Les raisons qui freinent les Français à l’achat d’un véhicule en 2025

En 2025, ce sont 20% des Français qui ont différé leur achat d’un nouveau véhicule. Et près la moitié des sondés, n’envisage aucun renouvellement dans l’année à venir.

Un Français sur Cinq renoncent à renouvelle son véhicule en 2025

L’année 2025 a été marquée par d’importantes turbulences, le marché automobile français souffre et peine à retrouver ses meilleurs chiffres. Il fut un temps où le marché automobile était considéré comme le poumon économique du pays, c’est désormais un lointain souvenir. Mais plusieurs facteurs expliquent ce qui freine le marché aujourd’hui, comme des normes environnementales qui se durcissent tandis que les coûts d’entretien s’envolent, le véhicule cristallise les tensions économiques, écologiques et psychologiques de notre époque.

C’est ce diagnostic précis que le réseau BYmyCAR a souhaité établir en scrutant les comportements des conducteurs dans un environnement saturé par l’inflation et l’émergence des Zones à Faible Émission (ZFE). Le constat est sans appel : nous assistons à une métamorphose profonde du lien entre l’homme et sa machine, où l’acte d’achat n’est plus une évidence mais le résultat d’une équation complexe mêlant usages réels et contraintes budgétaires

Un changement de comportement dans l’acte d’achat

Selon les données communiquées par BYmyCAR, une évolution inédite se dessine : en 2025, près de 20 % des Français ont choisi de repousser l’achat de leur prochaine voiture. Cette attitude attentiste rompt avec les habitudes de renouvellement observées jusqu’ici. Désormais, l’automobile n’est plus un achat spontané mais un sujet de réflexion approfondie, étroitement lié à un contexte économique et social instable. Les chiffres traduisent clairement ce glissement vers une consommation plus rationnelle : 45,8 % des automobilistes indiquent ne pas prévoir de remplacer leur véhicule dans les douze prochains mois. En parallèle, seuls 24 % envisagent encore une acquisition traditionnelle, tandis que 10,7 % se tournent vers des formules alternatives, telles que le leasing ou la location avec option d’achat.

Cette nouvelle tendance s’explique par un faisceau de contraintes qui pèse désormais lourdement sur le budget des ménages. En premier lieu, un climat économique incertain, nourri par une inflation durable, limite fortement la capacité des foyers à se projeter dans un investissement conséquent. À cela s’ajoute le coût d’usage d’un véhicule, devenu une équation complexe mêlant fiscalité, assurances et flambée des prix de l’énergie, au point que chaque déplacement est soigneusement pesé. Enfin, le millefeuille réglementaire entourant les zones à faibles émissions entretient la peur d’un déclassement rapide du véhicule, incitant de nombreux automobilistes à temporiser dans l’attente de règles plus claires. Cette pause forcée ne signe pas l’arrêt du marché, mais révèle plutôt une attente : celle d’une offre plus compréhensible et d’un modèle économique enfin compatible avec les réalités financières du plus grand nombre.

Le paradoxe du véhicule électrique

Présentée comme une trajectoire inévitable, l’électrification de la mobilité se heurte pourtant à une réalité bien plus nuancée. En 2025, l’adhésion de principe à la transition énergétique ne se matérialise pas encore par un changement massif des usages. Le paysage automobile français reste largement dominé par les motorisations thermiques : 82 % des conducteurs roulent toujours en diesel ou en essence, dans des proportions quasi équivalentes. À l’autre extrémité du spectre, le véhicule 100 % électrique demeure marginal, ne représentant que 5,6 % du parc, tandis que l’hybride plafonne à un peu plus de 12 %.

La mutation annoncée avance, mais à pas comptés. Si les dispositifs réglementaires, à commencer par les ZFE, pèsent indéniablement sur les décisions d’achat, ils ne suscitent pas pour autant une adhésion écologique profonde. Les automobilistes ajustent avant tout leur choix pour préserver leur liberté de circulation et rester en conformité avec les vignettes Crit’Air, percevant ces évolutions davantage comme une obligation administrative que comme l’expression d’un engagement environnemental assumé.

Si la transition vers l’électrique peine à s’imposer, ce n’est pas par défiance technologique, mais avant tout pour des raisons financières. Le prix d’achat constitue de loin le principal point de blocage, évoqué par 44,8 % des automobilistes, reléguant très loin derrière les questions d’autonomie (23 %), d’infrastructures de recharge (8,1 %) ou de durée de recharge (8,3 %). La crainte liée à la fiabilité ou à la maturité de la technologie reste marginale, ne concernant que 7,7 % des répondants. Ce déséquilibre est révélateur : l’électrique séduit dans l’absolu, mais reste hors de portée pour une large part des foyers. Entre discours institutionnels et contraintes budgétaires du quotidien, le fossé demeure béant, freinant une transition qui repose davantage sur la capacité à payer que sur la volonté d’y croire.

Souvent mis en avant comme une solution clé pour faciliter l’accès au véhicule électrique, le leasing social reste marginal dans les intentions d’achat, avec à peine 10,7 % d’adhésion. En cause, des conditions d’éligibilité jugées trop strictes et une compréhension encore floue du dispositif par le grand public. Dans ce contexte de transition numérique accélérée, l’étude BYmyCAR révèle un besoin inverse : celui d’un retour au contact humain. Si le prix demeure le premier critère de décision, les automobilistes accordent désormais une importance croissante à la clarté des conseils, à la fiabilité des garanties et à la proximité du service après-vente. La transparence tarifaire, l’intégration de services protecteurs et la qualité de l’accompagnement deviennent des éléments centraux de la relation de confiance, tandis que l’achat entièrement en ligne apparaît comme une attente secondaire.

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