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Nissan Ariya : à bord du futur haut de gamme électrique de Nissan

Nous avons pu approcher et nous installer dans l’habitacle du futur crossover 100 % électrique de Nissan. Il sera sur nos routes avant la fin de l’année.

Un logo lumineux pour la Nissan Ariya

Long de 4,60 m, pour une largeur de 1,85 m et une hauteur de 1,66 m, l’Ariya se veut assez imposant et plutôt haut de gamme, grâce à son style dynamique et sa peinture biton. Il rappelle en cela le Murano, commercialisé en France entre 2003 et 2015 au gré de deux générations. L’avant est dans la tendance actuelle, avec le nouveau logo Nissan illuminé par 20 leds (juste à l’arrêt pour des questions de législation) et une signature lumineuse très futuriste.

La calandre intègre par ailleurs un motif japonais traditionnel en 3D appelé Kumiko. En imaginant cette voiture évoluer en centre-ville ou sur une route de campagne, on a vraiment l’impression de changer d’ère automobile. Le concept-car du même nom présenté à Tokyo en novembre 2019 avait donné un aperçu du sujet, et la version finale est finalement très proche. Bien joué, car d’autres modèles vont vers ces calandres d’un genre nouveau, comme par exemple la Hyundai Tucson, ou encore, dans une moindre mesure, la Peugeot 3008 restylé.

De profil, l’Ariya illustre assez bien le qualificatif de crossover coupé que Nissan lui a donné. Sa ligne de toit s’abaisse en allant vers l’arrière, mais ne pose pas de problème d’habitabilité (voir plus loin). Il sera livré en jantes de 19 pouces, ou de 20 pouces en option. L’arrière enfin, joue aussi la carte de la technologie avec un bandeau lumineux qui intègre les feux arrière. L’ensemble est 100 % noir à l’arrêt, et illuminé en rouge lorsque la voiture est en activité.

Un habitacle repensé

C’est une des possibilités offertes par les voitures électriques : dégager de la place pour le mobilier de bord et l’habitabilité. Nissan a ainsi ménagé de l’espace aux pieds des passagers avant, en se passant de console centrale au centre de la planche de bord et en créant un plancher plat. Un espace de rangement avec accoudoir peut, électriquement, s’avancer entre les deux sièges avant. Attention, lorsqu’elle est reculée au maximum, la banquette passe de trois à deux places…

Nissan a là aussi mis l’accent sur la modernité : les boutons de commande des fonctions de confort sont dissimulés en affleurement de la « peau » de la planche de bord, et les grands écrans, en enfilade et de série à bord de toutes les versions, rehaussent le côté techno. Les matériaux de la version de présérie à bord de laquelle nous avons pris place ne nous ont pas éblouis par leur qualité, mais il convient d’attendre la version définitive pour juger, certains revêtements pouvant encore évoluer. A noter qu’au centre de la partie inférieure de la planche de bord se trouve un espace de rangement, ainsi qu’un plateau rabattable qui peut transformer la voiture en bureau mobile. C’est bien vu !

A l’arrière, l’espace est un peu plus compté, mais même les gabarits les plus grands bénéficieront d’une garde au toit suffisante, malgré le caractère fuyant de la ligne de toit. Le plancher plat est aussi de mise (pas de tunnel de transmission), ce qui libère de l’espace pour les jambes. Bien que les batteries soient logées dans le châssis, le coffre ne propose pas un volume important pour le gabarit : 468 litres en 4×2, et 415 litres en 4×4. La modularité n’offre rien de particulier, avec des sièges qui peuvent se rabattre en 2/3 ½, la banquette n’étant pas coulissante.

La Nissan Ariya offre jusqu’à 500 km d’autonomie

Le Nissan Ariya propose d’opter pour un ou deux moteurs, placés sur les trains roulants. Avec un seul moteur, c’est une traction, et bien entendu un 4 roues motrices permanentes avec deux machines électriques (une technologie appelée e-4orce, prononcez « iforce). Il propose également deux batteries, de capacité différente : 65 et 90 kWh, soit respectivement 63 et 87 kWh utilisables.

En deux roues motrices, l’Ariya offre une puissance de 220 ch avec la petite batterie, et 240 ch avec la grosse. Sur la version 4×4, ces chiffres grimpent à 280 ch et 306 ch. Une version Performance (395 ch) arrivera un peu plus tard. De quoi mouvoir correctement les 2,3 tonnes de l’engin, alors que la version deux roues motrices contient sa masse à 1,8 tonne. Côté autonomie, c’est bien sûr la version 4×2 et grosse batterie qui est la mieux-disante, avec 500 km annoncés. A l’inverse, la livrée 4×4 et petite batterie n’offrira que 340 km de roulage 100 % électrique. Toutefois, il faudra impérativement se doter d’une « box » de recharge rapide à domicile afin de pouvoir utiliser cette voiture correctement. Une prise normale ne délivrant que 2,3 kW par heure en moyenne, il faudrait déjà plus de 27 heures pour recharger la plus petite des deux batteries…

De 45 000 à 60 000 €

Il ne s’agit que d’une estimation mais cette fourchette est plausible compte tenu du positionnement de la concurrence et de la structure de gamme de Nissan. Il faudra aussi compter avec le futur Qashqai qui intègrera lui aussi une technologie électrifiée (un moteur électrique avec un moteur thermique en guise de groupe électrogène) et qui devrait se positionner habilement face au Peugeot 3008 Hybrid4. 

Avec un design qui change, un niveau technologique élevé –y compris toutes les aides à la conduite que nous ne manquerons pas de détailler lors du premier essai- et une promesse produit qui fait envie, le nouveau Nissan Ariya aura alors la charge de porter haut et fort les nouvelles couleurs du haut de gamme de Nissan.

Didier LAURENT
Photos : DR.

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