Essai McLaren Artura Spider 2025 : électrisant !
Pour se donner une image plus verte et éviter les gros malus, la McLaren Artura Spider s’est offert une chaine de traction hybride rechargeable en 2021. Puis elle a évolué avec cette version Spider, qui s’affine encore. Cela méritait bien un galop d’essai.
Soyons francs : à sa sortie en 2021, la McLaren Artura coupé n’avait pas tout à fait tenu ses promesses. Première hybride rechargeable de la marque, elle avait beau afficher un pedigree technique impressionnant, elle manquait d’un petit quelque chose. Son mode 100 % électrique avec 31 km d’autonomie et son tempérament un peu lissé avaient laissé les puristes sur leur faim. Or, une McLaren, c’est avant tout cette alchimie entre l’homme et la machine, cette précision absolue où chaque geste au volant trouve une réponse instantanée, comme à bord d’une McLaren Elva.
Le retour des sensations
Les ingénieurs de Woking ne se sont pas voilé la face, et ont retravaillé leur copie. Et pas qu’un peu. La puissance grimpe de 680 à 700 ch – une simple reprogrammation de la cartographie, laquelle est d’ailleurs offerte aux premiers acheteurs. Mais l’essentiel se joue ailleurs : nouveaux supports moteurs, suspensions pilotées jusqu’à 90 % plus réactives, gestion du couple revue et boîte de vitesse plus rapide de 25 %. L’objectif ? Retrouver le frisson typique d’une McLaren. Mission accomplie ? À quelques détails près, oui.



À bord, quatre modes permettent d’affiner la personnalité de la bête. Le mode E (électrique) limite la puissance à 95 ch et promet 33 km d’autonomie (contre 31 km auparavant), plutôt 25 km en ville. Ce mode est parfait pour se faufiler discrètement, sans réveiller les voisins. Le mode Comfort alterne quant à lui thermique et électrique avec une souplesse de fonctionnement bien supérieure à la première version, et une bonne gestion de l’alternance des deux énergies.
L’ADN retrouvé ?
Puis vient le mode Sport, celui où le vrai caractère du V6 biturbo de 3.0 litres s’exprime enfin. Ouvert à 120°, il chante juste, avec une voix rauque, plus encore avec l’échappement sport optionnel. À 7 500 tr/min, les 700 ch (dont 95 électriques) déboulent avec une vigueur réjouissante, avant que la mécanique ne hurle jusque’à plus de 8 000 tours. Les sensations sont garanties, et votre permis est menacé avant même d’avoir passé la troisième.
Et puis, il y a le mode Track. Là, on retrouve la McLaren qu’on aime : vive, précise, connectée au millimètre. La direction hydraulique excelle en ressenti, et le châssis carbone vous met en relation directe avec la route. Le freinage, confié à des disques carbone-céramique, est redoutable, même si la pédale, un peu ferme, trahit la récupération d’énergie avec une sensation artificielle en début de freinage.



Les mêmes rejets homologués qu’une Renault Clio
Au final, cette McLaren Artura Spider sait tout faire : brutale quand on la cherche, docile quand on se promène. Les aides électroniques, ajustables sur plusieurs niveaux, permettent de jouer au funambule ou de tout couper pour goûter à la pure adrénaline. Et malgré ses performances d’un autre monde (0 à 200 km/h en 8,4 s), elle reste étonnamment civilisée. Avec des rejets de 108 g/km de CO₂, elle échappe même à tout malus écologique. Un miracle fiscal qui réjouira autant l’acheteur que le vendeur — surtout quand on ajoute 65 000 € d’options, comme c’était le cas sur notre modèle d’essai.


