L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Essais déconfinés Sport : Mclaren 720S Spider et GT, Mercedes A45 AMG, BMW M235i

Nous arrivons au terme de la série des premiers Galops d’essais déconfinés de L’Agenda Automobile « On The Road Again » organisés par l’AMAM (Association des Médias Auto & Moto). Pour le final, j’ai gardé le meilleur de mon point de vue parfois furieux : deux teutonnes nerveuses, la BMW M235i et la Mercedes A45 AMG, ainsi que deux beautés britanniques griffées Mclaren, la 720S Spider et la GT.

Prêt à lâcher les petit poneys dans l’Oise ? Les chevaux pardon, full throttle comme le dit un autre furieusement furieux !
Au vu de mon programme de ma dernière journée aux portes de Paris libéré, je savais pertinemment que j’allais passer une très bonne matinée.
Juste pour remettre de mes émotions de la veille… Lorsque j’avais jeté mon dévolu sur à des essais de petites citadines en mode tout électrique. Sympas, d’accord, mais sans plus en comparaison avec la suite du programme.

Petit rappel pour les lecteurs et lectrices de L’Agenda Automobile : la série « On The Road Again » était composés de tests façon speed dating plutôt que de véritable essais. Des conditions provoquées par la crise sanitaire COVID-19.

Premières impressions : une BMW classique et une Mercedes attrayante

Forcément de bonne humeur, je commence par la prise en main de la BMW M235i. De l’extérieur, la berline allemande tranche relativement avec celles qui la concurrencent.
L’esthétique de la calandre est pour le moins proéminente, assez ou trop… on adore ou on déteste ! Je me range d’ailleurs là fourbement aux dires  à mes confrères testeurs automobiles expérimentés.

L’accueil intérieur est digne de la réputation de la marque bavaroise : la qualité et la finition sont comme toujours irréprochables.
A titre personnel je trouve que cela manque un peu de vie, de peps quoi.
C’est assez aseptisé et très classique, et je préférerais un peu plus de prise de risque ainsi que d’originalité dans les détails.

Vient le tour de la Mercedes A45 AMG.
L’aspect extérieur est assez sobre et similaire au modèle de la Classe A passe-partout, hormis si vous prenez le temps de regarder dans les passages de roues pour voir que les disques de freins sont surdimensionnés.

Une fois à l’intérieur, les choses sont un peu plus attrayantes, avec notamment un joli liseré jaune sur le volant qui donne le ton.
Celui-ci est majoritairement d’aspect aluminium. L’instrumentation n’est pas en reste avec un élégant et large écran d’informations pour le conducteur qui se prolonge jusqu’au au niveau de la console centrale.

McLaren 720S et GT : « two cherries on the cake »

Je passe enfin à la cerise sur le gâteau, « two cherries on the cake » en fait, la Mclaren 720S Spider et la McLaren GT.
La 720S est assez paradoxale, avec un extérieur aux lignes somptueuses à faire tomber par terre le plus blasé des collectionneurs. Et sa couleur bleu turquoise, habituellement assez dure à porter, lui va à ravir.
En revanche, l’intérieur se prête lui à la tendance brut de décoffrage…
Vous me direz à juste titre que c’est un peu normal à bord d’une hyper-car.
Certes, mais la console centrale date un peu et ressemble fortement à celle d’un ancien modèle, la MP412C sortie en 2011.
Quant à la partie écran d’infos et GPS elle a également peu évolué.

En ce qui concerne la McLarent GT l’approche est différente.
Elle fait preuve d’un raffinement plus prononcé.
Cette voiture, pardon cette Supercar, réussit le pari de mixer sportivité et élégance, ce qui lui permet d’être qualifiée de classieuse, en anglais glamour n’est-il pas !
L’intérieur est de la même veine. Vous savez que vous êtes dans le cockpit d’une sportive, mais cette chic McLaren n’affiche pas de coté mauvais garçon.

BMW M235i : une référence chez les bavaroises authentiquement nerveuses

Pour commencer ma journée de bonheur sur les routes de l’Oise, je prends le volant de la BMW M235i, une référence dans le genre des authentiques nerveuses de l’asphalte.

Evidemment, le très réputé modèle « M » de la berline Série 2 est conforme aux attentes des aficionados de la marque d’Outre-Rhin.
Une sportive racée aux commandes de laquelle on se sent immédiatement très – trop ? – à l’aise, malgré la puissance disponible.
En fait, et cela est ici diablement paradoxal, la facilité de sa prise en mains est même le petit reproche que je lui ferais… Bien que j’ai naturellement pris beaucoup de plaisir à son volant, je trouve la BMW M235i millésime 2020 un peu trop aseptisée.
Elle ne vous décevra sûrement pas, mais sur route elle ne vous surprendra pas non plus. Ailleurs, peut-être…

Mercedes A45 AMG : elle colle dans le baquet et freine redoutablement

Dans la foulée de la bavaroise, la Mercedes A45 AMG a, quant à elle, su me procurer plus de sensations.
J’ai en effet eu plus de ressenti au volant de la belle de Stuttgart qu’à celui de la munichoise. Elle a même réussi – et cela est réellement surprenant – à me rappeler l’époque où je pratiquais le kart de compétition-loisir.
Etant donné le format sprint de ces galops d’essais, j’ai tout de même pu noter qu’autour des ronds-points elle tournait de manière assez impressionnante en faisant oublier la masse de la bête.

Et en mode « race » les accélérations m’ont immédiatement collé dans le baquet.
Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est surtout son freinage, d’une efficacité redoutable.
A tel point que j’ai cru que l’A45 AMG que je découvrais était dotée de freins céramique. Mais non, un collaborateur de Mercedes m’a gentiment suggéré de regarder la surface des immenses disques. Ilks sont en acier.

Mclaren 720S Spider et McLaren GT : l’une est hallucinante, l’autre classieuse

Puis je passe avec un plaisir non feint de l’heure européenne à celle du Brexit, avec sur une petite anglaise devenue un monstre de puissance et de beauté, la Mclaren 720S Spider.
Je l’avoue, je suis un peu comme un enfant qui découvre un inattendu cadeau de rêve au pied du sapin.

Avec ses 720 chevaux, cette MCLS est tout simplement impressionnante.
Ses accélérations sont proprement hallucinantes, et son freinage est diaboliquement efficace grâce à la technologie céramique.

Même si c’est l’objectif de Mclaren, je suis là encore assez surpris de la relative facilité de prise en main d’une telle automobile.
Elle n’est peut-être pas à mettre en toutes les mains, mais il ne faut pas non plus être un pilote aguerri pour profiter d’un maximum de ses qualités.

Petits virages et grandes courbes s’enchaînent à une allure grisante et je ressens un énorme plaisir de conduite. En dépit de ses dimensions et de la position de conduite, très basse, la visibilité reste correcte pour un véhicule plus taillé pour s’exprimer en circuit qu’ailleurs.

Enfin, je mets un point final à ces tests déconfinés par un autre modèle venu d’Outre-Manche, la Mclaren GT.
Pour l’anecdote quand je me mets à son volant, la première chose que me dit l’ingénieur anglais c’est « attention, ce ne sont pas les mêmes freins que sur la 720S ». La GT freine bien, of course, mais dans cet exercice elle n’est pas aussi redoutablement efficace que la « S », et c’est logique.

Ce qui importe au bout du compte,  même si la McLaren GT reste une « supercar », c’est qu’elle est plus classieuse et accessible que son ultra-tonique petite sœur.
Avec une position plus haute et plus conventionnelle, je me sens encore plus à l’aise à son volant qu’à celui de sa cadette obstinément sportive.
Mais je vais pouvoir la quitter rassuré, car la puissance du moteur et le plaisir de conduite sont tout aussi présents.

Ma conclusion : avec ces tests de modèles d’automobiles hautement sportives, je termine un peu et même forcément rêveur les premières journées  « On The Road Again » organisées par l’AMAM (Association des Médias Auto & Moto).
Une bien belle initiative dans le contexte sanitaire actuel, qui renforce mon sentiment de respect à l’égard des hommes et des femmes dont le génie permet aux constructeurs de ne jamais cesser de nous étonner, et ce dans toutes les catégories d’automobiles. Des petites citadines branchées à tous les sens du terme jusqu’aux sportives faiseuses de rêves !

Eric DI MEO
Photos : EDM
et Soufyane BENHAMMOUDA / AMAM

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