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Essai Mitsubishi L200 : Coup de jeune pour le pick-up de Mitsubishi

En 1978, Mitsubishi a lancé son premier pick-up, le Forte. 4,7 millions d’exemplaires sont sortis des chaînes de fabrication du constructeur japonais. Depuis, plus de 40 années ont passé : voici le dernier né dont nous avons pris le volant du coté d’Isola 2000.

Une grosse évolution stylistique

Il s’est écoulé seulement 5 ans entre la cinquième génération de Triton/L200 (2014-2019) et celui que nous avons essayé. C’est une carrière très courte pour un tel produit, alors que la quatrième génération avait été vendue durant 9 années (2005-2014), et même 10 ans pour la troisième (1995-2005). La concurrence sur le segment (Renault Alaskan, Ford Ranger, etc.) a incité Mitsubishi à donner un coup de jeune prématuré à son pick-up.

L’objectif (atteint) était d’apporter un coté plus « robuste » au L200. Pour parvenir à leurs fins, les designers ont rehaussé le capot, la calandre et les phares de 40 millimètres. Deux barres épaisses traversent la face avant, tandis que l’entrée d’air inférieure est plus haute, plus carrée et plus ouverte, et on retrouve des pièces chromées en forme de boomerang. Les antibrouillards, qui migrent aux extrémités du pare-chocs, accentuent le côté massif de l’engin.

De profil, peu de changement pour la cellule centrale. Les passages de roue (plus larges à l’arrière) sont nouveaux, tout comme les rétroviseurs. A l’arrière, on découvre que la benne a été redessinée. Les optiques arrière à LED ne débordent plus sur les ailes comme par le passé afin d’apporter un côté plus classique au modèle.

Ambiance neutre à l’intérieur

Si à l’extérieur le L200 évolue fortement, à l’intérieur, c’est plus calme et le style évolue peu. On note que le constructeur japonais a mis en place un encadrement plus marqué de la console centrale avec des éléments verticaux et horizontaux, des boutons de commande mieux intégrés, des rembourrages moelleux pour les repose-genoux sur la console centrale, des accoudoirs centraux à l’avant, des inserts dans les garnitures de portes et l’habillage du levier de frein à main.

Pour moderniser le tout, on découvre un dessin plus sophistiqué pour la nouvelle instrumentation avec un graphisme plus élaboré et un écran central LCD. Le conducteur et ses passagers pourront profiter de nouvelles technologies embarquées comme la caméra à 360 degrés grâce à quatre caméras situées à l’avant, à l’arrière et dans les rétroviseurs latéraux. Elle est accompagnée de l’assistance anti-collision, et de l’avertisseur d’angle mort avec aide au changement de voie.

Sur les pistes d’Isola 2000

Le L200 n’est pas seulement capable d’embarquer plus d’une tonne dans sa benne… il peut aussi, grâce à sa transmission et à son architecture, crapahuter sur les pistes les plus abruptes.

Pour s’en rendre compte par nous-mêmes, notre essai nous a conduit tout en haut du point de vue de la station de ski d’Isola 2000. Au cours du trajet, sans neige ni pluie, nous avons emprunté des pistes rocailleuses où la boite courte et les quatre roues motrices ont pu faire étalage de leurs capacités.

Un interrupteur situé à côté du sélecteur 4WD offre un nouveau mode off-road et permet de choisir les modes de conduite spécifiques : terre, boue/neige, sable et roche. Ce système utilise la gestion électronique du moteur, la boite automatique et le freinage en fonction du Contrôle Actif de Stabilité et de Traction (ASTC) pour gérer le patinage des roues. Dans le cadre d’un tel usage, la consommation s’envole et dépasse facilement les 20 litres pour 100 kilomètres.

Sur route, on dispose d’une voiture lourde (environ 2 tonnes), haute sur roues et il faut conduire en gardant à l’esprit ces éléments. Toutefois, par rapport à une Renault Alaskan, dont vous retrouverez le test en cliquant ici, on dispose d’un freinage plus agréable et d’un meilleur comportement. En effet, la pédale spongieuse du pick-up français nous avait interpellé.

Au final

Si on met de côté les versions destinées à un usage familial – qui sont très durement touchées par les nouveaux malus et dont les ventes devraient se réduire – et que l’on conserve le prisme d’un usage professionnel, on dispose avec ce pick-up d’un véhicule au look sympa, d’un équipement moderne et d’une capacité de franchissement étonnante.

On aime

– Le nouveau look
– Le comportement routier pour un pick-up.

On aime moins

– Quelques détails de finition

Tarifs et finitions Mitsubishi L200

 

 

Texte et photos : P HORTAIL

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