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Contact : Volkswagen T-Roc Cabriolet 1,5 TSI 150 R-Line

Dans l’univers de l’automobile, le T-Roc Cabriolet de Volkswagen et l’Evoque « sans toit » de Range Rover sont des exceptions. Le croisement entre un SUV et un cabriolet peut paraître contre nature. Pourtant l’idée, en plus d’être originale, apparaît comme cohérente une fois le volant en mains.

Le T-Roc Cabriolet, un SUV pour le plaisir…

C’est dans le cadre des prises en mains organisées par l’AMAM (lire aussi : Galops d’essais déconfinés : l’Agenda Automobile « On The Road Again ») que j’ai pu prendre le volant, pendant trente minutes, de la version TSI forte de 150 chevaux (essence) du T-Roc Cabriolet. Ce n’est pas un secret (comme on l’a vu avec ce X4 M Competition) : je ne suis pas fan des SUV dont il m’arrive encore, surtout pour des versions très puissantes, à chercher l’utilité par rapport à un bon break. 

Leur comportement routier moins agréable du fait de leur hauteur m’incite à me tourner, à moteur équivalent, vers leurs cousines berlines. C’est ce même comportement routier qui ne donne pas envie de hausser le rythme sur une petite route pour le simple plaisir. Du coup, tant qu’à rouler pépère, autant le faire avec le plaisir d’une capote repliée ! Et voilà comment on en arrive à la conclusion qu’un SUV cabriolet a du sens…

9 secondes, pas plus

Il fut un temps où les coupé-cabriolet ont eu le vent en poupe. S’ils présentaient des avantages, leur mécanisme compliqué (risque de pannes) et lourd (incidence sur le CO2) font qu’ils ont tendance à disparaître. Du coup, on assiste à un retour du toit souple, dans la tradition des cabriolets. Dans le cadre du T-Roc Cabriolet, le système est entièrement automatisé et s’ouvre en seulement neuf secondes jusqu’à une vitesse pouvant atteindre les 30 km/h. Il suffit pour cela d’appuyer sur un bouton et de laisser faire l’ingéniosité des ingénieux ingénieurs.

Une fois les cheveux au vent, on apprécie la rigidité de l’ensemble. Mais si on choisit de rouler en mode « pseudo time attack », le premier rond-point vous rappelle vite que c’est un SUV et qu’une bonne MX-5 (lire aussi : Mazda MX-5 Eunos Edition) bien menée pourrait vous doubler par l’extérieur… 

150 chevaux, pas moins

Deux moteurs à essence turbo sont disponibles. Le premier offre, avec son trois cylindres, 115 chevaux pour 1,0 litres de cylindrée. Il a donc pour mission de mouvoir 1 500 kilos  à vide, et pourrait bien être trop juste tant les 150 chevaux du 4 cylindres 1,5 litres que nous avons eu en mains nous sont apparus à peine suffisants. Ils tirent, grâce à leurs seules roues avant, le T-Roc Cabriolet de 0 à 100 en 9,6 secondes pour une vitesse de pointe de 205 km/h. 

Vous pourrez opter pour une boite manuelle à 6 rapports ou sa cousine à sept vitesses avec double embrayage qui est également disponible en option. Etant donnée la philosophie de la voiture, je vous conseille d’opter pour la dernière citée. 

Conclusion – Volkswagen T-Roc Cabriolet

Proposé à partir de 34 400 euros (42 900 euros pour notre version d’essai R-line, hors options), le T-Roc Cabriolet offre un étonnant compromis plaisir/SUV. Il se pourrait même que j’aie enfin compris à quoi sert un SUV… 

Philippe HORTAIL

Photos : Philippe HORTAIL

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