Les futures Renault Mégane et Scénic à nouveau thermiques ?
Le Losange est-il en train de préparer la future génération de la Mégane et du Scénic à contre-courant ? Un retour du moteur thermique serait envisagé.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Groupe Renault
La prochaine génération des Mégane et Scénic disponibles en thermique ?
Trois ans déjà que Renault a osé transformer ses Mégane et Scénic en modèles 100 % électriques, incarnant le renouveau d’un Losange tourné vers l’avenir. Trois ans plus tard, et ces deux emblèmes familiaux pourraient connaître une nouvelle mue avec un virage inattendu vers le retour du moteur thermique. Selon les confidences de François Provost, le nouveau directeur général du groupe Renault, faites lors du lancement de la Twingo électrique, les prochaines générations de Mégane et Scénic attendues avant la fin de la décennie pourraient bien marier deux mondes : l’électricité et l’essence.
« Les véhicules plus grands font partie de nos priorités », a déclaré Provost au magazine Auto Express. Derrière cette phrase sobre se cache une réalité stratégique : si Renault a réussi sa conversion électrique avec les petites 4 et 5, la Mégane E-Tech peine à convaincre un public plus familial. « Dans notre prochain plan à moyen terme, nous proposerons une nouvelle plateforme et des solutions pour renforcer notre présence dans le segment C, au cœur de l’Europe », a-t-il ajouté.
Cette future architecture réunira sous une même base technique les prochaines Mégane et Scénic, mais aussi les futurs Austral, Espace et Rafale, aujourd’hui uniquement disponibles en versions hybrides. L’idée n’est pas d’abandonner l’électrique, mais de l’assouplir, en y ajoutant des motorisations hybrides ou à prolongateur d’autonomie, histoire de rassurer les automobilistes encore frileux face à la prise de recharge.
Une hybridation intelligente de la gamme
« Si l’adoption de l’électrique ne progresse pas aussi vite que prévu, il faut envisager des solutions complémentaires », a reconnu Fabrice Cambolive, directeur général de la marque Renault. « Nous travaillons donc sur des options comme le range extender ou le plug-in hybrid. » De ces deux pistes, c’est la première qui semble tenir la corde : un moteur essence servant uniquement à recharger la batterie, sans jamais entraîner les roues, une technologie déjà utilisée par Nissan avec son système E-Force.
En attendant cette mutation mécanique, Renault prépare un plan de relance immédiat pour sa compacte. D’abord un restylage, déjà aperçu sous camouflage, mais aussi une nouvelle batterie offrant une autonomie accrue. Aujourd’hui, la Mégane E-Tech doit se contenter d’un pack de 60 kWh pour environ 459 km d’autonomie. Trop juste, face à la concurrence et à un Scénic plus costaud doté d’une batterie de 87 kWh et 615 km d’endurance. L’arrivée d’une version intermédiaire, équipée d’une batterie de 75 kWh empruntée à la nouvelle Nissan Leaf, offrirait environ 488 km de portée, de quoi replacer la Mégane au centre du jeu.


