Mercedes GLB : le SUV 7 places se modernise
Mercedes dévoile ainsi la seconde génération du GLB, son SUV 7 places. Le style évolue peu, mais la technique change complètement.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Mercedes-Benz
Le GLB se repositionne avec une offre hybride et électrique
Le modèle adopte désormais la plateforme MMA destinée aux compactes, compatible avec des motorisations hybrides et 100 % électriques. Cette architecture servira aussi au futur GLA, qui arrivera un peu plus tard. Le GLB devient d’ailleurs le plus imposant représentant de cette base technique. Dans ce segment précis, le SUV de Stuttgart n’a quasiment pas de concurrent direct. Il reste en effet le seul modèle premium combinant propulsion électrique ou thermique et une configuration sept places.
Les alternatives restent logiques, comme les Tesla Model Y, Audi Q4 e-tron ou Volkswagen ID.4. D’autres SUV électriques à trois rangées existent, mais ils se situent soit bien plus bas en tarif, comme le Peugeot e-5008, soit beaucoup plus haut, comme les Volvo EX90 et Kia EV9. Les premières livraisons interviendront début 2026 (mars en électrique, juin pour les hybrides). Les tarifs en entrée de gamme débuteront dès 55 900 € en version électrique, et certainement légèrement plus accessibles pour les versions hybrides.
Un tout nouveau visage
Le SUV conserve son allure massive, avec une silhouette carrée rappelant discrètement le G-Class. Les versions électrique et thermique adoptent globalement la même identité visuelle. La différence majeure réside dans la face avant. Le modèle thermique reçoit une calandre classique ornée d’étoiles chromées et d’un cadre lumineux. L’électrique adopte une surface entièrement rétroéclairée, décorée de 94 étoiles qui s’animent à l’arrivée ou au départ du conducteur.
Le motif de l’étoile revient aussi dans les optiques LED, tandis qu’un bandeau lumineux relie les feux arrière et affiche diverses animations. Mercedes va même plus loin en gravant 158 étoiles supplémentaires dans le toit panoramique. L’empattement évolue également, avec 60 mm de plus, ce qui renforce visuellement la posture du véhicule et libère davantage d’espace à bord. Les protections façon 4×4 et le sabot apparent soulignent son orientation SUV. Globalement ses mensurations évoluent à 4,73 de long contre 4,63 m pour l’ancien modèle. Il affiche une largeur de 1,86 m pour une hauteur de 1,69 m, légèrement moins haut mais plus large que son prédécesseur.



Un habitacle pour prendre soin des passagers
L’empattement porte désormais la longueur entre les essieux à 2,90 m, soit légèrement plus qu’un GLC. L’espace progresse donc sensiblement, notamment aux deuxième et troisième rangs. Les deux places du fond peuvent accueillir des passagers mesurant jusqu’à environ 1,68 m. L’accès à bord devient plus simple grâce à des portes élargies et à une plus grande amplitude de réglages des sièges centraux.
La hauteur sous toit augmente aussi : +35 mm pour le conducteur, +64 mm au milieu et +10 mm au troisième rang. Mais l’élément le plus spectaculaire reste l’arrivée du gigantesque “Superscreen”, empruntée à la Classe S. Cet ensemble réunit un combiné numérique de 10,25 pouces, un écran central de 14 pouces et un affichage passager de même dimension dans une seule surface qui occupe toute la largeur de la planche de bord.
Ce système tourne sous la dernière version du MBUX, dotée de capacités de calcul proches de celles d’un superordinateur selon Mercedes. Les mises à jour se feront à distance, tandis qu’un moteur graphique façon jeu vidéo anime l’interface. Particularité notable : l’intégration directe d’outils d’IA signés Microsoft et Google. L’assistant vocal évolue lui aussi. Grâce à l’IA ChatGPT et à Google Gemini, il peut mener des conversations plus naturelles et proposer des indications de navigation très détaillées. Malgré cette montée en puissance du tactile et de la voix, Mercedes a réintroduit une molette de volume physique et un bouton dédié au régulateur adaptatif, répondant ainsi aux demandes des clients.







Sous le capot, le diesel disparait
Comme pour la CLA, la version électrique – baptisée EQ Technology – arrivera la première. La gamme débute avec le modèle 250, propulsion de 272 ch, et culmine avec le 350 4Matic à deux moteurs développant 354 ch. La batterie de 85 kWh utiles permet d’atteindre environ 630 km d’autonomie, un chiffre très élevé pour un SUV de ce format. La recharge grimpe jusqu’à 320 kW, ce qui autorise un gain d’environ 260 km en dix minutes seulement. Le GLB n’accepte que l’architecture 800 V, imposant l’achat d’un convertisseur DC (environ 1 000 €) pour exploiter les bornes publiques 400 V les plus répandues. La fonction de charge bidirectionnelle (V2L) arrivera via une mise à jour ultérieure.
Peu après le lancement, Mercedes ajoutera une version d’accès : le GLB 200, propulsion de 230 ch dotée d’une batterie de 58 kWh. L’autonomie avoisinera alors les 450 km, mais la marque doit encore préciser les chiffres définitifs.
Les versions thermiques suivront l’année prochaine. Elles reprendront un quatre-cylindres essence 1.5 mild-hybrid décliné en 136 ch (mais qui pourrait échapper au marché français), 163 ch ou 190 ch, cette dernière configuration envoyant sa puissance aux quatre roues. Le système hybride dispose d’une batterie de 1,3 kWh et d’un moteur électrique de 27 ch intégré à la boîte automatique. Il permettra de rouler brièvement en mode électrique à faible vitesse. Mercedes dévoilera les données complètes plus tard, mais les consommations devraient se rapprocher de celles de la CLA hybride, soit l’équivalent de 5 l/100 km environ.










