eTrophées AMAM 2026 : le Škoda Epiq se dévoile

C’est dans le cade des eTrophées de l’AMAM 2026, que nous avons pu découvrir le nouveau Škoda Epiq, l’offre électrique abordable dans le segment des SUV urbains.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Philippe Hortail

Škoda et son manifeste du design « Modern Solid » taillé pour la ville

En bref :

  • Gabarit urbain : Avec ses 4,17 mètres, l’Epiq arrive dans la gamme en-dessous le Škoda Kamiq.
  • Tarif d’attaque : Attendu pour le second semestre 2026, le modèle visera un prix sous les 27 000 €.
  • Architecture inédite : Contrairement à ses grands frères, l’Epiq bascule sur la plateforme MEB+ et adopte la traction avant.
  • Autonomie maximale : La version haut de gamme Epiq 55 promet jusqu’à 430 km grâce à sa batterie de 52 kWh.
  • Volume record : Avec un coffre géant de 475 litres, il surclasse sans trembler les Renault 4 et Citroën ë-C3.

C’est le cadre de la cérémonie des eTrophées de l’AMAM 2026 que nous pouvons approcher le dernier-né de la famille des SUV électriques de Škoda : l’Epiq ! Benjamin de la gamme sur batterie du constructeur tchèque, l’Epiq s’apprête à mener la vie dure aux futures stars abordables du marché, aux côtés de ses cousines techniques que sont les Volkswagen ID. Polo, ID. Cross et Cupra Raval. Pour cette première découverte du plus petit SUV, il enlève sa parure de camouflage des premiers modèles de préproduction déjà confiés à la presse spécialisée.

Ici, l’Epiq adopte le nouveau visage « Tech Deck » de la marque, caractérisé par des signatures lumineuses en T et un grand panneau noir laqué qui dissimule les yeux numériques des aides actives à la conduite. Cette philosophie esthétique baptisée Modern Solid ne soigne pas seulement le regard du SUV, elle cisèle son aérodynamique. En témoignent les écopes en O du bouclier avant masquant des volets actifs, permettant au crossover de fendre l’air avec un excellent coefficient de traînée de 0,27.

Sous la robe, l’Epiq inaugure la nouvelle plateforme MEB+ du groupe Volkswagen. Ce choix technique dicte une petite révolution de palais chez Škoda : pour la première fois sur un véhicule électrique de la marque, le moteur migre sur l’essieu avant, délaissant la propulsion chère aux Enyaq et Elroq. La gamme s’articulera autour de trois configurations bien distinctes. En ouverture, l’Epiq 35 combinera une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 37 kWh associé à un bloc de 116 ch pour offrir 310 km d’autonomie. Škoda vise une parité tarifaire stricte avec le Kamiq thermique, plaçant ce ticket d’entrée autour des 27 000 € pour son lancement commercial au cours de la deuxième moitié de l’année 2026.

Une recharge éclair et le sens de l’accueil

Pour compléter la gamme, se situe juste au-dessus, l’Epiq 40 qui conservera la même batterie de 37 kWh mais verra sa puissance grimper à 135 ch. Enfin, au sommet de la gamme, l’Epiq 55, armé d’une généreuse batterie nickel-manganèse-cobalt (NMC) de 52 kWh (en capacité nette) et d’une cavalerie de 211 ch, de quoi revendiquer une autonomie confortable de 440 km pour un tarif oscillant de 32 070 à 36 500 € (et 39 050 e en First Edition). Côté ravitaillement, les modèles 35 et 40 accepteront des puissances de charge respectives de 50 kW et 80 kW. La déclinaison 55 enfoncera le clou en culminant à 105 kW, une valeur plus véloce que celles des Renault 4 et Citroën ë-C3, lui permettant de liquider l’exercice du 10 à 80 % en à peine 24 minutes.

L’habitacle ne dépaysera pas les habitués de la marque et reprendra les finitions durables et recyclées « Studio », « Loft » et « Suite » étrennées par l’Elroq. Derrière le volant, le conducteur fait face à une instrumentation numérique de 5,2 pouces, secondée par une immense dalle centrale tactile de 13 pouces pour l’infodivertissement. Dans cet habitacle, c’est l’impression de robustesse qui saute aux yeux.

Fidèle à sa réputation de déménageur, Škoda offre une habitabilité remarquable. À l’arrière, une astucieuse découpe dans le ciel de toit garantit un espace royal pour la tête des grands adultes, tandis que l’espace aux jambes surclasse celui de la Renault 4. Mais c’est au niveau du coffre que l’Epiq assène le coup de grâce à la concurrence : sa soute de 475 litres humilie les 420 litres de la française et éclipse totalement les 310 litres de la Citroën ë-C3.

Un bel agrément de conduite

Pour ceux ayant eu la chance de faire les premiers tours de roues à bord rapportent une belle vivacité, effaçant le 0 à 100 km/h en 7,4 secondes à travers des accélérations linéaires et progressives. Sur chaussée humide, le train avant peut parfois remuer légèrement lors des démarrages vigoureux, mais la motricité globale reste impériale. Sur l’asphalte, le crossover soigne ses occupants grâce à une insonorisation de premier ordre, seuls quelques murmures aérodynamiques s’invitant à bord.

Contrairement à l’Elroq, l’Epiq fait l’impasse sur les palettes au volant pour piloter le freinage régénératif, obligeant à naviguer dans les menus de l’écran pour basculer entre les modes Standard et High. La pédale de frein, un brin spongieuse et dotée d’une course importante, demande un léger temps d’adaptation, d’autant que la régénération se montre plutôt douce.

Côté liaisons au sol, l’Epiq fait confiance à une architecture éprouvée, associant des jambes de force MacPherson à l’avant à un essieu de torsion à l’arrière. Ce compromis classique offre un excellent guidage vertical et une belle sérénité à haute vitesse sur les longues ondulations de la chaussée. En ville, l’amortissement se montre prévenant sur les bosses et les saignées généreuses. S’il s’avère un peu plus ferme et rigide que celui de l’Elroq, le petit SUV filtre la route avec une belle rigueur, ne s’avouant vaincu que face aux nids-de-poule les plus abrupts. En somme, bien qu’il s’agisse d’un premier contact éphémère, cet Epiq possède déjà toutes les vertus d’une authentique Skoda.

Voilà les atouts dont dispose ce Škoda Epiq qui aura fort à faire sur ce segment si concurrentiel des SUV qui se veulent abordables. D’ailleurs, les cibles sont déjà désignées par le constructeur tchèque qui les a précisément nommé dans son communiqué de presse.

En dehors de la version de lancement First Edition, la gamme s’articulera autour de trois finitions : City, Element et Clever. La City se décline sur toutes les versions, commercialisées respectivement pour les puissances 35, 40 et 55 : 26 470 €, 27 670 € et 32 070 € (LOA de 339 € de 37 mois / 30 000 km avec une prime CEE de 3 450 €). La déclinaison Element disponible sur les puissances 40 et 55 : 29 750 € et 34 150 € (LOA de 369 € de 37 mois / 30 000 km avec une prime CEE de 3 450 €). Enfin, la finition Clever pour les puissances 40 et 55 : 32 100 € et 36 500 € (LOA de 419 € de 37 mois / 30 000 km avec une prime CEE de 3 450 €).

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