à l’autre. En bonus, un affichage tête haute en 3D se projette juste au-dessus, et les passagers avant peuvent s’offrir un écran dédié de 14,6 pouces pour regarder des films en roulant.

Une gamme très large de motorisations

Le ramage et le plumage étant posés, qu’en est-il de la mécanique pure ? Eh bien, contrairement à ce que sa robe « Neue Klasse » laisse supposer, ni le X5 ni l’iX5 ne reposent sur la plateforme éponyme des iX3 et i3. Les deux variantes exploitent en réalité une évolution de l’architecture CLAR du modèle sortant. Sous le capot du 40 xDrive, on retrouve le mélodieux 6 cylindres en ligne de 3,0 litres suralimenté, développant ici 400 ch et 580 Nm de couple, épaulé par une hybridation légère 48V. C’est une hausse de 19 ch et de 61 Nm par rapport au modèle précédent, de quoi grapiller un ou deux dixièmes sur le 0 à 100 km/h, désormais expédié en 5,1 secondes.

Vous préférez l’hybride rechargeable ? Le X5 50e xDrive associe ce même bloc thermique à un moteur électrique de 197 ch pour offrir une puissance cumulée de 489 ch et 700 Nm de couple. Si le chrono du 0 à 100 km/h reste figé à 5 secondes, l’autonomie en mode tout électrique progresse pour atteindre 98 km (contre 63 auparavant), grâce à une batterie qui gonfle de 19,2 kWh à 26,5 kWh.

Mais le véritable clou du spectacle, c’est l’inédit BMW iX5, premier du nom à s’alimenter exclusivement aux électrons. Esthétiquement presque jumeau de ses frères thermiques, il se dispense simplement des entrées d’air situées entre les naseaux de la calandre et la plaque d’immatriculation. Cet iX5 60 xDrive s’arme de deux moteurs électriques pour cracher un total de 578 ch et 805 Nm de couple, abattant le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes. Une belle performance, mais c’est surtout son endurance qui impressionne. BMW table sur une autonomie spectaculaire de 845 km (WLTP), rendue possible par un énorme pack de batteries de 141 kWh. Ce dernier utilise des cellules cylindriques similaires à celles de l’iX3, mais plus hautes. Sur la balance en revanche, le miracle n’aura pas lieu : le pachyderme accuse 2 825 kg.

Grâce à son architecture 800V, le mastodonte encaisse jusqu’à 460 kW de puissance en courant continu (DC), de quoi ravitailler la batterie de 10 à 80 % en à peine 22 minutes. Selon BMW, 10 petites minutes suffisent pour récupérer environ 274 km d’autonomie. Cerise sur le gâteau, la charge bidirectionnelle est de la partie, permettant à l’iX5 de jouer les générateurs pour alimenter votre maison ou dépanner un autre véhicule électrique en détresse.

Le premium au prix du premium

Côté tarifs, BMW joue la carte de la parité entre l’électrique et l’hybride rechargeable. Le constructeur bavarois aligne en effet les prix de l’iX5 60 xDrive (100 % électrique) et du X5 50e xDrive (PHEV) : comptez 105 950 € pour l’entrée de gamme, 110 550 € pour la finition M Sport et 112 550 € pour la déclinaison M Sport Pro.

Toujours au rayon des hybrides rechargeables, le dynamique X5 M60e xDrive se réserve exclusivement à la griffe M Performance, au tarif de 128 500 €. Enfin, le marché français boude quelque peu le thermique traditionnel : les versions à hybridation légère X5 40 xDrive (essence) et 40d xDrive (diesel) ne seront disponibles dans l’Hexagone que sur demande spécifique.

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