BMW dévoile sa berline i3 avec une autonomie record
BMW poursuit la déclinaison de sa nouvelle famille de véhicules électriques : Neue Klasse. Après le SUV iX3, voici la berline i3 qui annonce une autonomie record.
Texte : Gaël Angleviel / Images : BMW
Le design du renouveau de BMW, l’i3 de la Neue Klasse
Avec sa berline i3, BMW continue donc son nouveau langage stylistique déjà adopté par le SUV iX3. Des lignes tendues, des coupes franches, un design affirmé avec très peu de découpes inutiles dans le dessin. C’est tranchant, sportif, mais assumé par la marque. Si le iX3 affichait un tout nouveau regard, notamment avec un calandre au double haricot très vertical et à la découpe inédite, la berline condense ici ses dimensions avec un retour aux sources d’une calandra qui saura faire un meilleur consensus. Ce modèle, qui ressuscite le nom de la célèbre citadine électrique disparue en 2022, se repositionne donc sur le segment de la Série 3. Après la berline, un break Touring sera également proposé, comme l’a confirmé Adrian van Hooydonk, patron du design du groupe BMW. Et en 2028, une M3 électrique viendra compléter la gamme, promettant de « redéfinir les standards de la performance électrique ».



Avec ses 4,76 m de long, 1,87 m de large et 1,48 m de haut, la i3 est plus imposante que la Série 3 thermique, mais conserve les proportions typiques d’une berline BMW : silhouette étirée, porte-à-faux courts, et allure racée. Le design frontal, quant à lui, réinvente les codes de la Série 3. Les optiques et la calandre fusionnent en un seul élément, large et horizontal, soulignant la prestance du modèle. « C’est une nouvelle grammaire stylistique », affirme le designer Felix Staudacher. « On a pu jouer avec nos icônes. » L’habitacle, inspiré de l’iX3, fait la part belle à l’écran tactile central de 17,9 pouces et au “Panoramic iDrive” de 43,3 pouces qui court sous le pare-brise. Exit le combiné d’instrumentation classique : place à une interface épurée, centrée sur l’ergonomie et les commandes haptiques du nouveau volant.



Face à Mercedes et sa berline EQ Classe C électrique encore en gestation, BMW prend une longueur d’avance. L’i3 devance aussi l’Audi A4 e-tron attendue plus tard dans la décennie. Une stratégie mûrement réfléchie : BMW a préféré attendre que la technologie soit à la hauteur des performances thermiques de la Série 3 avant de franchir le cap électrique. La version thermique basée sur la plateforme CLAR reste au catalogue, mais elle bénéficiera bientôt d’un lifting profond pour s’aligner sur les standards de la huitième génération. « C’est quasiment une nouvelle voiture », confient les ingénieurs de BMW.



Vers une autonomie record !
Un des freins à l’adoption d’un véhicule électrique (après son prix) est souvent la limite de son autonomie avant de procéder à une (longue) recharge. La BMW iX3 annonçait déjà fièrement près de 805 km WLTP, avec un meilleur profil aérodynamique, cette berline i3 se targe de pouvoir pousser jusqu’à 900 km WLTP. Bâtie sur la plateforme 800V Gen6 dédiée aux véhicules électriques, on retrouve sous le plancher, une batterie NMC de 108 kWh. Puis quand l’énergie vient à manquer, 10 minutes suffisent pour récupérer 400 km via une charge ultra-rapide à 400 kW.



Le lancement se fera avec la version 50 xDrive, animée par deux moteurs : un synchrone de 326 ch à l’arrière et un asynchrone de 167 ch à l’avant, pour une puissance combinée de 469 ch et 650 Nm. Le 0 à 100 km/h n’est pas encore annoncé, mais devrait flirter avec les 4 secondes, malgré un poids de 2,3 tonnes. Côté châssis, la i3 se distingue par des ressorts plus souples, des barres antiroulis spécifiques et une direction plus directe, offrant un comportement plus agile et un confort supérieur à celui du SUV. Le tout avec une répartition des masses parfaite : 50/50.
Cette nouvelle BMW i3 sera produite dans l’usine historique de Munich à plein régime dès le mois d’août 2026 pour des premières livraisons à l’autonome de la même année. Tous les détails techniques et les prix seront annoncés ultérieurement, mais on pourrait avoir un ticket d’entrée juste sous les 50 000 €.










