Robotaxis : Stellantis et Uber s’allient pour contrer Tesla !
Le géant de l’automobile Stellantis s’associe à Uber et à la pépite de l’IA Wayve pour donner naissance à une flotte mondiale de taxis sans chauffeur, bien décidés à tailler des croupières à Tesla.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Stellantis
Stellantis et Uber s’allient dans un marché de la Sillicon Valley
En bref :
- Le trio de choc : Stellantis s’allie avec Uber et les experts en IA de Wayve pour concevoir de futurs taxis 100 % autonomes.
- Autonomie de Niveau 4 : Les futurs véhicules rouleront à l’échelle mondiale d’ici à 2028.
- L’appli Uber : C’est directement depuis l’application Uber habituelle que les clients commanderont ces navettes du futur.
- Le cerveau signé Nvidia : L’intelligence artificielle adaptative de Wayve sera propulsée par Nvidia.
- Un avant-goût dès 2026 : Des Ford Mustang Mach-E cobayes débuteront des tests à Londres dès ce printemps.
Le marché des taxis sans chauffeur vient de voir naître une hydre à trois têtes prête à tout dévorer. Stellantis, la maison-mère de Peugeot, Citroën ou encore Opel, vient d’annoncer officiellement un partenariat stratégique avec Uber et la firme technologique britannique Wayve. L’objectif de cette alliance ? Mettre au point un robotaxi capable de regarder les créations de Tesla et de Waymo (Google) droit dans les yeux.
Ces futurs véhicules intègreront une autonomie de « Niveau 4 », ce qui signifie qu’ils pourront se passer totalement de conducteur dans des zones définies. Stellantis ne compte pas faire les choses à moitié et annonce déjà un déploiement massif à l’échelle internationale. Pour l’occasion, le constructeur lève le voile sur ses plateformes techniques prêtes pour l’autonomie lors du salon MOVE 2026, ces 17 et 18 juin au centre d’expositions Excel de London. « En associant nos plateformes pensées dès le départ pour la sécurité, à l’IA adaptative de Wayve et au réseau mondial d’Uber, nous accélérons le déploiement de véhicules autonomes pour le quotidien », se félicite Ned Curic, le grand patron de l’ingénierie et de la technologie chez Stellantis.
Une puce Nvidia dans le moteur et Uber aux commandes
Pour l’utilisateur, rien ne change ou presque : il suffira de sortir son smartphone et de réserver sa course directement sur l’application Uber. Reste à savoir si le fameux système de notation réciproque par étoiles s’appliquera aussi aux machines ! Dans les coulisses, c’est Wayve qui endossera le rôle de copilote virtuel. Son logiciel d’intelligence artificielle permettra aux voitures de comprendre et de dompter la jungle urbaine de manière totalement indépendante.
Le secret de cette technologie repose sur les processeurs de pointe fournis par le géant de la tech Nvidia. Grâce à ce cerveau électronique, le système est capable de s’adapter aux spécificités de chaque pays et aux conditions météo sans avoir besoin de cartographies ultra-détaillées ou d’une refonte technique complète. Une bénédiction pour étendre le réseau rapidement et à moindres frais. Kaity Fischer, vice-présidente de Wayve, résume parfaitement la situation : « Ce partenariat réunit trois leaders : l’expertise automobile de Stellantis, la plateforme de mobilité d’Uber et l’IA incarnée de Wayve. »
Si Stellantis envisageait au départ d’habiller ses modèles actuels avec cette technologie, les dernières images laissent penser que ces taxis auront droit à une carrosserie 100 % inédite. Pour ce qui est du calendrier, si aucune capacité de production précise n’a été dévoilée, Uber tablait l’an dernier sur un coup d’envoi dans quelques villes cibles avec un premier contingent de 5 000 unités, à commencer par les États-Unis. La production industrielle pure, elle, ne devrait pas démarrer avant 2028.
Pour autant, les Britanniques pourraient bien croiser des Uber sans chauffeur dès ce printemps 2026. Profitant des nouvelles lois gouvernementales, un projet pilote va démarrer à Londres avec des Ford Mustang Mach-E modifiées, elles aussi équipées par Wayve.
Pour Dara Khosrowshahi, le grand patron d’Uber, l’avenir est en marche : « Nvidia est la colonne vertébrale de l’ère de l’IA, et Stellantis est parmi les premiers à intégrer cette puissance pour notre réseau. » Le trio sait pourtant qu’il va devoir cravacher : Waymo lancera aussi ses tests à Londres en 2026, tandis que Tesla peaufine déjà ses camouflages dans les rues sinueuses de la capitale britannique. La guerre des chauffeurs virtuels est déclarée.


