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Essai – Lexus… soumis à l’IS-F !

Lexus dispose d’une gamme de voitures dont les qualités sont indéniables. Mais il manque aux IS, GS et autres RX ce petit plus qui fait la différence. Cette ligne qui fait que l’on a plaisir à ouvrir son garage et à voir se dévoiler une voiture élégante et séduisante. Si on n’a pas le flacon, peut-on avoir l’ivresse ? Réponse avec la version sportive  de la Lexus IS et son V8 de 423 chevaux : IS F.

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Le V8 de la Lexus IS F ? Vroapppppp

Quel petit moment magique que celui qui consiste à appuyer sur le bouton « Start » et à entendre le V8 de 4 969 cm3 se réveiller dans un son rauque et puissant. Pour le plaisir, on se dit que c’est dommage que l’IS F ne soit pas dotée du « stop and start  » !

Une fois le régime retombé, on passe en « drive » et on profite de la boîte qui n’est pas à double embrayage mais une version automatique « sport direct shift » à 8 rapports. Que veux dire « sport » sur une boîte automatique ? Tout simplement que la rapidité est au rendez-vous avec un passage de vitesse en 1/10ème de secondes. Ce n’est pas le record de la catégorie et il faut avouer que si les commandes au volant apportent un vrai plus, le « kick down » n’est pas des plus réactif en mode « automatique ».

Par contre, c’est bien vous qui décidez à quel moment doit passer le rapport supérieur ! Un « bip » sonne pour vous informer qu’il va être temps de donner la petite impulsion qui va bien pour poursuivre l’accélération. A défaut, vous sentirez le rupteur entrer en action.

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Petit détail amusant, lors d’un rétrogradage à haut régime, un petit coup de gaz accompagne le passage du rapport inférieur. Dans ce cas, vous profitez des vocalises du V8 qui est rageur et accepte de prendre ses 6 600 tr/mn avec une envie qui fait plaisir à entendre !

A ce stade, je vais faire un petit focus sur le bruit ! En effet, sans doute en raison des normes en vigueur, on a quatre façons d’entendre l’IS F s’exprimer. La première, énoncée plus haut, au ralenti, avec un son sourd. La seconde, entre 1 500 et 4 000 tr/mn, très (trop ?) discrète. La troisième, au delà des 4 000 tr/mn… avec l’arrivée d’un bruit de succion issu de la boîte à air, rauque et puissant. Enfin, en dernier, en décélération… où on n’entend rien… Cela me rappelle la focus RS essayée ici. Alors que nos bonnes vieilles sportives font du bruit tout le temps, à tous les régimes, on se retrouve maintenant avec des voitures qui on un bruit artificiel et discontinu. Grrrrrr… Je n’aime pas les normes anti-bruit ! Un petit tour chez un préparateur devrait lui éclaircir la voix et surtout permettre la disparition de ces quatre échappements superposés que personnellement je trouve « too much ».

Et…action !

Silence, ça tourne… action ! Anti-patinage débranché, oubliez toute tentative de démarrage rapide parallèle à la route… Ça patine, ca rue, ca vocifère ! Alors on rebranche sagement le tout et on recommence. Et là, on égrène les rapports un par un. On atteint les 100 km/h depuis l’arrêt en moins de 5 secondes et le 1000 m DA en 23.6 secondes. Ha quand même… On se met alors à penser à une autre berline, allemande, celle qui est du côté de Munich. La M3 berline DKG signe des temps comparables ! Sur un 0-200 km/h, les deux berlines sont côte à côte et demandent 16 secondes. En reprises, la BMW prend l’avantage en dépit d’un couple moins important (400 Nm contre 505 Nm pour la japonaise.) Voir le comparatif complet ici.

Par contre, la Lexus IS F tient sa revanche en vitesse de pointe : 270 km/h contre 250 (les deux sont bridées électroniquement). Cela situe le niveau de performances de la Lexus

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Vraiment discrète la Lexus IS F ?

Les ingénieurs de Lexus ont donné à la l’IS F un style qui est à la fois discret (surtout en noir comme sur notre modèle d’essai) et voyant ! Je sais que je viens d’inventer un nouveau concept mais c’est la réalité. Discret car la berline IS dont la version F est issue n’est pas une voiture qui se remarque beaucoup. Et voyant car le grand spoiler avant et ses entrées d’air bien larges, les ouïes latérales, les bas de caisse, le petit aileron, la jupe arrière complétés par un capot moteur plus proéminent et les jantes de 19 pouces forgées (inspirées de l’épée katana) attirent immanquablement l’œil de l’amateur de belles voitures. On n’aime ou pas mais pour ma part, je dois avouer qu’elle ne m’a pas laissé indifférent, loin de là !

Le conducteur d’une Seat Leon pressé l’a trouvée discrète car il pensait que l’autoroute lui appartient, que vous n’avez rien à faire sur la file de gauche derrière un monospace qui double à vitesse règlementaire  ! Et  il vous le fait savoir à coup de clignotant. Quand le Picasso se rabat, il se passe comme un truc que notre « pilote »  du jour (dont vous pouvez lire la marque des lunettes tellement il est proche de vos échappements) n’avait pas prévu… car la Lexus IS F permet de faire respecter les distances de sécurité ! Mais en taille XXL. Et là c’est vous qui décidez de la distance appropriée !

Sur autoroute, comptez 14 l/100 en moyenne à un rythme légal calé sur le régulateur de vitesse avec le système Hi-fi Mark Levinson surround en action.

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F pour « Fuji Speedway »

Vous savez maintenant grâce au titre ci-dessus que le F de l’IS vient du circuit où elle a été mise au point. Et cela se sent. Les suspensions sont fermes et le comportement précis mais sur des raccords d’autoroute, il faut être attentif. Le  VDIM (gestion intégrée de la dynamique du véhicule) coordonne l’ensemble des systèmes d’antipatinage, de freinage et de stabilité. Mais si l’envie vous démange, il y a un petit bouton (très mal placé à droite du volant sous les compteurs) qui offre un mode « sport » et qui ajuste les paramètres du papillon des gaz, de la direction, de la suspension et surtout fait intervenir le VDIM plus tardivement. Vous pouvez même tout déconnecter.

Bien aidée par des freins Brembo à 6 pistons de 360 mm de diamètre (avant) et 345 mm (arrière), la Lexus se montre efficace et stable. En appui dans les grandes courbes, l’ensemble est vif et peut toutefois surprendre dans un premier temps. Mais on s’y fait vite et une fois le mode d’emploi assimilé, on se rend compte que la Lexus IS F est très efficace. Modèle 2008, notre monture ne dispose pas d’un différentiel autobloquant comme sur la version 2010. Cela n’est pas gênant sur route sèche et ouverte à la circulation. Par contre, si vous aimez survirer, sur circuit, il vous le faudra pour entretenir de belles glissades. A ce stade, nous aurons tous une pensée émue pour les pneus qui vont rapidement adopter une taille « slim fast ».

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Conclusion

L’IS F est une alternative à la M3. Elle propose quelque chose de similaire mais avec une ligne plus discrète et une boite à commande au volant disponible depuis son lancement. Du coup, en occasion, elle se place à un tarif compétitif face à l’allemande qui n’a eu que la boite mécanique à ses débuts. Finalement, se soumettre à l’IS F, c’est agréable !

J’AIME

Les performances

La relative discrétion

Le châssis

Le bruit au ralenti et à partir de 4 000 tr/mn

J’AIME PAS

Les échappements

Le bouton sport mal placé !

Le kick down pas assez rapide

Le bruit entre 1 500 et 4 000 tr/mn et en décélération

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