Rétromobile 2026 : les coups de cœur de la rédaction !

Peugeot 205 GTi, l’icone indémodable !

La Peugeot 205 GTi, lancée en 1984, devient rapidement l’icône absolue des petites sportives européennes, incarnation d’une époque où légèreté et vivacité primaient sur la puissance brute. Son succès fulgurant inspire très vite des préparateurs, dont Dimma Design, qui dévoile à la fin des années 80 une version spectaculaire destinée à rapprocher la GTi de l’univers du rallye. Dimma s’appuie sur l’aura de la 205 T16 Groupe B, alors star des spéciales, pour créer un kit carrosserie large homologué route : ailes hypertrophiées, prises d’air béantes, voies élargies, jantes spécifiques… La 205 GTi Dimma (NDLR : la noire sur les photos) devient une sorte de “mini‑supercar” française, pensée pour les passionnés rêvant d’un look de compétition sans renoncer à l’usage quotidien. Le projet séduit, mais reste un marché de niche : coût élevé, montage complexe et normes de plus en plus strictes freinent sa diffusion. Avec la fin de la 205 en 1994 et l’évolution des réglementations, la version Dimma disparaît progressivement. Elle demeure aujourd’hui un symbole flamboyant de l’âge d’or du tuning artisanal, où l’imagination des préparateurs repoussait les limites de la citadine la plus mythique de Peugeot.

Antoine Dufilho, l’art architectural

Antoine Dufilho s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières de la sculpture automobile contemporaine. Il se forme d’abord à l’architecture avant de bifurquer vers la sculpture, discipline où il trouve un terrain d’expression plus libre et instinctif. Cette double culture — rigueur structurelle et sens du vivant — irrigue toute son œuvre. Dufilho explore la décomposition du mouvement et la notion de rythme visuel à travers des sculptures composées de strates métalliques, comme des silhouettes automobiles en suspension, oscillant entre plein et vide. Ses créations, souvent inspirées de modèles iconiques tels que Bugatti, Ferrari ou Porsche, réinterprètent la voiture comme un objet sculptural plutôt qu’un simple produit industriel. Présent à Rétromobile 2026, il y dévoile plusieurs pièces majeures, dont certaines issues de projets personnels mêlant innovation technique et hommage au patrimoine mécanique. Son travail, à la croisée de l’art cinétique et de l’ingénierie, continue d’attirer collectionneurs et institutions, confirmant Antoine Dufilho comme un artiste qui redéfinit la manière dont l’automobile peut être représentée et sublimée.

Honda, fidélité à l’évènement

Rétromobile 2026 offre une édition plus éclectique que jamais, véritable kaléidoscope mécanique où se côtoyaient voitures d’avant‑guerre, icônes des sixties, supercars futuristes et prototypes rarement sortis de leurs réserves. Cette diversité, devenue la signature du salon, rappelle à quel point l’automobile est un langage pluriel, capable de traverser les époques sans jamais perdre son pouvoir d’évocation. Entre les artisans d’hier, les constructeurs d’aujourd’hui et les visionnaires de demain, chaque stand racontait une histoire différente, parfois intime, parfois spectaculaire, mais toujours animée par la même passion.

Et au milieu de cette mosaïque, un fidèle parmi les fidèles : Honda, qui célèbre cette année 20 ans de présence ininterrompue (NDLR : que nous avons décidé de mettre en avant avec l’image à la Une de l’article). Une longévité rare, presque un pacte tacite entre la marque et le salon, symbolisant l’attachement du constructeur japonais à la culture automobile européenne. En exposant aussi bien ses modèles historiques que ses innovations les plus récentes, Honda rappelle que l’éclectisme n’est pas seulement une affaire de collectionneurs, mais aussi une philosophie de marque. Une conclusion parfaite pour une édition anniversaire qui a su conjuguer mémoire, diversité et enthousiasme.

Guide d’achat des véhicules accessibles

Sous ce titre volontairement provocateur se cache une sélection… qui n’a absolument rien d’accessible. Ici, l’« achat raisonnable » commence au‑delà du million d’euros, dans un univers où les supercars flirtent avec l’art contemporain et où chaque démarrage ressemble à une cérémonie.

Voilà une sélection de rêve ci-dessous, et le chèque qu’il faudra signer :

  • 1971 – Lamborghini Miura P400 SV : 3 250 000 € / 3 750 000 €
  • 1966 – Shelby 423 Cobra : 1 000 000 € / 1 250 000 €
  • 2021 – Ferrari Monza SP1 : 2 500 000 € / 3 000 000 €
  • 1958 – Ferrari 250 GT LWB California Spider : 5 500 000 € / 6 500 000 €
  • 1984 – Ferrari 288 GTO : 6 000 000 € / 7 000 000 €
  • 2018 – Ferrari FXX K EVO : 5 500 000 € / 6 500 000 €
  • 2008 – Ferrari FXX EVO : 4 500 000 € / 5 500 000 €

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