DS N°7 : le SUV qui veut bousculer le premium

DS lève le voile sur le nouveau N°7, un SUV stratégique qui succède à son best-seller et qui s’annonce comme une pièce maîtresse dans l’ascension de la marque premium française.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Groupe Stellantis

N°7, porte-étendard du SUV de luxe à la française

Avec ce modèle, le constructeur entend écrire un nouveau chapitre, entre électrification assumée et montée en gamme revendiquée. Conçu comme l’héritier direct du DS 7, le N°7 s’inspire de l’allure sculpturale du récent N°8. Il arrivera sur le marché avec un choix de motorisations hybrides ou 100 % électriques, à l’image des Peugeot 5008, Citroën C5 Aircross, Jeep Compass et Opel Grandland, avec lesquels il partage sa plateforme. Positionné entre la N°4 profondément remaniée et la N°8, il s’attaque au cœur du marché des SUV compacts premium, dominé par des poids lourds comme l’Audi Q3 ou le BMW X1.

Pour DS, l’enjeu est colossal. Le DS 7 représentait jusqu’à la moitié des ventes mondiales de la marque. « C’était notre blockbuster », confie le directeur général Xavier Peugeot, qui voit dans le lancement du N°7 un moment charnière pour accroître la part de marché de DS et accélérer la transition vers l’électrique. Le N°7 rompt nettement avec son prédécesseur, tant dans son style que dans son architecture. Long de 4,66 m, il gagne cinq centimètres d’empattement, offrant un habitacle plus généreux. Son design, plus classique que celui de la N°8, conserve toutefois les marqueurs visuels de DS : signature lumineuse en V, calandre illuminée, peinture bi-ton et jantes de 21 pouces.

« C’est l’un des atouts majeurs d’un grand constructeur comme Stellantis : la possibilité de s’appuyer sur une plateforme existante, de créer des synergies sur tout ce qui n’est pas visible pour le client, tout en restant cohérent avec son ADN en valorisant ses véritables forces », a‑t‑il expliqué. « Ce que l’on attend d’une voiture DS, c’est avant tout de l’élégance, du confort et de la technologie. Pour le design, nous pensons proposer quelque chose de vraiment marquant, mais ce sont les journalistes et les clients qui en jugeront. Côté technologie, nous misons par exemple sur la suspension DS Active Scan, qui permet à la voiture d’ajuster en temps réel son niveau de confort pendant la conduite, un lien direct avec notre savoir‑faire technologique. »

Une plateforme électrique digne d’un premium ?

La version électrique embarque la même batterie de 97,2 kWh que la N°8, lui offrant une autonomie de 740 km (WLTP). DS revendique un travail d’orfèvre sur l’aérodynamisme, avec un Cx de 0,26, permettant au SUV de parcourir plus de 450 km à vitesse autoroutière. Une variante à quatre roues motrices porte la puissance de 245 à 375 ch, pour une autonomie de 679 km. Une version plus accessible, dotée d’une batterie de 73,7 kWh et d’un moteur de 228 ch, annonce 543 km.

Toutes les déclinaisons électriques acceptent une charge rapide jusqu’à 160 kW, permettant de récupérer environ 190 km d’autonomie en 10 minutes annonce DS. C’est peut-être là que le bas blesse, DS annonce fièrement dans son communiqué « une autonomie record pour un SUV compact jusqu’à 740 km », oubliant que la BMW iX3 fait mieux avec 805 km WLTP, avec une batterie de 108,7 kWh (certes), mais 469 ch disponible et surtout une technologie capable de recharge en 400 kW. Avec un ticket d’entrée premium à 64 200 € contre 71 950 € pour la Bavaroise, l’avance technologie de l’un peut avoir raison de l’autre.

Contrairement à la N°8, la N°7 proposera aussi une motorisation hybride dès son lancement : un trois-cylindres 1.2l turbo (pour rappel, nous évoluons dans le monde du premium !) associé à un petit moteur électrique intégré à la boîte, pour 143 ch et 72 Nm. En ville, ce système permet de rouler jusqu’à 50 % du temps sans solliciter le moteur thermique. L’habitacle, spectaculaire, reprend l’esprit de la N°8 : écran central de 16 pouces, instrumentation numérique de 10 pouces, volant en X et planche de bord enveloppante aux finitions ciselées. DS insiste sur la qualité des matériaux, présentée comme un marqueur fort face à la concurrence.

Produit à Melfi, en Italie, aux côtés du Jeep Compass et du futur SUV Lancia Gamma, la N°7 arrivera en concessions d’ici la fin de l’année, avec un tarif d’entrée estimé à 40 000 € pour l’hybride et 45 000 € pour l’électrique.

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