Nissan Primera : la résurrection en électrique

Près de deux décennies après avoir quitté les chaînes de montage, la Nissan Primera s’apprête à signer un retour fracassant : elle devient électrique et une grande routière.

Texte : Gaël Angleviel / Nissan Corp.

Nissan Primera : Le phénix électrique venu d’Orient

En bref :

  • Résurrection historique : Le nom « Primera » renaît 19 ans après sa disparition sous la forme d’une berline 100 % électrique.
  • Dimensions XXL : Avec 4,93 m de long, elle dépasse la Toyota Camry et offre un empattement généreux de 2,91 m.
  • ADN sino-japonais : Le modèle est basé sur la Dongfeng Nissan N7 produite en Chine.
  • Performances électriques : Un moteur de 218 ch alimenté par une batterie de 60 kWh et une autonomie de 500 km.
  • Lancement imminent : Débusquée via un document officiel aux Philippines, son exportation mondiale est déjà confirmée.

La Nissan Primera va signer son retour, mais oubliez la berline de papa : la nouvelle venue est une géante électrique chinoise aux ambitions mondiales, prête à bousculer les références du segment. Le silence de Nissan a été brisé par une fuite administrative. Un document déposé auprès du ministère de l’Énergie des Philippines (DOE) a révélé le plan de la marque : ressusciter le blason Primera pour une berline « zéro émission ». Ce retour ne se fera pas sur une base technique inédite, puisque le document confirme que la nouvelle Primera sera un clone de la Dongfeng Nissan N7 commercialisée en Chine.

Les chiffres ne mentent pas : la Primera change de catégorie. Avec 4 930 mm de longueur, elle surclasse la Toyota Camry et repose sur un empattement de 2 915 mm. Ce gabarit imposant promet une habitabilité de premier ordre, calquée sur le confort des grandes routières. Côté design, aucune révolution n’est attendue par rapport à la N7 originale, hormis l’apposition du célèbre badge « Primera » sur le hayon.

Sous cette robe minimaliste, l’intérieur devrait intégrer un immense écran d’infodivertissement de 15,6 pouces. La mécanique, quant à elle, reste fidèle à la fiche technique de sa cousine chinoise : un moteur électrique unique développant 218 ch (160 kW) et 305 Nm de couple. La batterie de 60 kWh, optimisée pour l’export, promet une autonomie de 500 km, idéale pour les trajets urbains et périurbains.

De Longbridge au « Social Engineering » moderne

Nissan n’a pas encore communiqué de calendrier précis, mais la production est déjà lancée dans l’usine Dongfeng Nissan de Guangzhou. Le choix du nom Primera pour les marchés d’exportation est un coup de maître stratégique : bien plus évocateur que le code « N7 », il capitalise sur une réputation solide bâtie entre 1990 et 2007, notamment grâce à ses succès en championnat BTCC.

Pour mémoire, la Primera a marqué l’histoire de Nissan en Europe et au Japon à travers trois générations, avant d’être éclipsée par l’Altima. Sa renaissance sous forme électrique s’inscrit dans une tendance de fond : réutiliser des noms iconiques pour faciliter l’adoption de la mobilité électrique. Reste à savoir si cette « Super-Primera » sino-japonaise posera un jour ses roues sur le sol européen pour venir défier les berlines actuelles.

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