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Pour ou contre la libéralisation du marché des pièces détachées ?

Pièces détachées

Avec des prix verrouillés, le monopole des pièces détachées est préjudiciable pour le consommateur. Le gouvernement envisage sa suppression : pour ou contre sa libéralisation ?

Alors que les pays de l’Union Européenne tolèrent un réseau de pièces détachées automobiles ouvert à la concurrence, la France continue à faire figure d’exception en confiant ce marché aux constructeurs.

En effet, les mesures promises récemment par le Premier Ministre devraient permettre d’ouvrir le marché de la pièce de rechange « visible » à la concurrence. Aujourd’hui, lorsque vous cassez un rétroviseur ou un pare-brise, vous êtes forcés de vous tourner vers le catalogue de pièces du constructeur.

Nouvelle Peugeot 208 Salon Genève 2019En théorie, cela permet aux marques de protéger leurs créations de la copie frauduleuse. Mais en pratique, ce verrou leur octroie le droit de fixer eux-mêmes le prix de la pièce, sans aucune forme de concurrence possible. Ce qui entraîne un coût préjudiciable au porte-monnaie des Français, qui se sentent lésés et forcés de choisir des pièces badgées par la marque de leur véhicule.

La libéralisation a-t-elle du bon ?

Cette situation de monopole devrait cesser, ce qui permettra à la France d’être sur le même pied d’égalité qu’avec l’ensemble de l’Union Européenne où il est possible de se faire livrer des pièces refabriquées par d’autres sociétés. Pour le Premier Ministre Edouard Philippe, cette mesure fait partie de la liste des éléments qui contribueront à redonner du pouvoir d’achat aux Français, alors que la situation est toujours aussi tendue à la suite de l’augmentation des prix des carburants et du mouvement des Gilets Jaunes.

Si cette ouverture du marché de la pièce détachée à la concurrence vise à une meilleure tarification des éléments extérieurs visibles pour que le consommateur puisse obtenir son objet à meilleur prix, nous sommes en droit de nous poser la question de la qualité de ces éléments, dont les tests de mise à l’épreuve ont peut-être été moins rigoureux. Cette décision semble aussi pointer du doigt les politiques tarifaires des constructeurs : leurs prix sont-ils en adéquation avec les objets vendus ? Nous attendons donc la suite de ce projet de loi avec impatience.

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