Essai Citroën C5 Aircross 1.2 Hybride : nouveau positionnement

Le nouveau Citroën C5 Aircross marque une évolution importante en comparaison du modèle qu’il a remplacé. La copie rendue n’est pas parfaite, mais ce nouveau SUV apparait plus dans le coup pour répondre à la concurrence internationale.

Pour bien comprendre le positionnement du nouveau Citroën C5 Aircross, il convient de considérer de là où il vient. Pour cela il faut replonger en 2017, quand la précédente génération du SUV aux chevrons a marqué les esprits par un style tout en rondeurs, presque ludique. Puis, au restylage de 2022, Citroën a tenté de le viriliser au moyen d’une évolution des blocs optiques et d’une nouvelle signature lumineuse. Avec le nouveau venu, le ton d’un modèle plus athlétique a tout de suite été donné, à l’aide notamment de dimensions plus importantes. Le C5 Aircross qui nous intéresse aujourd’hui mesure 4,65 m de long, soit 15 cm de plus que son prédécesseur, pour 1,66 m de hauteur et 1,90 m de largeur, soit un accroissement là encore de 6 cm. Le style est cette fois assez spectaculaire, allant jusqu’à reprendre les petites ailettes apparues sur le concept au niveau des ailes arrière.

Bienvenue à bord

Une fois encore le changement de génération est très perceptible. Très horizontale, la planche de bord se distingue par son dépouillement, simplement animée par un large écran multimédia au format portrait, mais aussi sa piètre qualité de réalisation. Les plastiques sont trop bas de gamme pour le prix et la catégorie, et ce point marque un recul par rapport à l’ancienne génération. Le positionnement de l’écran et sa grande taille (13 pouces, même si le tiers du bas ne sert qu’aux réglages de la climatisation) plaident en sa faveur, tout comme l’espace pour le smartphone, plus pratique qu’à bord un bon nombre de concurrents. Heureusement pour lui, le C5 Aircross se dote des derniers systèmes adoptés par Stellantis pour ce qui est de l’info-divertissement. Tout n’est pas parfait, comme la commande vocale un peu lente, mais les progrès réalisés permettent d’envisager une utilisation sereine d’autant que l’écran est facile à appréhender.

La sellerie est quant à elle de bonne facture, avec son surmatelas « advanced Comfort » alors que les sièges sont bien taillés. On ne gagne rien à l’avant en terme d’espace à bord, mais à l’arrière l’empattement poussé à 2,78 m profite aux passagers. Ces derniers ont perdu des sièges individuels au profit d’un banquette 2/3 1/3 non coulissante mais néanmoins accueillante. Aux deux rangs les espaces de rangement ne manquent pas, et le volume de coffre est établi au minimum à 580 litres.

Dynamique, le nouveau C5 Aircross ?

Ceux qui se souviennent de la précédente génération savent que le plaisir de conduite n’avait pas été placé en priorité, et que l’amortissement très souple donnait de bons résultats en confort mais pas en comportement routier. Grâce à l’adoption de nouveaux amortisseurs à double butée hydraulique, le rapport entre dynamisme et confort a progressé. Mais on est encore très (trop ?) balloté dans les enchainements de virages. L’ensemble est mieux tenu, et la tenue de route ne pose pas de problème. Mais le C5 Aircross n’est pas taillé pour la montagne à bon rythme, ni pour la conduite rapide. En outre, sur notre modèle d’essai, la chaine de traction hybride, dotée d’une boîte de vitesse automatique robotisée, est victime d’à-coups de fonctionnement et bruits curieux qui gâchent le plaisir. C’est dommage car l’agrément général, la puissance, et l’esprit « père de famille » de cette version pourraient être en phase avec les attentes. Mais il faudra que cet attelage gagne en finesse de fonctionnement pour achever de convaincre.

Retrouvez le bilan de l’essai, le prix, les équipements et la fiche technique du Citroën C5 Aircross 1.2 Hybride en page suivante

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