Les autres stars du Mondial de l’Auto 2026
En mettant notre chauvinisme de côté, et les véhicules français qui captent l’attention des médias et des visiteurs, il y a d’autres nouveautés qui méritent le coup d’œil pour ce Mondial de l’Auto 2026.
Texte : Gaël Angleviel / Images : Philippe Hortail / BYD / Geely / Stellantis / Ford / Aion / Geely / Omoda
Mondial de l’Auto 2026 : les nouveautés qui font le show
Derrière les concepts spectaculaires, une vague de modèles bientôt en concession, souvent venus de Chine, s’apprête à rebattre les cartes. Après des mois de suspense, les premières images de la Citroën 2 CV réincarnée, de la prochaine génération de l’Opel Astra et du retour de la Smart sur le segment des citadines sont enfin tombées, sans compter une avalanche d’autres nouveautés.
Les constructeurs français Citroën, Peugeot, Renault, Alpine et DS ont offert un sacré spectacle à leur public à domicile (à retrouver dans notre article dédié au groupe Stellantis). Ils ont dévoilé une foule de concepts frais et enthousiasmants, qui annoncent aussi bien des compactes abordables et des monospaces familiaux qu’une hyper-compacte inspirée du rallye et une sportive spectaculaire, de quoi rendre Porsche jaloux.
À côté des show-cars imaginatifs signés par ces marques, mais aussi par Alfa Romeo, Fiat et d’autres, figurent des modèles bientôt accessibles à l’achat. Le nouveau Volkswagen ID. Tiguan, anciennement ID.4, a fait ses débuts publics à Paris, tout comme le reste des constructeurs occidentaux qui renouvellent leur gamme. Mais, la Chine a elle aussi marqué le salon de son empreinte, avec des marques comme Geely, BYD et Omoda qui exposaient du métal tout neuf.
BYD Atto 8 : le sept-places électrique part à l’assaut
Depuis son arrivée au Royaume-Uni en 2023 avec l’Atto 3, le géant chinois affiche clairement l’ambition de couvrir presque tous les segments du marché. Prochaine étape de cette conquête : le BYD Atto 8, qui vient s’attaquer au créneau des sept-places 100 % électriques. Déjà commercialisé sur d’autres marchés, dont l’Australie en version conduite à droite, l’Atto 8 constitue une véritable alternative au Kia EV9, à son cousin le Hyundai Ioniq 9 et au nouveau Skoda Peaq. Pour ses débuts européens au Mondial de l’Auto de Paris, il embarque les dernières technologies électriques de BYD, dont la Flash Charging, capable de faire passer l’énorme batterie de 115 kWh de 10 à 97 % en neuf minutes. Côté autonomie, le chiffre de 650 km (WLTP) dépasse celui des rivaux cités, mais n’atteint pas tout à fait les 665 km du Peugeot E-5008 et de sa batterie de 93 kWh.
Avec les sept sièges en place, l’Atto 8 offre 270 litres de coffre, soit moins que l’EV9 (333 litres) et le Peaq (299 litres). Une fois les deux rangées arrière rabattues, le volume grimpe toutefois à 1 960 litres, digne d’un utilitaire. Le toit panoramique de série, immense, devrait baigner l’habitacle de lumière. Pour le reste, un écran d’infodivertissement de 15,6 pouces, à la mesure du gabarit, avec Google intégré, et un affichage conducteur de 10,25 pouces. Sont également de série un affichage tête haute, deux chargeurs de smartphone sans fil et des vitres avant en vitrage isolant.



BYD Shark : le pick-up hybride fait des vagues en Europe
Le BYD Shark a fait une entrée remarquée au Mondial de l’Auto de Paris, pour ses débuts dans l’UE, après être apparu au Goodwood Festival of Speed, au Royaume-Uni, plus tôt cette année. BYD a confirmé que le pick-up sera commercialisé sur des « marchés sélectionnés » dans les trois prochains mois, avant un « déploiement plus large » au premier semestre 2027. Ce nouveau double-cabine ultra-technologique vise en plein cœur les Ford Ranger, Toyota Hilux et Mitsubishi L200, récemment ressuscité. Mais les professionnels ne peuvent pas récupérer la TVA, contrairement à la plupart de ses rivaux plus traditionnels, ce qui pourrait faire pencher la balance sur le terrain de la valeur.
Mais BYD ne compte pas vendre le Shark sur son seul rapport qualité-prix : il embarque aussi la motorisation hybride rechargeable DMO de la marque, qui confie l’essentiel de la conduite quotidienne à de puissants moteurs électriques, secondés par de grosses batteries et un moteur essence efficient. Elle associe un quatre-cylindres turbo de 1,5 litre à deux moteurs électriques, la motricité provenant surtout de ces derniers. Résultat : ni différentiels à verrouillage ni boîte de transfert à gamme courte, mais plusieurs modes de conduite tout-terrain capables d’optimiser la délivrance de la puissance selon la tâche à accomplir.



Aion GS7 : l’hybride rechargeable qui vise le grand luxe
Après deux électriques, la marque chinoise Aion s’attaque à l’hybride avec le GS7, un grand SUV cinq places qui promet de « nouveaux niveaux de luxe ». Avec 508 ch, plus de 145 km d’autonomie électrique et un habitacle cossu, l’offensive s’annonce musclée. Grand SUV cinq places de 4,9 mètres de long, le GS7 offre de nouveaux niveaux de luxe, selon Aion, et doit être lancé l’an prochain. La marque affirme également prévoir pour le GS7 des motorisations hybrides et hybrides rechargeables.
Pour parvenir à cette diversité de motorisations, le GS7 repose sur une nouvelle plateforme baptisée « EV+ », distincte de l’Architecture Electric Platform (AEP) 3.0 qui sert de base à l’UT et au V. Les caractéristiques techniques du GS7 destiné au marché britannique n’ont pas encore été dévoilées, mais dans d’autres pays, ce SUV hybride rechargeable embarque une énorme batterie de 36,3 kWh pour plus de 145 km d’autonomie électrique. Aion assure que le GS7 se démarquera du reste de sa gamme grâce à « un raffinement digne d’une voiture de luxe et une cabine cossue, dotée de nouvelles technologies et d’équipements haut de gamme encore jamais vus sur les modèles Aion ». Sur d’autres marchés, cette technologie comprend des sièges arrière inclinables (déjà proposés par l’Aion V), un cinéma embarqué à 22 haut-parleurs, des sièges en cuir Nappa avec massage shiatsu, quatre zones de reconnaissance vocale et un affichage tête haute.



