Kia Seltos, la seconde génération arrive en Europe
Dans le segment très concurrentiel des SUV, Kia présente son Seltos de seconde génération qui arrive pour la première fois en Europe. Il est prêt à rivaliser avec les Volkswagen T-Roc.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Kia Motors
Seltos, un SUV qui a du style
Les deux marques cousines coréennes, Kia et Hyundai, révolutionnent leur design pour convaincre toujours plus de nouveaux clients, notamment en Europe. Le style est franc, se démarque, devient très cubique, il interpelle mais ne laisse pas indifférent. Que ce soit des modèles électriques ou thermiques, le style reste toujours affirmé et on commence désormais à reconnaître le nouveau langage stylistique de Kia, grâce aux récentes Picanto (ici à l’essai), EV3, EV4, comme le tout dernier van P5 Cargo (ici à l’essai) qui est également spectaculaire.
Cette deuxième génération du Seltos est un modèle stratégique à l’échelle mondiale qui fera, pour la première fois, son entrée sur le marché européen. Moins imposant que le Sportage mais plus généreux que le Niro, ce nouveau Seltos se positionne comme une alternative “expressive” au best-seller de la marque. Il viendra donc se mesurer directement au Volkswagen T-Roc, fraîchement renouvelé lui aussi depuis le mois d’août.
Dans cette nouvelle version, Kia assume un positionnement très “lifestyle”. Au programme : une palette de couleurs éclatantes (Iceberg Green ou Magma Red, par exemple) et la possibilité de sortir des chemins battus grâce à une transmission intégrale en option. Cette version reçoit d’ailleurs des éléments spécifiques : des plaques de protection, une suspension arrière multibras et différents modes dédiés aux terrains meubles. Reposant sur la même plateforme K3 que les Niro et Hyundai Kona, le Seltos propose plusieurs motorisations essence :un 2.0 atmosphérique de 149 ch, un 1.6 turbo décliné en deux niveaux de puissance, 180 ch (boîte manuelle 6 rapports) ou 195 ch (boîte automatique 8 rapports). Kia a également confirmé l’arrivée d’une version hybride pour 2026. Elle devrait reprendre l’architecture du Niro, combinant un 1.6 litre essence et un moteur électrique pour un total de 140 ch. La marque souligne que cette offre technique vise à répondre à la diversité des marchés mondiaux. Mais toutes les mécaniques ne seront pas destinées à l’Europe : le 2.0 atmosphérique, en particulier, devrait être écarté pour des raisons d’émissions.



Un positionnement revu pour séduire l’Europe
Cette montée en gamme du Seltos s’inscrit dans une stratégie plus large : étendre son influence, notamment en Europe où il n’avait jamais été commercialisé auparavant. C’est pourquoi Kia intègre de série de nombreux équipements plébiscités sur le Vieux Continent : écran tactile de 12,3 pouces, toit ouvrant, sièges arrière inclinables, affichage tête haute et un volume de coffre généreux de 536 litres. Lancé en 2019, le Seltos est devenu l’un des piliers de Kia à l’international, particulièrement au Mexique et en Inde, où sa production sera d’ailleurs maintenue. Il est également disponible en Amérique du Nord, en Australie ou encore en Afrique du Sud. Jusqu’ici, l’Europe lui avait fermé ses portes en raison de normes de sécurité et d’émissions trop strictes pour sa première génération.
Pour Ho Sung Song, PDG de Kia, le Seltos occupe un rôle capital : “C’est l’un de nos modèles les plus stratégiques dans le monde, au même titre que le Sportage”, lâche-t-il. Avec plus de 500 000 Sportage vendus en 2025, le dirigeant voit un boulevard pour le Seltos : l’objectif affiché est d’en écouler environ 60 000 exemplaires par an en Europe. Et le positionnement face aux Sportage ou Niro ? Pas d’inquiétude, selon Song. Le Niro vise clairement les amateurs d’efficience et de motorisations hybrides, tandis que le Seltos (même en hybride) séduira surtout ceux en quête d’un SUV plus traditionnel, avec une attitude plus baroudeuse. Quant au Sportage, il reste installé dans un segment supérieur.
Kia n’a pas encore fixé la date d’arrivée du Seltos sur les différents marchés en Europe, ni dévoilé ses prix. Ces informations devraient tomber début 2025. Le ticket d’entrée devrait toutefois tourner autour de 35 000 €, soit un niveau voisin des Niro et Sportage.







