Une armada de concepts pour Stellantis au Mondial de l’Auto 2026
Pour le Mondial de l’Auto 2026 à Paris, le groupe Stellantis ne vient pas les mains vides : une armada de concept-cars époustouflants, certains attendus et d’autres sont de vraies surprises.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Stellantis, Philippe Hortail
Stellantis fait le déplacement avec le plein de concept-cars au Mondial 2026
En bref :
- Opel dévoile les traits de ses futurs modèles avec le concept STX, future Astra break
- DS dévoile un nouveau style avec son concept F3VER
- Fiat surprend en remettant au goût du jour le concept du Multipla, avec son Multiplay
Fiat Multiplay, la version LED du Multipla
Véritable ovni stylistique oscillant entre l’automobile traditionnelle et le manifeste de design mobilier, le concept Fiat Multiplay redéfinit les frontières du genre. Alors que certains attendaient le Multiplina, la proposition urbaine dévoilée récemment, c’est une surprise que Fiat dévoile à paris. Bien plus qu’une simple sculpture de salon, il incarne la vision transalpine d’un véhicule polyvalent taillé pour épouser les futures réglementations européennes des « E-cars ». Si le concept 2 CV de Citroën joue la carte de la filiation directe, la Multiplay propose une perspective autrement plus audacieuse. Longue de tout juste 4,20 mètres, sa stature contenue et sa motorisation 100 % électrique se coulent à la perfection dans les exigences réglementaires de l’UE, tout en redéfinissant les standards actuels de la marque en matière d’habitabilité et de modularité.
Pourtant, c’est à sa carrosserie métamorphe que revient le premier rôle. Grâce à une architecture modulable redoutable d’ingéniosité, le véhicule promet aux automobilistes européens d’alterner entre plusieurs vies automobiles au sein d’une seule et même carrosserie. En configuration standard, le Multiplay se mue en un monospace compact à sept places, optimisant son empattement généreux pour offrir un volume intérieur phénoménal sous un format réduit. Mais d’une simple pression sur des commandes dédiées, le caméléon transalpin change de visage : les vitres de custode s’effacent et le pavillon arrière glisse pour épouser le montant C.
Dans le même temps, la troisième rangée de sièges s’escamote sous le plancher pour transformer le véhicule en un pick-up à double rangée, taillé pour engloutir les charges les plus encombrantes, à l’instar de deux vélos, ou de tout autre chargement inattendu. Ce manifeste technologique s’habille par ailleurs des codes stylistiques de demain, réinterprétant la calandre de la marque au service d’un habitacle audacieux aux assises modulables. Si la firme italienne garde le silence sur la date d’industrialisation de ce prototype, la cadence effrénée promise par le groupe Stellantis pour ses futurs développements pourrait bien transformer l’utopie en réalité plus vite que prévu.









Alfa Romeo Cuorerosso : le futur s’annonce brûlant
Véritable sculpture roulante de 4,7 mètres de long, le concept Cuorerosso (littéralement « cœur rouge ») fusionne la passion de la marque et l’origine viscérale de son énergie à travers une robe hypnotique baptisée « Liquid Ink Red », oscillant visuellement entre le métal liquide et la lave en fusion. À l’avant, la célèbre calandre Scudetto se réinvente grâce à un tissage d’éléments triangulaires rétroéclairés qui esquissent la croix et le serpent du logo historique, prolongée par des nervures sculptées courant jusqu’à la base du pare-brise. Conçu sous la houlette du designer Alejandro Mesonero, l’ensemble bouscule les codes avec des optiques minimalistes, des arches de roues musclées abritant de superbes jantes aérodynamiques de type « télédial », ainsi que quatre portes antagonistes dénuées de montant B pour un accès facilité à bord. Campé sur des porte-à-faux courts et une voie élargie, le profil arrière s’inspire directement de la mythique Alfa Romeo 8C avec ses feux circulaires et sa poupe épurée.
À l’intérieur, l’ergonomie fait la part belle au conducteur avec un poste de centrage dominé par un volant de type yoke et une console surélevée. Derrière ce cerceau basculant se cache un combiné d’instruments révolutionnaire capable de basculer, par simple pression, de deux cadrans « télescopes » traditionnels à un affichage unique et recentré sur l’essentiel. La planche de bord élimine le superflu au profit de commandes physiques dédiées au sélecteur de vitesse, aux modes de conduite et à la climatisation, surmontées par le « Magma Display » (un écran OLED rétroéclairé totalement invisible sur un panneau sombre tant qu’il n’est pas sollicité). Le tout est habillé de matériaux nobles et durables, mêlant l’Alcantara, le métal et un cuir dont la conception intègre 60 % de déchets post-industriels.
Sous cette carrosserie sculpturale bat une mécanique noble combinant une version hybride du V6 biturbo de 2,9 litres de la Giulia Quadrifoglio à la transmission intégrale Q4 de la marque. Loin de se limiter à un simple exercice de style thermique, ce manifeste incarne la vision multi-énergies d’Alfa Romeo, confirmant que cette architecture est également taillée pour intégrer des motorisations entièrement électriques ou hybrides rechargeables.
Alors que la production des actuelles berlines Giulia et grands SUV Stelvio s’achèvera l’an prochain pour laisser temporairement seuls le Junior et le Tonale, le patron de la marque, Santo Ficili, a confirmé qu’une descendance directe de ce dernier verrait le jour début 2028 en s’inspirant directement des lignes du Cuorerosso. Cette offensive sera rapidement complétée par une berline compacte sur-vitaminée taillée pour croiser le fer avec les ténors du segment comme la Volkswagen Golf et la BMW Série 1, tandis qu’une évolution du segment D est également à l’étude pour ressusciter le fleuron Stelvio avant la fin de la décennie.











