Nissan Pixo, la cousine japonaise de la Twingo
Cousine technique de la nouvelle Renault Twingo, la Nissan Pixo renaît sous les traits d’une citadine 100 % électrique, qui arrivera au début de l’année 2027.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Nissan
La Twingo déguisée pour sa cousine Nissan Pixo
En bref :
- Cousine de la Twingo : Développé sur la plateforme du modèle français, la Pixo se réinvente avec une allure futuriste et un clin d’œil appuyé à la Micra des années 2000.
- Tarif canon : Aucun tarif dévoilé, mais la Pixo devrait jouer la même partition que la Twingo.
- Technologie embarquée : Outre son moteur de 82 ch et ses 260 km d’autonomie, il devient le tout premier modèle Nissan à intégrer directement l’intelligence artificielle Gemini.
À un chouïa près sous la barre des 3,80 mètres, la nouvelle Nissan Pixo s’apprête à faire son entrée dans une arène urbaine déjà en pleine ébullition. Elle y croisera le fer avec des pointures comme la Honda Super-N, la Renault Twingo, la Dacia Spring ou la future Volkswagen ID.up!, sans oublier la déferlante de rivales chinoises emmenée par la BYD Dolphin Surf.
Pour tirer son épingle du jeu dans ce segment où le prix est le maître du jeu, Nissan doit faire mouche : si la grille tarifaire exacte ne sera dévoilée qu’en décembre, le ticket d’entrée devrait s’afficher proche de sa cousine française. Son assemblage sur le sol européen lui offrira en outre un passeport idéal pour bénéficier des subventions gouvernementales (dans la même usine en Slovénie que la Twingo).
Si sa silhouette vous rappelle un air connu, rien de plus naturel. À l’instar de la dernière Micra qui clone la R5 de Renault, la marque de Yokohama s’est tournée vers la récente Twingo pour la maquiller à peine. Tout comme la première génération du Pixo partageait autrefois ses entrailles avec la Suzuki Alto, ce nouveau-né reprend l’ossature de la future Twingo. Mais si la récente Dacia Spring dévoilée qui clone également la Twingo de Renault avec un certain coup de crayon réussi, Nissan a été plus paresseux sur le dessin.
Pour éviter le piège du simple clonage, les designers ont appliqué quelques coups de bistouris stylistique. La face avant abandonne le néo-rétro français au profit de lignes acérées et de feux à LED encastrés. Les portes et le vitrage restent partagés avec la Twingo pour contenir les coûts, mais la poupe hérite d’un bouclier sculpté et de feux carrés évoquant malicieusement la troisième génération de la Micra. Clin d’œil poétique : le nom « Ni-San » est directement gravé en relief dans le plastique du contour de lunette arrière.



Vie à bord et technologie : l’IA Gemini s’invite au volant
Dans l’habitacle, la Pixo reprend la structure globale du mobilier français tout en s’offrant une coiffe supérieure exclusive, au dessin plus contemporain. La planche de bord, assez haute, multiplie les niches de rangement malines, accompagnées de petites touches d’orange vif et de surpiqûres contrastées pour égayer une ambiance par ailleurs très sobre.
Sensible aux aspects pratiques, le Pixo ne dispose que de deux places à l’arrière, mais il s’offre le luxe de deux sièges individuels coulissants sur rails pour faire varier l’espace aux jambes ou le volume de chargement. Le coffre engloutit ainsi de 356 à 1 221 litres, aidé par un bac sous le plancher idéal pour dissimuler les câbles de recharge.
Côté puces et écrans, la citadine frappe fort avec un écran central de 10 pouces carburation Google et une grande première chez Nissan : l’intégration native de l’assistant virtuel Gemini. Cet écosystème permet de retrouver en un clin d’œil ses repères, agendas et itinéraires enregistrés, tout en autorisant le préconditionnement thermique à distance via une application smartphone. Les amoureux d’ergonomie classique apprécieront la présence de trois molettes physiques pour régler la climatisation sous l’écran, tandis qu’un combiné numérique de 7 pouces fait face au conducteur.









Moteur et autonomie : la recette idéale pour la jungle urbaine
Sous le capot avant se niche un bloc électrique compact de 82 ch (175 Nm de couple). Si le 0 à 100 km/h expédié en 12,1 secondes ne fera pas de lui un foudre de guerre sur le papier, sa vivacité à basse vitesse promet d’en faire un acrobate parfait dans la circulation urbaine, tout en conservant assez de souffle pour s’insérer sans frayeur sur voie rapide.
L’énergie est confiée à une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 27,5 kWh. Celle-ci encaisse jusqu’à 50 kW en charge rapide DC pour récupérer de 10 à 80 % d’énergie en 28 minutes environ, tout en ciblant une autonomie WLTP de 260 km équivalente à celle de la Twingo. Le chargeur embarqué de 11 kW en courant alternatif gère également la charge bidirectionnelle V2L (Vehicle-to-Load).
Face à une Twingo pétillante d’impertinence ou une Spring au tarif agressif, cette Pixo devra compter sur sa griffe technologique et son look futuriste pour séduire les automobilistes en quête d’une mobilité urbaine branchée et accessible.








