Maranello annonce sa supercar électrique, Ferrari Luce !
Ferrari lève le voile sur son tout premier modèle électrique, baptisé Luce, un nom qui évoque autant la lumière que l’énergie.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Ferrari Spa
Ferrari Luce, lumière et énergie !
Une métaphore assumée par Benedetto Vigna, qui voit dans cette GT quatre portes et quatre places « la lumière qui éclaire l’avenir de Ferrari ». Sous sa carrosserie encore tenue secrète jusqu’à la révélation de mai, la Luce cache surtout un habitacle révolutionnaire, signé par l’un des designers les plus influents de notre époque : Jony Ive, père de l’iPhone.
Bien que façonné par l’homme qui a imposé l’écran tactile au monde, l’intérieur de la Luce se distingue par une profusion de commandes physiques, presque à contre-courant de l’industrie. Ive l’assume pleinement : « Je n’utiliserais jamais uniquement des commandes tactiles dans une voiture, car elles obligent à détourner le regard. »
Le résultat est un cockpit où aluminium anodisé, verre renforcé Corning et boutons sculptés composent une symphonie tactile. Le grand écran central de 10 pouces, monté sur une barre de maintien massive, rappelle un iPad… mais un iPad que l’on peut saisir, déplacer, manipuler comme un instrument de précision.






L’analogique sublimé par le numérique
Le combiné d’instruments de 12,5 pouces est une prouesse technique : deux écrans OLED Samsung superposés, recouverts d’un verre bombé, recréent trois cadrans à l’apparence analogique. Au centre, un compteur avec aiguille physique, clin d’œil assumé à l’horlogerie mécanique. Autour, une surface noire qui semble être du plastique… mais qui est en réalité un écran OLED supplémentaire affichant voyants, navigation et aides au pilotage. Ive explique ce choix : multiplier les couches crée de la profondeur, « quelque chose de plus vivant ».
Ferrari a même réinventé le moment où l’on démarre la voiture. La clé, un bloc d’aluminium et de verre, doit être insérée dans son logement. Une fois enclenchée, sa couleur jaune devient noire, tandis que le jaune apparaît sur le sélecteur de marche. Une « transmission de puissance » symbolique, peaufinée pendant près d’un an. Au sommet du tableau de bord trône une horloge hybride, dotée d’aiguilles physiques mais d’un cadran numérique pouvant se transformer en boussole ou en chronomètre. Chaque aiguille possède son propre système de trois engrenages : un hommage à la tradition, réinventé pour l’ère électrique.
Le volant à trois branches, aux proportions fines, évoque les Nardi des Ferrari mythiques du XXᵉ siècle. Ive s’est inspiré de sa propre 250 Europa. Mais l’objet est résolument moderne : manettini pour les modes électriques, boutons physiques en abondance, palettes dédiées à la gestion du couple.
Une GT électrique de 1000 ch !
La Luce reposera sur une architecture quadri‑moteur développant jusqu’à 1000 ch. Pourtant, Ive insiste : « Le cœur de la voiture, c’est la conduite. Tout le reste ne fait que magnifier cette expérience. » Même les passagers arrière bénéficient d’un écran dédié à la télémétrie, comme dans une voiture de course civilisée.







