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Essai BMW Série 4 Coupé 420d : ne vous fiez pas aux apparences

Les photos ont fait que les internautes ont réservé un accueil pas très chaleureux à la nouvelle BMW Série 4 Coupé. Le choix d’une grande calandre est clivant. On aime ou pas. Mais après l’avoir essayée, change-t-on d’avis ?

Un design assumé

Les designers ont choisi de fortement différencier la nouvelle BMW Série 4 de sa cousine la Série 3, ce qui n’était jamais arrivé par le passé dans de telles proportions. Du coup, le design est assez clivant. On aime ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent. Personnellement, après avoir été très dubitatif à la vue des photos, j’ai changé d’avis devant la voiture, car notre perception prend alors en compte les proportions générales. Une fois en place, la plaque d’immatriculation barre la calandre pour atténuer les gros naseaux.

Le profil est nettement plus acéré que celui de sa devancière. On est devant une Série 8 en réduction. Et comme j’ai adoré le look de cette dernière… Passez voir la Série 4 chez votre concessionnaire pour vous faire votre propre opinion.

De belles proportions

La Série 4 G22 a grandi : elle mesure 128 mm de plus en longueur (longueur totale : 4 768 mm) et 27 mm en largeur (largeur totale : 1 852 mm) par rapport au modèle précédent. L’empattement s’est allongé de 41 mm (total : 2 851 mm) et la hauteur perd moins d’un centimètre (6 mm). Mais par rapport à la Série 3, c’est 57 mm de moins (1 383 mm) ! Les voies sont aussi plus larges que celles de sa devancière : + 28 mm à l’avant et +18 mm à l’arrière. 

Les projecteurs Full LED sont larges et fins (laser en option), participant à la sensation d’une calandre très imposante. On retrouve toujours les porte-à-faux courts, les montants fins, les portes larges, les vitres sans encadrement et une ligne de pavillon très fuyante. Cette fois BMW y ajoute des épaulements au niveau des ailes qui musclent la vue de l’arrière. 

Un intérieur très bien fini

L’ancienne Série 4 offrait déjà une très belle finition. La nouvelle, surtout avec les sièges M en option, met la barre encore plus haut. Les passagers arrière disposent d’une configuration à la manière de sièges individuels. Pour s’y installer, il faut faire preuve de souplesse, comme dans la majorité des coupés. Une fois bien calés, on dispose de suffisamment de place pour un adulte mais l’option toit ouvrant réduit sensiblement la garde au toit.

Le combiné d’instrumentation et l’écran central offrent une belle surface, utile pour afficher facilement toutes les informations utiles au conducteur. Le bouton Start/Stop a migré sur la console centrale, je trouve cela moins ergonomique. 

Gamme moteur restreinte

Une nouvelle génération de motorisation fait son apparition sur toute la gamme Série 4 Coupé avec l’arrivée de l’hybridation légère 48 Volts. Elle repose sur un puissant alterno-démarreur 48V et d’une batterie additionnelle récupérant et stockant l’énergie lors des phases de freinage. Cette énergie est utilisée tant pour alimenter le réseau de bord que pour ménager et seconder le moteur thermique grâce à 11 chevaux de bonus. On constate aussi à l’usage que le Start & Stop automatique se révèle nettement plus doux que sur la génération précédente.

Au lancement de la Série 4 Coupé, vous pourrez choisir entre le moteur 6 cylindres en ligne de 374 ch de la M440i, un 4 cylindres essence de 184 ch (420i) et un 4 cylindres Diesel de 190 ch (420d). La 430d xDrive Coupé et son 6 cylindres diesel arrivera en mars 2021, tout comme la M440d xDrive de 340 chevaux. Tous les modèles sont conformes à la norme Euro 6d. 

Au volant de la BMW Série 4 Coupé 420d G22

La position de conduite est parfaite, le volant à jante épaisse et la boite de vitesses à 8 rapports participent au plaisir de conduire. Après quelques kilomètres, c’est le mot « douceur » qui me vient à l’esprit avec le 4 cylindres Diesel de 190 ch qui anime la 420d Coupé. Il sait se montrer discret à froid comme à vitesse stabilisée. Il ne faut pas compter sur lui pour aller chercher la zone rouge avec aisance, même si la conduite sur le couple est son point fort. Il est désormais doté d’un système de suralimentation à deux étages semblable à celui du 6 cylindres en ligne ce qui offre un déploiement de puissance très spontané. Il est capable de passer de 0 à 100 km/h en 7,1 secondes.

Sur les petites routes automnales de notre essai, arrosées par un petit crachin, la Série 4 s’est montrée impériale même à des vitesses soutenues, tout en affichant une consommation de seulement 6,0 litres pour 100 kilomètres.

La nouvelle Série 4 Coupé ajoute aux qualités de l’ancienne une hybridation et un style affirmé. On prend beaucoup de plaisir à son volant. Disponible à partir de 50 550 euros avec un équipement déjà complet, nous ne saurions trop vous conseiller la finition M Sport (54 600 euros) qui soigne son look et ses prestations. 

Conclusion – Essai Série 4 Coupé 2020

La nouvelle Série 4 Coupé ajoute aux qualités de l’ancienne une hybridation et un style affirmé. On prend beaucoup de plaisir à son volant. Disponible à partir de 50 550 euros avec un équipement déjà complet, nous ne saurions trop vous conseiller la finition M Sport qui soigne son look et ses prestations à 54 600 euros. 

On aimeOn aime moins
Le châssisLe moteur Diesel
Le look
La finition

Texte et photos : Philippe HORTAIL

Photos – BMW Série 4 Coupé 2020

Philippe HORTAIL

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