La R5 de Renault passe le cap des 100 000 exemplaires produits

Succès commercial pour la Renault 5 E-Tech que l’on appelle encore R5 comme sa devancière, elle vient de passer le cap des 100 000 unités produites.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Renault Groupe

La Renault 5 E-Tech célèbre ses 100 000 unités produites

L’usine Ampere ElectriCity de Douai vient de célébrer la production du 100 000ᵉ exemplaire de la Renault 5 E-Tech électrique, modèle commercialisé depuis octobre 2024. Le véhicule emblématique, une version Techno équipée d’une batterie de 52 kWh (la configuration la plus plébiscitée par les clients), a quitté les chaînes de montage la semaine dernière. Cet événement a été salué avec fierté par toutes les équipes du site des Hauts-de-France.

Distinguée par le titre de « Voiture de l’année 2025 » par le jury international « Car of The Year », la Renault 5 E-Tech électrique s’impose comme une réponse innovante et accessible aux défis technologiques, sociaux et environnementaux de la mobilité contemporaine. Elle contribue ainsi activement à rendre le véhicule électrique plus accessible au plus grand nombre.

Dès son lancement, la Renault 5 E-Tech électrique a rapidement conquis le marché : elle domine depuis plusieurs mois le segment B électrique en Europe. Elle se classe également à la deuxième place, tous segments confondus, sur le marché des particuliers en Europe. En France, elle occupe même la première place des ventes de véhicules électriques depuis le début de l’année, une performance qu’elle a également réalisée au Royaume-Uni en octobre dernier. Aux Pays-Bas et en Espagne, elle reste leader de son segment. La Renault 5 E-Tech électrique a également entamé son expansion hors d’Europe, avec des débuts prometteurs en Turquie et en Israël. Le Maroc a rejoint la liste des pays distributeurs le mois dernier, et d’autres marchés devraient suivre en 2026.

Du nouveau dans la gamme R5 dès 2026

Le modèle devrait confirmer son succès auprès du public grâce à une gamme élargie : trois motorisations, deux capacités de batterie et cinq finitions proposées à partir de 24 990 euros (hors bonus écologiques). À partir de fin janvier 2026, une série d’évolutions et d’innovations viendront enrichir l’offre. Parmi les nouveautés, les versions Techno et supérieures bénéficieront de la fonction « One Pedal ». Ce quatrième niveau de freinage régénératif permet d’arrêter totalement le véhicule en relâchant simplement l’accélérateur, sans toucher à la pédale de frein. Idéale en ville, cette fonctionnalité facilite la conduite dans les embouteillages ou à l’approche d’un stop, d’un rond-point ou d’un feu rouge, pour une expérience plus fluide et intuitive.

La Renault 5 E-Tech électrique se pare également de nouveaux stickers « PoweR5 » pour les ailes arrière. Le pack de stickers « NumbeR5 », déjà disponible sur les finitions Techno et Iconic Cinq, sera désormais accessible dès les finitions Five et Evolution. Côté sécurité, un système avancé de surveillance du conducteur fera son apparition. Grâce à une caméra intégrée dans le montant gauche du pare-brise, il détecte les signes de fatigue ou de distraction au volant. Enfin, une nouvelle offre de données sera proposée : 2 Go par mois pendant 3 ans (ou jusqu’à la fin du contrat avec Mobilize Financial Services, hors crédit classique). De quoi couvrir les besoins quotidiens des applications embarquées, comme 40 heures de musique en streaming ou 3 heures de vidéo par mois.

Renault et Nissan, nouveaux plans ?

Alors que Renault envisageait initialement d’utiliser les fonds issus de la vente de sa participation dans Nissan pour financer sa propre croissance, les deux constructeurs pourraient finalement chercher à renforcer leur alliance fragilisée. Cette évolution survient quelques mois après le départ de Luca de Meo, qui a quitté la direction de Renault en juillet dernier. Dans un contexte de difficultés financières pour le groupe japonais, cette volonté de resserrer les liens semble logique.

En 2023, Renault avait accepté de réduire sa part dans Nissan, passant d’un pic de 43 % à seulement 10 %. L’objectif était alors de réinvestir les sommes obtenues dans son propre développement. Pourtant, la chute du cours de l’action Nissan a compliqué ces plans. Aujourd’hui, Renault détient encore près de 36 % du capital de Nissan, dont 18,7 % via une structure française. Début 2025, le constructeur a même dû déprécier sa participation à hauteur de 9,5 milliards d’euros.

Selon le Financial Times, le nouveau dirigeant de Renault, François Provost, souhaite désormais consolider les partenariats existants, soulignant leur importance stratégique pour un groupe de cette envergure. Un porte-parole a confirmé que Provost échange régulièrement avec le nouveau PDG de Nissan, Ivan Espinosa, afin d’explorer des pistes de collaboration plus étroite. « Vingt ans aux côtés de Nissan nous ont appris que nous savons non seulement négocier des partenariats, mais surtout les mettre en œuvre de manière avantageuse pour Renault. C’est ainsi que nous abordons la question de la taille critique », a déclaré Provost lors d’un événement récent à Paris.

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