Nouvelle BMW Série 3 (G50) : privée de diesel !
Affichant une robe quasi identique à celle de sa jumelle 100 % électrique i3, la toute nouvelle BMW Série 3 à motorisation thermique débarquera au printemps 2027 mais en étant privée de moteurs diesel.
Texte : Gaël Angleviel / Images : BMW AG
BMW Série 3 2027 : le thermique fait de la résistance
En bref :
- Filiation esthétique et cœur thermique : Si elle emprunte les traits d’avant-garde de l’i3 électrique, cette nouvelle Série 3 repose sur une plate-forme dédiée aux blocs essence avec micro-hybridation 48V.
- Deux déclinaisons de caractère : Le catalogue se compose d’une 320 de 211 ch et culmine avec la M350 xDrive de 443 ch.
- Cockpit numérique et gabarit contenu : Plus longue de 5 cm que sa devancière tout en restant plus compacte qu’une Audi A5, elle embarque la gigantesque dalle Panoramic iDrive de 17,9 pouces et la conduite semi-autonome.
La légendaire berline bavaroise fait peau neuve et prépare son offensive pour le deuxième trimestre 2027 sur le marché européen, où elle sera proposée à partir de 49 900 € pour le modèle 320 en France. Si la nouvelle Série 3 semble avoir été façonnée dans le même moule que la récente i3 100 % électrique, les deux sœurs « presque jumelles » cachent des entrailles radicalement opposées. Loin de succomber au tout-électrique, cette variante thermique conserve une architecture châssis spécialement affûtée pour la combustion interne (plateforme CLAR), épaulée d’entrée de jeu par deux motorisations essence équipées d’une micro-hybridation 48V.
Bien qu’elle partage les dessous structuraux de la génération sortante, la familiale de Munich prend du galon. Longue de 4 760 mm, elle s’étire de 52 mm supplémentaires, même si l’empattement ne gagne qu’un modeste centimètre. Cette croissance profite subtilement aux passagers arrière, même si le volume de coffre perd une plume au passage pour s’établir à 450 litres (soit 30 litres de moins qu’auparavant). Avec ce gabarit mesuré, la Série 3 demeure nettement plus compacte que l’Audi A5 tout en faisant jeu égal avec la Mercedes Classe C. Si la déclinaison break Touring se fait désirer, BMW confirme qu’elle restera un pilier incontournable de la gamme dès 2027.



De la sagesse du quatre-cylindres au feu sacré du six-en-ligne
Pour son lancement, la Bavaroise mise exclusivement sur un duo de blocs essence prêts à dompter les normes antipollution Euro 7. L’entrée de gamme 320 abrite un quatre-cylindres 2,0 litres turbo crachant 211 ch et 330 Nm de couple, canalisés vers les seules roues arrière via une boîte automatique à huit rapports. L’exercice du 0 à 100 km/h est expédié en 7,4 secondes, pour une consommation mixte WLTP de 7,5 l/100 km, légèrement en retrait par rapport à ses rivales d’Ingolstadt et de Stuttgart.



Pour les esthètes de la performance, la M350 xDrive passe aux choses sérieuses en dégainant un noble six-cylindres en ligne 3,0 litres turbo développant la bagatelle de 443 ch et 580 Nm de couple. Grâce à sa transmission intégrale, la M350 pulvérise le 0 à 100 km/h en seulement 4,1 secondes et accroche les 250 km/h en pointe, distançant sa rivale l’Audi S5 de près de 60 ch et de quatre dixièmes au sprint. Cerise sur le gâteau pour les amoureux du pilotage : cette version hérite du mode « Drift » permettant de débrayer le train avant, à l’image de la sulfureuse M3. À l’avenir, la gamme s’étoffera de versions hybrides rechargeables à l’autonomie accrue, tandis qu’aucun bloc diesel n’est prévu au programme.



Jeu des sept erreurs et révolution numérique à bord
Pour distinguer la version thermique de la déclinaison électrique i3 malgré des dimensions quasi identiques (à 5 mm près), il faut observer le profil : le capot de la Série 3 essence se fait plus long et plus bas afin d’abriter le majestueux six-cylindres, tandis que la baie de pare-brise se dresse de manière plus verticale. On retrouve néanmoins les signatures lumineuses spectaculaires et la calandre éclairée. La M350 hausse le ton avec ses feux de jour jaunes, ses étriers de frein colorés et ses quatre canules d’échappement agressives à la poupe.

Dans l’habitacle, la métamorphose numérique est totale : le tableau de bord dépouillé fait la part belle à l’affichage Panoramic iDrive au bas du pare-brise et à un écran tactile géant de 17,9 pouces. La technologie fait un bond de géant avec la conduite autonome de niveau 2+, autorisant les dépassements d’un simple coup d’œil dans le rétroviseur latéral. La cartographie native embarque la puissance de Google pour le trafic en temps réel, tandis qu’un toit panoramique en verre baigne de lumière ce cocon d’avant-garde.





