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F1 – Les raisons du blocage du retour du GP de France

En novembre 2011, une réunion en haut lieu s’est déroulée à Paris pour trouver un accord entre le circuit du Paul Ricard HTTT et le circuit belge de Spa-Francorchamps. Initialement, les deux pays devaient signer un accord d’ici la fin de l’année. Depuis, plus rien. Le ministre de l’économie belge, Jean Claude Marcourt, a indiqué que le 1er Janvier 2012 rien n’a été fait, comme prévu. « Les français n’adhèrent pas à l’accord. Maintenant, ils semblent attendre. D’ici 4 à 5 semaines, nous avons besoin de clarifier les choses. Nous attendons une réponse de la France. » La pression monte, mais de quel accord parle-t-on ?

 

Le projet initial présente le Grand Prix de France en 2013 et ensuite en 2014 en alternance avec la course belge et ainsi de suite durant une période donnée. Un précontrat avec Bernie Ecclestone a été signé en Juillet. Le modèle annoncé est celui des circuits allemands, Nurburgring et Hockenheim, qui alternent leurs courses depuis 2007. Sauf que la situation entre les belges et les français se compliquent, car les premiers ont demandé un contrat contraignant à leur partenaire tricolore et la situation est gelé.

Bernie Ecclestone avait fixé un ultimatum au projet franco-belge au 31 Décembre 2011, pour une inscription en 2013. Le budget annuel pour les deux courses en alternances a été fixé à 30 millions d’euros par année. Une somme importante, qui trouve son inspiration à la demande des belges.

Sur l’inspiration du modèle allemand, l’accord concerne surtout le circuit du Paul Ricard qui accueillera la course de 2013, mais aussi 2015, 2017, 2019 et 2021, tandis que Spa-Francorchamps exploitera sa course en 2014, 2016, 2018 et 2020. Mais, ses dernières dates seraient facultatives et fixés par l’accord. Ce qui signifie que ce sont les français qui disposent d’un contrat ferme, tandis que les belges ont un accord avec les français pour exploiter les années qui ne sont pas défini par l’accord initial. Sauf que désormais, ses dates paires font donc l’objet d’une tentative belge de louer leurs circuits aux promoteurs français.

Une location devant permettre de renflouer les comptes déficitaires depuis trop longtemps pour la région Wallonne. On parle de 5 millions d’euros de location, pour les dates facultatives. Ce qui fait exploser le budget à 30 millions d’euros annuels pour l’organisation d’un Grand Prix. Soit 5 millions de plus que prévu par le Business Plan français d’origine.

Tout le contraire du plan initial de répartition des coûts. L’objectif étant de soulager les comptes des deux parties une année sur deux. Mais, la dernière proposition belge incite les français à louer leur piste, alourdissant la facture tricolore et bloquant encore plus le retour du Grand Prix de France. Pendant combien de temps ?

Marc LIMACHER.

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