Audi Q9 : le chaînon manquant du luxe dans la gamme SUV

Audi dévoile l’habitacle de son futur Q9, et c’est un choc visuel. Le constructeur allemand semble avoir décidé de transformer le SUV en véritable cocon de haute couture automobile.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Audi AG

Le Q9 veut redéfinir le luxe intérieur

En bref :

  • SUV XXL : premier grand SUV d’Audi, pensé pour rivaliser avec X7, GLS et Escalade.
  • Intérieur ultra‑luxueux : sièges façon business class, matériaux nobles, technologies immersives.
  • Portières intelligentes : ouverture via smartphone, MMI, ceinture ou pédale de frein.
  • Toit panoramique futuriste : verre à opacité variable et éclairage LED multicolore.
  • Production européenne : un choix qui pourrait compliquer son arrivée sur le marché américain.

Il y a un créneau sur lequel Audi est absent et ne veut pas laisser les parts de marchés à ses concurrents : les très gros SUV. Ces modèles-là sont l’apanage du marché américain, voire chinois. D’autant que parmi les constructeurs premium allemands, Mercedes y possède déjà un atout avec le GLS ou le plus baroudeur Classe G. D’ailleurs sur ce créneau, BMW songe aussi à une offensive avec le SUV connu sous le nom de code G74.

Audi n’a pas encore levé le voile sur la silhouette définitive de son Q9, mais l’intérieur suffit déjà à comprendre l’ambition du projet. Le futur SUV programmé pour sortir en 2027 n’est pas un simple Q7 étiré : c’est une déclaration d’intention, un manifeste roulant destiné à séduire les amateurs de grand luxe. Face aux BMW X7, Mercedes GLS et Cadillac Escalade, Audi veut imposer une nouvelle grammaire du confort.

Le constructeur explique avoir conçu le Q9 autour de trois piliers : espace, bien‑être, et expérience à bord. Autrement dit, un mélange de raffinement et de technologies pensées pour surprendre, émerveiller, voire flatter l’ego du conducteur. Parmi ces trouvailles, une série de fonctionnalités que les équipes marketing qualifient de « surprise and delight » (surprendre et ravir).

Des portes qui obéissent au doigt, à l’œil… et au smartphone

Les portières du Q9 peuvent s’ouvrir à distance via un téléphone, depuis le système MMI, en détectant l’activité de la ceinture ou même en appuyant sur la pédale de frein. Le tout est sécurisé par une batterie de capteurs pour éviter qu’un passager ne se coince ou qu’une voiture voisine ne soit heurtée. Une chorégraphie technologique qui transforme un geste banal en rituel de luxe.

Les acheteurs auront le choix entre une configuration six ou sept places, mais c’est la version à six sièges qui attire tous les regards. Elle remplace la banquette centrale par deux fauteuils individuels, réglables dans tous les sens, chauffants, ventilés et entièrement électriques. Audi revendique une inspiration venue des cabines business class, et l’idée semble parfaitement assumée tant le Q9 paraît immense.

À l’avant, les sièges ne sont pas en reste : les finitions supérieures ajoutent massage et ventilation renforcée. La planche de bord adopte la signature Audi : une profusion d’écrans, dont un dédié au passager. La console centrale, entièrement repensée, intègre deux chargeurs sans fil et des porte‑gobelets capables d’accueillir des bouteilles XXL.

Autre prouesse : un toit panoramique gigantesque, doté d’une technologie de transparence variable. Chaque section peut devenir opaque d’une simple pression, comme un rideau de lumière numérique. Audi y ajoute un éclairage d’ambiance composé de 84 LED et 30 couleurs, transformant l’habitacle en scène lumineuse.

Des matériaux nobles et un style plus mature

Bonne nouvelle : Audi semble avoir tourné la page du plastique noir laqué omniprésent. Le Q9 privilégie des textures mates, des finitions texturées, du bois à pores ouverts et même des tissus haut de gamme, dont un mélange d’alpaga. Un choix qui donne à l’ensemble une atmosphère plus chaleureuse, plus authentique.

Sous cette avalanche de luxe se cache pourtant une réalité plus délicate. Le Q9 vise principalement les marchés américain et moyen‑oriental, mais il devrait être produit… en Slovaquie. Un choix industriel qui pourrait exposer Audi à des taxes d’importation salées aux États‑Unis, là où BMW et Mercedes produisent localement.

Les détails techniques seront révélés dans les prochaines semaines, mais les premières estimations évoquent un empattement d’environ 3,12 m, contre 2,99 m pour le Q7. Sous le capot, on attend une gamme de V6 et V8, fidèle à la tradition des grands SUV premium. Côté tarifs, le ticket d’entrée devrait frôler les 90 000 $ (78 000 €), soit davantage que le Q7 le plus cher.

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