Dacia dévoile le nom de sa future citadine électrique
Dacia va remplacer sa citadine électrique par un modèle basé sur la cousine Renault Twingo E-Tech, et la Roumaine a décidé de conserver son nom de baptême : Spring !
Texte : Gaël Angleviel / Photos : Dacia
Une nouvelle Spring qui refuse de tuer l’ancienne
En bref :
- Un nom conservé : Dacia garde l’appellation « Spring », devenue une véritable référence de l’électrique abordable.
- Made in Europe : Contrairement à l’actuelle version fabriquée en Chine, la nouvelle sera assemblée en Europe.
- Vendue sous les 18 000 € : Affichée à moins de 18 000 €, elle sera l’électrique la moins chère du marché.
- Le sens de l’accueil : Malgré son petit gabarit, la marque promet quatre vraies places et un coffre digne de ce nom.
- Révélation à Paris : Le grand bain de foule est attendu au Mondial de l’Automobile de Paris en octobre prochain.
Le suspense est levé : Dacia ne compte pas abandonner sa poule aux œufs d’or. Pour sa prochaine citadine branchée, la marque roumaine conserve son patronyme fétiche. Officiellement, elle s’appellera la « Nouvelle Spring », même si un premier cliché mystère révèle que son fessier arborera simplement le badge classique « Spring ». Ce qualificatif inédit servira surtout à la différencier de la version actuelle, puisque les deux générations vont cohabiter paisiblement en concessions pendant un certain temps. Lancée en 2021, Spring a déjà séduit près de 210 000 clients en Europe, confirmant la pertinence d’une mobilité électrique simple, accessible et sans superflu.
Si elle conserve sa philosophie de poche, cette nouvelle mouture change de stature. Plus grande, plus large et solidement campée sur ses roues, elle revendique une silhouette plus musclée qui lorgne ostensiblement du côté des SUV de la marque. Dacia promet déjà une habitabilité de premier ordre avec quatre vraies places et un coffre généreux, la Twingo sa cousine revendiquant par exemple jusqu’à 360 litres de volume de chargement.
Des gènes de Twingo, une robe 100 % Dacia
Les premiers clichés des prototypes camouflés en cours de tests ne mentent pas : la Nouvelle Spring partage son squelette avec la future Renault Twingo rétro. On retrouve ainsi le même montant arrière incliné, une ligne de pavillon joliment galbée et des vitres arrière arrondies.
Pourtant, pas question de jouer aux jumeaux parfaits. Dacia a injecté ses propres codes esthétiques pour marquer son territoire. À l’avant, les phares ronds et nostalgiques de la Twingo cèdent leur place à un bandeau noir laqué ultra-fin et moderne, fidèle à la signature visuelle de l’actuelle Spring. À l’arrière, la lunette se dispense du décroché en forme de losange, tandis que les feux de stop migrent bien plus haut sur le hayon.
Côté technique, le mimétisme avec la Twingo devrait être total. Sous le plancher, on murmure qu’elle abritera une batterie de 27,5 kWh capable d’offrir une autonomie d’un peu plus de 260 km. Le clou du spectacle reste son tarif : en s’affichant sous la barre des 18 000 €, elle va couper l’herbe sous le pied de la Twingo pour tuer la concurrence dans l’œuf.
L’offensive électrique et hybride ne fait que commencer
Cette Nouvelle Spring n’est que la face émergée d’un immense iceberg. Dacia a le pied au plancher et promet de dégainer trois autres véhicules 100 % électriques au cours des quatre prochaines années. Dans le lot, on retrouvera notamment la future génération de la Sandero. Véritable icône du rapport qualité-prix, elle adoptera une plateforme CMF-B ultra-flexible lui permettant de proposer des motorisations thermiques, hybrides et électriques.
En parallèle, Dacia va faire grimper le curseur de l’hybridation. Si un quart des modèles vendus aujourd’hui carburent déjà à la double énergie, l’objectif avoué est d’atteindre les deux tiers à l’avenir. Le break Striker et le grand SUV Bigster auront la lourde tâche de faire main basse sur le segment C, plus haut de gamme et surtout beaucoup plus rentable.
Pour réussir cette percée sur le marché, le constructeur s’appuiera sur son arme secrète : une stratégie de « design-to-cost » ultra-rigoureuse. En partageant les plateformes du groupe Renault et en s’appuyant sur un réseau de distribution proactif, Dacia conserve un avantage de coût de 15 % par rapport à ses rivaux. Une recette magique qui fidélise : plus de 70 % des clients restent fidèles à Dacia au moment de renouveler leur monture, et 10 % de plus basculent chez le grand frère Renault. La concurrence peut trembler.


