Hyundai et Genesis : 41 nouveautés en Europe d’ici 2030
Pour contrer l’offensive chinoise, le géant coréen Hyundai et sa griffe premium Genesis sortent le grand jeu avec le lancement de 41 nouveaux modèles en Europe d’ici la fin de la décennie.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Hyundai Motor Company
Hyundai et Genesis dispose d’un calendrier de nouveautés chargé
En bref :
- L’Europe dans le viseur : Un déploiement massif de 41 modèles d’ici 2030 pour quadrupler les ventes d’électriques et franchir le cap des 420 000 unités par an.
- Arrivage massif sur le marché : L’Ioniq 3 en embuscade, un petit SUV branché réservé au Vieux Continent, une toute nouvelle i20 et le remplacement du best-seller Tucson.
- Genesis passe à la vitesse supérieure : L’enseigne haut de gamme muscle son offre avec un modèle électrique à prolongateur d’autonomie affichant plus de 1 000 km de rayon d’action.
Pendant que d’autres constructeurs asiatiques mettent la clé sous la porte en Europe ou lèvent le pied face à la déferlante chinoise, Hyundai prend le taureau par les cornes. À l’occasion de sa journée investisseurs annuelle du 26 août 2026, le géant coréen a tapé du poing sur la table : avec sa filiale premium Genesis, la marque va déferler sur le Vieux Continent avec pas moins de 41 modèles inédits ou restylés d’ici la fin de la décennie.
L’objectif est clair : mettre les bouchées doubles sur l’électrique pour quadrupler la mise et écouler plus de 420 000 véhicules électrifiés par an d’ici 2030 (contre 116 000 unités en 2025). Distancé ces derniers temps par son cousin Kia, le constructeur compte bien refaire son retard. L’offensive débutera très prochainement avec l’Ioniq 3 (ci-dessous illustrée) produite sur le sol européen, suivie de près par un petit SUV zéro émission taillé sur mesure pour nos routes, un SUV moyen et des utilitaires.
Pour autant, le groupe ne compte pas jeter les blocs thermiques au composteur, la rentabilité de la marque reposant encore largement sur le pétrole. « Chaque quota d’électrique décroché protège nos ventes de moteurs thermiques et hybrides », a résumé le patron José Muñoz. Ainsi, la petite i20 fera peau neuve en s’inspirant d’un modèle fraîchement présenté au Brésil, tandis que le couteau suisse Tucson, véritable poule aux œufs d’or de la marque sur notre marché, aura droit à un successeur aux mensurations revues à la hausse. Un grand Santa Fe (à l’essai ici) électrique à prolongateur d’autonomie (EREV) produit aux États-Unis pourrait aussi traverser l’Atlantique.

Une stratégie à contresens de la concurrence
Cette foi inébranlable dans le marché européen tranche nettement avec la posture de géants japonais comme Nissan ou Honda, qui préfèrent fuir la bagarre pour se refaire une santé sur des marchés mondiaux plus juteux. Face à l’épouvantail chinois, Hyundai affirme avoir réduit le coût des batteries de ses futures électriques de 30 % pour garder la tête hors de l’eau dans cette jungle hyper-compétitive.
De son côté, la griffe luxueuse Genesis continue de faire son trou, même si ses chiffres de ventes européens demeurent plus discrets que ceux d’un artisan comme Bentley. Après s’être implantée cette année en Italie, en France et aux Pays-Bas, la marque prépare du lourd pour 2027 : un modèle EREV doté d’une batterie haute performance promettant plus de 1 000 kilomètres d’autonomie, l’imposant SUV GV90 et une version hybride du GV80.
Outre-Atlantique, Hyundai ne reste pas non plus les bras croisés et prépare une offensive sur le segment des 4×4 purs et durs avec des châssis séparés, inspirés du concept Boulder pour aller chercher des poux au Ford Bronco et au Jeep Wrangler. Mais c’est bel et bien en Europe que la bataille s’annonce la plus féroce, où la marque compte transformer l’essai à coups de nouveautés bien ciblées.



