Ferrari 365 GT4 Berlinetta Boxer : initiales « BB »

Ce dimanche 28 décembre 2025, la France perd son idole aux initiales iconiques : Brigitte Bardot ! Nos amis de Maranello avaient consacré un modèle de Ferrari en l’hommage à l’actrice française.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Ferrari S.p.a

365 GT4 BB, une icone automobile pour une légende du cinéma

Brigitte Bardot, icône du cinéma et grande voix de la cause animale, s’est éteinte à 91 ans. Star planétaire révélée dans les années 1950, elle a marqué l’histoire du septième art par sa présence magnétique et son énergie libre, devenant un symbole féminine de sa génération. Sa performance dans Et Dieu… créa la femme a fait d’elle une figure universelle et l’a propulsée au firmament du cinéma mondial. Après avoir tourné dans une cinquantaine de films, Bardot a choisi, il y a plus de cinquante ans, de tourner le dos à sa carrière d’actrice pour se consacrer entièrement à la défense des animaux, fondant la Fondation Brigitte Bardot, organisation profondément engagée dans la lutte contre la maltraitance animale et devenue une référence internationale. Son engagement passionné pour les animaux et son empreinte culturelle ont inspiré des générations, et son nom demeure associé à une France créative, audacieuse et pleine de caractère. À travers ses combats et son rayonnement, elle laisse un héritage durable dans la culture populaire et la protection du vivant.

À Maranello, certaines Ferrari ne se contentent pas d’un nom technique : elles méritent un surnom. Et quand ce surnom est inspiré par l’une des actrices les plus glamours de son époque, l’histoire devient légendaire. La 365 GT4 BB doit son appellation à Brigitte Bardot, un hommage discret mais profond, intégré avec une touche de malice dans son nom officiel.

Chez Ferrari, les noms ont toujours eu une poésie mécanique. Pendant des décennies, ils reflétaient simplement la cylindrée unitaire du moteur : multipliez le chiffre par le nombre de cylindres, et vous obteniez la cylindrée totale (comme la 275, dont 275 × 12 = 3 300 cm³). Mais la BB échappe à cette règle. Derrière ces deux lettres se cache bien plus qu’une simple désignation technique : l’ombre d’une icône du cinéma.

Le défi de remplacer la Daytona dans le cœur des tifosi

Tout commence par un paris fou : succéder à la Daytona, l’une des plus belles Ferrari de l’histoire. La mission confiée à Pininfarina semblait irréalisable : « Concevez une voiture avec un moteur 12 cylindres central, tout en conservant le charme de la Daytona. » Un casse-tête, car ce positionnement moteur interdisait la longue capot élancé des GT classiques, ainsi que leur arrière effilé et leur lunette arrière caractéristique. Le choix du moteur était tout aussi audacieux : un 12 cylindres à plat, inspiré de celui qui propulsait déjà la Formule 1 de Niki Lauda. Un bloc 180 degrés, bien différent des V12 traditionnels, capable de tourner à des régimes stratosphériques.

© Ferrari S.P.a. / 365 GT4 Daytona

Pininfarina releva le défi avec brio. Sous la direction de Leonardo Fioravanti, naquit un prototype révolutionnaire, assemblé à partir de deux coques superposées (d’où le premier modèle bicolore, avec une bande noire latérale). Son nez plat et anguleux, son pare-brise enveloppant et ses prises d’air stylisées en firent une œuvre d’art roulante. L’émotion fut immédiate. Fioravanti et ses collègues de Maranello, Angelo Bellei et Sergio Scaglietti, tombèrent sous le charme de cette Ferrari hors norme. Entre eux, ils la surnommèrent affectueusement « BB », comme Brigitte Bardot, l’actrice française qui faisait alors battre le cœur du monde entier.

© Ferrari S.P.a / Leonardo Fioravanti – Ferrari P6 Berlinetta Speciale – Ferrari Berlinetta Boxer

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