La Renault 5 E-Tech bientôt avec 500 km d’autonomie ?
Alors que les premières simplifications d’options apparaissent au configurateur, Renault prépare une importante refonte technique pour ses R5 et R4 électriques afin de contrecarrer l’offensive des futures Volkswagen ID. Polo et CUPRA Raval.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Groupe Renault
La Renault 5 s’offrira une mise à jour à l’autonome
En bref :
- L’arrivée de nouveaux moteurs électriques « Gen 2 Evo » à l’efficience optimisée pour réduire drastiquement la consommation.
- L’adoption d’une batterie LFP en entrée de gamme et des capacités revues à la hausse visant 500 km d’autonomie WLTP.
- Un ajustement tarifaire à la baisse et la charge rapide de série attendus pour le Mondial de l’Auto de Paris en octobre.
La Renault 5 E-Tech ne va pas attendre le cap de la mi-carrière pour s’offrir déjà une mise à jour technique et entame déjà sa première métamorphose. Les observateurs avisés ont remarqué un récent coup de rabot dans le configurateur français de la marque, matérialisé par la suppression de certaines options chromatiques. Loin d’être un anodin ménage de printemps, cette manœuvre annonce une importante vague d’évolutions prévue pour cet automne, qui touchera également les R4, Kangoo et Trafic.
Sur le plan cosmétique, le traitement restera d’une discrétion chirurgicale, se résumant principalement à l’introduction d’un inédit et pimpant rouge au nuancier. On avait déjà appris peu après son lancement que la Renault 5 ne devrait sans doute pas connaître de lifting, pour ne privilégier que des évolutions techniques. Il faut dire que le succès commercial est dû en partie à son dessin adopté de tous et qui singe parfaitement son aïeule. Les nouveautés attendues sont donc sous la robe et sont la conséquence de la déferlante imminente de rivales germaniques et/ou chinoises, au premier rang desquelles figurent les Volkswagen ID. Polo, CUPRA Raval ou la chinoise Geely E2. Renault applique une stratégie de mise à jour continue pour empêcher ses citadines électriques de se faire distancer.
Le premier volet de ce plan de bataille concerne le cœur mécanique. Toujours fidèles à la technologie du rotor bobiné sans terres rares, les blocs baptisés en interne « Gen 2 Evo » s’offrent une cure de jouvence. Grâce à un rendement retravaillé et une puissance revue à la hausse, ces moteurs entendent gommer leur péché originel : une gourmandise en électrons supérieure à celle des propulseurs à aimants permanents de la concurrence.
Des batteries LFP et une autonomie poussée à 500 km
L’autre grande révolution se jouera au niveau du réservoir d’énergie. Pour les versions d’accès à « autonomie urbaine », le pack NCM de 40 kWh tire sa révérence au profit d’un accumulateur Lithium-Fer-Phosphate (LFP) fourni par LG Energy Solution. Exploitant une architecture CTP (Cell-to-Pack) en poches (pouch), cette batterie promet d’optimiser l’encombrement tout en rabotant nettement les coûts de fabrication.
Les déclinaisons « autonomie confort » conserveront leurs cellules NCM signées Envision AESC, mais profiteront d’une capacité énergétique accrue. Couplée à la sobriété retrouvée du moteur Gen 2 Evo, cette évolution permettra à la R5 et à la R4 d’afficher une autonomie maximale flirtant avec les 500 km WLTP, transformant ces citadines branchées en véritables aventurières des grands axes.
Pour parfaire ce tableau stratégique, Renault envisage de généraliser la recharge rapide sur l’ensemble de la gamme R5, creusant ainsi un écart net avec la future Twingo. Enfin, à l’image du récent repositionnement de la Mégane E-Tech, un réajustement des prix à la baisse est vivement pressenti. La firme au losange devrait officialiser toutes ces festivités techniques lors du Mondial de l’Auto de Paris en octobre prochain.


