Leasing social 2026 : voitures éligibles, aides et loyers
Depuis le 16 juillet, la troisième édition du leasing social permet de rouler en électrique dès 94 € par mois, mais les stocks fondent et plusieurs modèles phares sont déjà introuvables.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Stellantis
Quel modèle choisir avec le leasing social ?
Le programme repose sur une enveloppe de 401 millions d’euros financée par les certificats d’économies d’énergie, pour au moins 50 000 voitures électriques destinées aux ménages modestes. Le gouvernement comptait 34 000 dossiers validés au 22 septembre : voici les modèles, les aides et les loyers à connaître avant la fermeture du guichet.
Une troisième édition lancée dans un contexte tendu : depuis la hausse des prix à la pompe des carburants, le marché du véhicule neuf est fortement impacté par les nouveaux comportements de consommation des conducteurs français. La tendance se confirme, l’attirance pour un véhicule électrique ne cesse d’augmenter, comme un véhicule secondaire, voire comme le principal du foyer. Tout ceci profite logiquement aux véhicules électriques qui sont compatibles avec le leasing social.
Le leasing social est revenu le 16 juillet 2026 pour une troisième édition. Le programme « Location sociale de voitures électriques 2026 » a été créé par un arrêté du 14 avril 2026. Le quota reste celui des années précédentes : 50 000 véhicules au maximum, comme en 2024 et en 2025. Cette troisième vague a été lancée après la flambée du prix des carburants, ce qui a poussé de nouveaux clients vers les concessions. Le calendrier était pourtant moins favorable que les éditions précédentes. Le lancement en plein été et des conditions plus restrictives, avec moins de modèles éligibles, ont tempéré l’engouement. Mais les chiffres montrent un succès réel. 19 500 véhicules avaient été réservés pendant les deux premières semaines, puis près de 30 000 en un mois et demi. Fin septembre, 34 000 demandes étaient enregistrées, soit environ 16 000 places restantes. Aucune date limite de commande n’est fixée : le dispositif s’arrête quand l’enveloppe est épuisée.
Qui peut prétendre au leasing social ?
Le dispositif vise les ménages modestes qui dépendent de leur voiture pour travailler. Les conditions se cumulent et le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. Le demandeur doit aussi habiter à plus de 10 km de son lieu de travail et s’y rendre en voiture. La principale nouveauté de 2026 est une règle d’exclusion : les ménages qui ont déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025 ne peuvent pas redéposer de dossier. Cela réduit mécaniquement le vivier de candidats par rapport aux années passées. Les non-salariés ne sont pas écartés, mais ils doivent justifier de leur situation. Ils fournissent une attestation sur l’honneur et la preuve de leur affiliation à un régime de sécurité sociale pour l’année en cours.
Le cahier des charges est strict. Le véhicule doit être neuf, de catégorie M1 (voiture particulière) et 100 % électrique. Trois seuils s’y ajoutent :
- Le prix : au plus 47 000 euros TTC, hors options et accessoires.
- Le poids : une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg.
- L’éco-score : au moins 60 points sur 80. Cet indicateur mesure l’empreinte carbone de la fabrication, du transport et des matériaux.
L’éco-score explique pourquoi la liste est courte et dominée par l’Europe. L’offre se compose très majoritairement de citadines et de petits SUV européens. Au total, 11 marques et 20 modèles sont éligibles. Les modèles lourds ou très chers, comme les grosses berlines et les SUV haut de gamme, restent hors dispositif.
Aide set primes : comment le loyer passe sous les 200 euros
Le mécanisme est simple dans son principe : l’État, via les certificats d’économies d’énergie, finance une aide qui réduit le coût de la location. Les offres sont proposées sans apport, car le premier loyer majoré est couvert par la prime CEE renforcée. En 2026, l’aide est graduée. Elle va de 6 500 € à 9 500 € selon la localisation de la production de la batterie et du moteur en Europe, dans la limite de 29 % du prix remisé du véhicule. L’an dernier, la barre était plus basse : l’aide pouvait aller jusqu’à 7 000 € en 2025. Une voiture dont les composants clés sont fabriqués en Europe est donc mieux dotée, ce qui avantage les modèles les plus « européens ».
Les mentions légales d’une offre Citroën détaillent bien la mécanique. Pour une ë-C3 YOU Autonomie Urbaine, le premier loyer est de 0 €, après déduction de 6 413 € d’aide. Cette aide se compose de 5 913 € de prime éco-score et de 500 € de prime « moteur européen ». Suivent 35 loyers de 94 €. D’autres finitions affichent 7 000 € d’aide, soit 6 500 € de prime éco-score majorée de 500 € de prime moteur européen.
Pour le locataire, les garde-fous sont clairs :
- Un plafond de loyer : 200 euros TTC par mois, pour un forfait d’au moins 15 000 kilomètres par an. Au moins 25 % des offres doivent rester sous 140 €.
- Des contrats standardisés : les offres relevées à l’ouverture étaient en location longue durée de 36 mois pour 45 000 km.
- Des frais encadrés : aucun frais de dossier sur l’avance de l’aide, aucune caution et aucune option imposée.
Les loyers s’entendent toutefois hors assurance et options. Les prestations incluses varient d’un loueur à l’autre, ce qui justifie de comparer les offres.



