Dacia Striker : le crossover déguisé en break
Dacia frappe un grand coup sur le marché des familiales avec le Striker, un aventurier à mi-chemin entre break et SUV prêt à bousculer la concurrence à prix cassé.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Groupe Renault
Striker, Dacia veut remettre le break à la mode
En bref :
- Un positionnement agressif : Affiché sous la barre des 25 000 €, ce rival de la Skoda Octavia promet le meilleur rapport prix-prestations de sa catégorie.
- De l’hybride sinon rien : Le Striker fait l’impasse sur le thermique traditionnel et propose deux motorisations full hybrides, dont une déclinaison inédite à quatre roues motrices.
- Une double personnalité : Entre la version « Extreme » taillée pour le grand air et la finition « Journey » pensée pour les familles, Dacia décline son modèle pour tous les profils.
Haro sur les SUV ! La boulimie des constructeurs à décliner les SUV à toutes les sauces et sur tous les segments, touche-t-elle à sa fin ? Pas encore… mais un vent nouveau souffle chez certains constructeurs qui veulent se démarquer. Et chez Dacia, la marque roumaine reine du low cost cherche toujours à se détacher de la concurrence. Car si aujourd’hui, les normes GSR2 imposées impactent de facto le poids et le prix d’un véhicule, quand on veut faire de l’accessible, il faut en donner un maximum aux clients, même à bas prix. Et depuis le renouveau du design de Dacia, c’est un sans faute, le trait de crayon vient facilement concurrence les grands généralistes, voire certaines marques premium pourraient être jalouses !






Après avoir dévoilé les lignes générales de son break-crossover Striker, Dacia nous dévoile son intérieur, ses motorisations et les ambitions affichées par la marque. Ce break-crossover essence, bien décidé à tailler des croupières à la Skoda Octavia, s’apprête à débarquer en concessions dans les prochains mois. Avec sa garde au sol surélevée et son look de baroudeur, le Striker se veut à la croisée des chemins, mêlant habilement « les qualités d’un SUV, d’un break et d’une berline » selon les ambitions exprimées par la firme roumaine.
Il s’agit du deuxième assaut de la marque sur le segment C, juste après le succès fulgurant de son grand frère, le SUV Bigster (qui s’est payé le luxe de devenir le SUV le plus vendu de sa catégorie en Europe au second semestre 2025). Une troisième silhouette, encore mystérieuse, viendra compléter la famille en 2027, les dernières rumeurs évoquaient une berline typée fastback (hayon plongeant). Selon David Durand, le directeur du design, le Striker apporte une « réponse fraîche et complémentaire aux attentes actuelles des automobilistes ». Pour l’heure, les tarifs ne sont pas dévoilés, mais la marque nous indique un prix de départ intérieur à 25 000 €.






Pour faire le bonheur des activités de plein-air
Du haut de ses 4,62 mètres, le Striker promet d’offrir le meilleur rapport qualité-prix du marché. Dès l’entrée de gamme, Dacia ne lésine pas sur l’équipement : écran tactile de 10,1 pouces, réplication smartphone, compteurs numériques, caméra de recul et vitres électriques sur toutes les portes sont livrés de série. Le cœur de gamme « Expression » y ajoute des jantes alliage, une climatisation bi-zone, le frein de parking électrique et des prises USB à l’arrière. Au sommet de la pyramide, les finitions « Extreme » et « Journey » se partagent les rôles. La première endosse ses habits d’aventurier avec une sellerie lavable et des tapis en caoutchouc parfaits pour les sorties en forêt. La seconde chouchoute les familles à coups de hayon motorisé, de navigation connectée et d’un système audio à six haut-parleurs.



Pour mouvoir le Striker, Dacia mise exclusivement sur l’électrification avec deux motorisations full hybrides bien distinctes. Sous le capot et fidèle à ses bonnes vieilles habitudes, la marque roumaine fait coup double avec la version mild hybrid-G 140, une proposition unique sur le marché associant l’économie de la bicarburation GPL à une hybridation légère 48V (en boîte manuelle ou automatique) pour faire fondre les émissions de CO2 de 10 % sans rogner sur le volume du coffre. Un cran au-dessus, le hybrid 155 enfonce le clou de l’efficience urbaine : fort de son bloc 4 cylindres 1,8l et d’une boîte automatique ingénieuse sans embrayage, il promet de passer jusqu’à 80 % de son temps en ville à l’électricité seule pour basculer sous la barre symbolique des 100 g/km de CO2.
Enfin, les aventuriers dans l’âme pourront se tourner les yeux fermés vers l’inédit hybrid 150 4×4 ; un modèle d’ingéniosité qui greffe un moteur électrique débrayable sur l’essieu arrière pour s’extirper des terrains meubles. Ici, ce bloc 1,2l anime le train avant tandis qu’un moteur électrique s’occupe des roues arrière, offrant une puissance combinée de 148 ch et une transmission intégrale à la carte. Pour se sortir des mauvais pas, ce Striker 4×4 embarque une panoplie de modes de conduite (Neige, Boue, Sable, Tout-terrain) ainsi qu’un système d’aide à la descente. Cerise sur le gâteau, le vaste catalogue d’accessoires de la marque permettra de gréer son véhicule selon ses envies de liberté.




































