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La nouvelle DS 9 se frotte au premium allemand

DS 9 2020

La marque haut de gamme de PSA rêve de se hisser au même niveau que la référence allemande. Faisons ensemble le tour de la grande berline à la française, et de ses prétentions.

C’est une tradition à la française depuis plus de trente ans : aller concurrencer les modèles allemands est devenue une obsession. Le haut de gamme, avec ses modèles léchés et exclusifs, est aussi synonyme de belles rentrées financières qu’aucun constructeur ne voudrait laisser de côté. Peugeot 505, 605, Citroën XM, Renault Safrane, Vel Satis : tous ces modèles ont voulu se frotter à la concurrence de l’Outre-Rhin, et ont essuyé quelques retours de bâton.

Si le haut de gamme français a du mal à se frayer un chemin sur le marché, la persévérance, elle, est bien ancrée dans les moeurs des constructeurs. DS ne fait pas exception à la règle et profite donc de son créneau branché avant gardiste pour proposer une grande berline devant contenter la clientèle chinoise, et le sacro-saint panel premium. La DS 9 souhaite donc être une réponse aux Audi A6, Mercedes Classe E et BMW Série 5, avec un style bien à elle.

Post-production : Astuce Productions

Une offre hybride taillée pour le rôle

Visuellement, on reconnaît les traits généraux d’une 508 L, auquelle les designers ont greffé l’identité DS avec une face avant dans la continuité des modèles 3 et 7 Crossback. L’apport de chromes ici et là est censé donner un peu plus de classe et de charme au modèle : chacun se fera son propre avis sur le rendu final. Notons l’apparition de rappels de clignotants sur le haut de la lunette arrière, comme les Citroën DS d’antan, et des poignées de porte affleurantes à l’instar de DS 3 Crossback.

L’aménagement intérieur s’inspire grandement de la DS 7 Crossback avec un mélange d’Alcantara et de cuir Nappa. L’instrumentation fait appel à un combiné numérique, complété par un écran tactile de 10 pouces placé au centre de la planche de bord. La suspension pilotée avec scan de la route est également disponible, tout comme une conduite autonome de niveau 2 avec maintien du véhicule dans sa file de circulation.

En plus de se doter d’équipements technologiques à la pointe, les passagers arrière sont choyés avec des sièges massants, chauffants et ventilés. Ces équipements sont une première sur le segment, et la DS 9 compte aussi sur ses motorisations cohérentes avec la concurrence, culminant avec une motorisation hybride de 360 chevaux. Un bloc essence de 225 chevaux sera également de la partie, ainsi qu’une version hybride de 250 chevaux. Aucune motorisation diesel n’est proposée pour le moment, ce choix pourrait pénaliser les demandes pour les flottes de véhicules.

La commercialisation de la DS 9 est attendue à l’automne 2020, à un prix avoisinant les 48 000 euros selon nos premières estimations.

Saito BARDEN

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