Le Defender pour le Dakar 2026 est prêt !
Land Rover avait surpris son monde en annonçant engager une structure d’usine pour aligner le Defender au Dakar 2026 ainsi que la saison du Championnat du Monde de Rallye-Raid (W2RC).
Texte : Gaël Angleviel / Images : JLR Media
Un Defender couleur sable pour le Dakar 2026
Land Rover a dévoilé le Defender le plus extrême jamais produit, pensé pour affronter le Championnat du monde de rallye-raid (W2RC) dès 2026, dont le mythique Dakar. Cette version survitaminée du Defender Octa sera engagée dans la catégorie « Stock », avec au volant le quatorze fois vainqueur du Dakar : Stéphane Peterhansel. Le Defender Dakar D7X-R affiche un look encore plus radical que les prototypes de développement. Le règlement n’autorise que des évolutions limitées par rapport au Defender Octa de série, avec notamment un kit carrosserie légèrement revu pour optimiser le refroidissement, une protection de soubassement renforcée et des angles tout-terrain améliorés.
Parmi les modifications visibles figurent des ailes élargies, des découpes dans les boucliers et les bas de caisse, un capot ajouré, une admission d’air agrandie, des doubles snorkels, des projecteurs LED sur le toit, ainsi que la suppression du support de roue de secours fixé sur le hayon. Le SUV adopte également une livrée spécifique « Geopalette », inspirée des environnements désertiques, avec des teintes rappelant la pierre, la terre et l’eau.
Sur le plan technique, le D7X-R repose sur des pneus de 35 pouces, des voies élargies et une garde au sol rehaussée grâce à une suspension revue, équipée d’amortisseurs Bilstein haute performance. Le système de freinage a lui aussi été renforcé avec des disques ventilés et des étriers à six pistons à l’avant et quatre pistons à l’arrière.



Un vrai défi pour la firme britannique
Le V8 biturbo de 4,4 litres est repris du Defender Octa, mais fonctionnera avec un carburant durable. La boîte automatique à huit rapports est également issue du modèle de série, tout en recevant un rapport de pont plus court, mieux adapté aux contraintes du tout-terrain. Une nouvelle unité de contrôle dédiée au sport automobile gère l’ensemble de l’électronique. Elle intègre notamment un mode baptisé « Flight Mode », qui module la distribution du couple afin d’assurer des réceptions plus progressives après les sauts dans les dunes. Autre évolution spécifique au rallye-raid : un réservoir sur mesure de 550 litres, conçu pour les très longues spéciales.
À bord, l’habitacle a été entièrement vidé puis équipé d’un arceau de sécurité, d’éléments en carbone, de sièges baquet à harnais six points et d’écrans supplémentaires. La banquette arrière a été supprimée afin de loger trois roues de secours de taille réelle, un kit d’outillage, un compresseur d’air, des crics hydrauliques et un réservoir d’eau. Le Defender Dakar D7X-R est assemblé à Nitra, en Slovaquie, aux côtés du Defender Octa de route. Les prototypes ont déjà parcouru plus de 6 000 km en essais tout-terrain en vue d’une première apparition officielle lors du Dakar en Arabie saoudite en janvier 2026.
Le Dakar prévoit plus de 80 heures de conduite et 5 000 kilomètres de secteurs chronométrés répartis sur deux semaines de compétition. Trois équipages seront engagés : Stéphane Peterhansel / Mika Metge, Rokas Baciuška / Oriol Vidal et Sara Price / Sean Berriman. Ivan James a été nommé directeur d’équipe. Dans la catégorie « Stock », le Defender devra notamment faire face aux Toyota Land Cruiser GR Sport et Nissan Patrol.





