Dacia Striker : le break qui casse les codes
Dacia dévoile son nouveau break familial surélevé qui veut casser les codes, avec un prix d’appel sous les 25 000 €, son nom de baptême : Striker.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Renault Groupe
Dacia Striker dévoilé : le nouveau break démarre à moins de 25 000 €
Dacia frappe encore là où ça peut faire mouche. Le nouveau Striker vient d’être dévoilé comme un rival direct du Skoda Octavia Break en version surélevée, avec un prix de départ annoncé à moins de 25 000 euros, de quoi faire réfléchir plus d’un acheteur de familiale premium. C’est assez judicieux de la part de Dacia, car elle investit un segment désormais désormais par Renault : les breaks. C’est également une alternative au marché saturé par les SUV, ce Striker vient en complément de l’autre break de la gamme, le Jogger.
Connu sous le nom de code C-Neo durant son développement, le Striker sera le second modèle de type break de la gamme Dacia, dans la foulée du Jogger. Il viendra rejoindre le Bigster SUV, mécaniquement identique. Mais si les deux modèles partagent leurs entrailles, le Striker se distingue par une silhouette nettement plus fluide et aérodynamique, pensée pour élargir le spectre de séduction de la marque. La directrice de la marque Katrin Adt l’avait d’ailleurs formulé sans ambiguïté : c’est « une offre totalement différente pour le client par rapport au Bigster ». Le Striker est légèrement plus long que son frère SUV, à 4,62 mètres, tandis que sa ligne de toit fuyante s’abaisse légèrement par rapport à lui.
Dacia n’a pas encore publié les caractéristiques techniques complètes du Striker avant sa présentation officielle en juin, mais le modèle reposera sur la plateforme CMF-B du groupe Renault, la même que celle qui sous-tend l’essentiel de la gamme de la marque et sera proposé avec une palette de motorisations thermiques.





Une gamme de motorisations bien pensée
Une version quatre roues motrices sera disponible dès le lancement. Elle devrait reprendre le système récemment introduit sur le Bigster et le Duster : un trois cylindres essence de 1,2 litre associé à un moteur électrique monté à l’arrière pour une puissance combinée de 155 ch. Les autres motorisations attendues comprennent des options micro-hybride et hybride complète, oscillant entre 140 ch et 155 ch. Une version GPL sera également proposée sur certains marchés, même si elle ne devrait pas traverser la Manche. Dacia n’a pas encore levé le voile sur l’habitacle, mais celui-ci devrait être dans les grandes lignes identique à celui du Duster et du Bigster, fonctionnel, bien conçu, sans fioriture inutile.
Dacia à l’assaut du segment C
Le Striker est le second volet d’un triptyque que Dacia entend déployer dans le segment C (le plus vendu d’Europe) avec l’ambition affichée d’y réaliser un tiers de ses ventes d’ici 2030. La directrice de la marque avait confié à Autocar en constatant le succès du Bigster : « nous avons fait vraiment très fort », ce qui insuffle une confiance nécessaire pour s’imposer dans ce segment très disputé. Le Bigster avait en effet totalisé 67 573 ventes l’an dernier, sa première année complète de commercialisation.
Le Striker s’inscrit dans un vaste plan d’expansion de gamme que Dacia orchestre d’ici 2030. Au programme : quatre véhicules électriques, à commencer cette année par une citadine à 18 000 euros développée en tandem avec la Renault Twingo. Parmi les autres nouveautés attendues figure la prochaine génération de Sandero, qui continuera d’être proposée avec des motorisations thermiques, tandis que les deux autres restent encore enveloppées de mystère. Dacia entend également élargir ses offres hybrides à travers toute la gamme, avec l’objectif que les véhicules électrifiés représentent les deux tiers de ses ventes totales d’ici la fin de la décennie. Le Striker a tout d’un symbole : la preuve que l’on peut faire grand, bien et désirable et sans se ruiner.






