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Extreme E : une course de SUV au Groenland avec Loeb ?

Extreme E a passé plusieurs jours du coté de Château Lastours, début octobre 2020, pour présenter à des pilotes potentiels son buggy électrique. Parmi eux se trouvait un certain Sébastien Loeb. Courra-t-il en Arctique en 2021 au volant d’un SUV 100% électrique ?

Une course de rallye-raid en mode sprint 

L’objectif d’Extreme E est de promouvoir l’électrification, l’environnement et l’égalité à plusieurs endroits du globe, certains figurant parmi les plus reculés du monde. Dans tous les cas, tous portent le symbole d’espaces affectés par des problèmes climatiques.

La Formula E a ses E Prix, Extreme E aura ainsi ses X Prix qui se dérouleront sur deux tours pour une distance totale d’environ 16 kilomètres seulement, car les voitures voient leur autonomie fondre lorsque qu’elle est pleinement sollicitée par ses pilotes. En effet, leur capacité est de 20 kilomètres seulement malgré leur taille équivalent à celle d’une Tesla 3 (dont le potentiel atteint les 400 kilomètres). 

Le concept combine le rallye (course de vitesse pure), la topographie d’un rallye-raid et le format d’un rallye-cross (pour la brièveté de l’épreuve). Sébastien Loeb, qui a couru dans chacune de ces trois disciplines, se laisserai-t-il convaincre par l’Extreme E ? A ce stade, rien d’officiel n’a été annoncé… 

S’il devait donner une suite favorable à ce test, nul doute que sa notoriété fera du bien à cette discipline naissante. Il suffit de voir les retombées obtenues avec la simple annonce par Lewis Hamilton de la création de son écurie X44, qui sera au départ en 2021 pour la première saison.

Sébastien Loeb ©Teddy Morellec

Une formule innovante 

Extreme E mise sur la mixité en demandant à ce que chaque équipage soit obligatoirement composé d’un homme et d’une femme. L’autre originalité est dans l’échange des volants puisque chacun des deux membres d’équipage effectuera un tour en tant que pilote. Sophia Floërsch, qui a terminé 9ème en LMP2 aux dernières 24 heures du Mans, fait partie des prétendantes intéressées par cette nouvelle formule. Elle était présente à Château Lastours pour un galop d’essai, malheureusement interrompu le matin par un souci technique. C’était une double découverte pour elle, qui découvrait le pilotage à la fois d’une voiture électrique et également en hors piste. Pour l’heure, nous ne savons pas si Sophia Floërsch concrétisera son essai par un engagement en 2021, sa priorité restant sur l’endurance et la F3.

Extreme E – Dates 2021

Les concurrents qui seront sur la ligne de départ devront préparer leurs passeports pour de lointaines contrées… En effet, tout commencera les 23 et 24 janvier prochains du coté du Lac Rose, au Sénégal. Les 5 et 6 mars, les pilotes seront à Sharaan, en Arabie Saoudite puis le 14 et 15 mai du côté de la vallée de Kali Gandaki au Népal. Les équipages mettront ensuite le cap sur Kangerlussuaq, au Groenland, avant de se rendre sur l’épreuve finale annoncée les 30 et 31 octobre 2021 à ​​Santarém, au Brésil.

Déroulement des épreuves, Hyperdrive

Les deux journées d’épreuves seront composées de sessions qualificatives qui détermineront les quatre meilleurs coureurs qualifiés en demi-finale 1, et les quatre derniers concurrents qui participeront à la demi-finale 2.

Enfin, un « bonus » original sera à la disposition des pilotes : l’Hyperdrive. Il sera accordé à l’équipe dont la voiture a fait le plus long saut au premier saut de chaque course et lui permettra d’avoir une puissance majorée par rapport à ses concurrents. Il pourra être utilisé à tout moment de la course. 

Une voiture commune à tous les pilotes, l’ODYSSEY 21

L’Odyssey 21 est un mix entre un SUV, un Buggy (grandes roues) et une voiture de rallye-raid (4 roues motrices). Avec ses 400 kW (550 chevaux), elle est capable de passer de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes, malgré un poids de 1 750 kilos à vide. Doté de deux moteurs électriques identiques (pour simplifier la maintenance et le transport même si le moteur avant aurait pu être plus petit car moins sollicité), un à l’avant et un à l’arrière, l’Odyssey 21 reçoit un châssis entièrement tubulaire.

Ce bolide atypique a été développé et fabriqué en France par Spark, entreprise située au sud de Paris à Tigery (91). Partie d’une feuille blanche en septembre 2018, la société s’apprête à livrer les voitures aux concurrents dans quelques semaines malgré le retard dû à la crise sanitaire.

A ce jour, plusieurs teams ont signé le contrat d’engagement : ABT, Andretti United Extreme, Chip Ganassi Racing, HWA, Qev, Techeetah, Véloce et X44. Sébastien Loeb, également présent sur ces sessions d’essais, franchira-t-il le pas ? Le pilote avide de nouvelles sensations n’a pas rendu son verdict. En tout cas, rendez-vous fin janvier pour la première course. 

Philippe HORTAIL

Photos : Presse

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