Hyundai transforme radicalement son nouveau Tucson
Avec son allure taillée à la serpe et ses technologies repensées, la cinquième génération du Hyundai Tucson compte bien faire voler en éclats la concurrence sur le marché des SUV familiaux.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Hyundai Korea
Nouveau Hyundai Tucson : le SUV familial affûte ses armes
En bref :
- Un design anguleux et sculpté qui inaugure le langage stylistique « Art of Steel ».
- Un habitacle repensé privilégiant la sérénité et les commandes physiques.
- Des motorisations électrifiées optimisées, du mild-hybrid au plug-in hybrid.
C’est sur la page coréenne de Hyundai, que nous avons pu découvrir les premières images du nouveau Tucson. L’ultime évolution du SUV familial à succès déboule enfin, et à en juger par ses lignes ciselées et son gabarit d’athlète, il n’est pas venu pour faire de la figuration face à la concurrence. Si le modèle sortant ne manquait déjà pas de caractère, son remplaçant joue carrément les vedettes. Il semble puiser son inspiration du côté du grand Santa Fe (à l’essai ici), tout en empruntant de fausses allures de véhicule blindé, voire de Robocop. De quoi distancer d’un coup de volant ses rivaux désignés : Kia Sportage, Toyota RAV4, Volkswagen Tiguan et Nissan Qashqai.
Ce Tucson inaugure le dernier langage stylistique de la marque, baptisé « Art of Steel ». L’idée ? Façonner des surfaces acérées et sculptées, évoquant la précision du métal plié captant la lumière. Exit les rondeurs rassurantes du passé, place à une posture trapu et verticale, presque digne d’un franchisseur, qui impose son style et promet une habitabilité de premier ordre.

Une signature visuelle sculptée dans l’acier
Aux deux extrémités, une signature lumineuse en H relie les feux sur toute la largeur. À l’avant, l’éclairage indirect tamise le regard de la calandre pour souligner la complexité des reliefs, conférant au SUV une allure résolument futuriste. Les projecteurs principaux viennent se nicher en contrebas du bouclier, encadrant un sabot de protection façon aluminium qui raffermit son identité tout-chemin.

Si le langage « Art of Steel » a également façonné la récente berline Ioniq 3, les deux véhicules cultivent des personnalités bien distinctes. Comme le précisait Simon Loasby, chef du design extérieur chez Hyundai : « Nous refusons de faire des poupées russes. » La métamorphose ne s’arrête pas au seuil des portières. L’habitacle fait table rase du passé et adopte une toute nouvelle architecture intérieure, centrée sur la lisibilité, l’ergonomie et l’espace à bord.
Un cockpit épuré axé sur l’ergonomie
Élément central de l’interface numérique, un large écran tactile surplombe la planche de bord, épaulé juste en dessous par une rangée d’interrupteurs physiques. Parfaitement placés sous la main, ces boutons remplacent le désordre d’antan par une disposition limpide. Un fin combiné d’instrumentation vient se percher au-dessus d’un volant méplat, dans l’alignement direct du regard, réduisant ainsi le temps passé à quitter la route des yeux.

La planche de bord horizontale et flottante aère visuellement l’espace, tandis que la finition monte manifestement en gamme. On retrouve deux recharges sans fil sur la console centrale ainsi que des points d’ancrage pour la gamme d’accessoires « Luggage AddGear », à l’image du système YouClip chez Dacia.
Simon Loasby le souligne : l’intérieur du Tucson se veut « un havre de confort et de sérénité plutôt qu’une débauche technologique. C’est tout l’enjeu de notre équilibre. Au cours des deux prochaines années, vous découvrirez notre nouvelle génération d’intérieurs. La manière la plus sûre de conduire est de garder les yeux fixés sur la route ; nous avons donc bâti notre philosophie autour de ce principe. On réalise très vite qu’un écran central n’est, au fond, qu’une distraction. »
Habitabilité record et hybridation affûtée
« Nous pensons que neuf est le nombre idéal d’interactions, tant sur le plan légal que pratique », ajoute-t-il. « Ce sont tous des boutons physiques et ils le resteront, car ce sont des fonctions que je veux pouvoir régler sans détourner le regard. » Hyundai promet d’ailleurs un espace à bord de premier ordre, porté par une garde au toit généreuse à l’arrière et des portières s’ouvrant plus largement pour faciliter l’installation des sièges enfant.
Côté dimensions, la fiche technique globale annonce 4,70 m de long, 1,91 m de large et 1,69 m de haut pour un empattement de 2,79 m. Toutefois, le Tucson continuant d’être proposé en deux longueurs selon les marchés, l’Europe devrait hériter de la version courte, retranchant environ 10 cm à ce gabarit. Malgré cette cure de sobriété dimensionnelle, le SUV devrait gagner quelques précieux millimètres par rapport à la génération actuelle.
Sous le capot, le Tucson reconduira une offre électrifiée complète : micro-hybride, hybride simple et hybride rechargeable. L’Europe devrait ainsi découvrir le nouveau bloc hybride maison mariant un 1,6l turbo quatre cylindres à deux moteurs électriques. À la clé, une consommation en baisse de 4 %, une meilleure souplesse et un couple grimpant à 380 Nm. Une version sportive N frôlant les 300 ch pourrait compléter l’offre, tandis qu’aucune déclinaison 100 % électrique n’est au programme, ce rôle restant dévolu à l’Ioniq 5. L’arrivée en concessions est attendue au début de l’année prochaine à des tarifs proches du modèle actuel.



