Mondial de l’Auto 2026 : le guide complet

Près de trente constructeurs et une constellation de nouveautés électrisantes marqueront le grand retour en force du Mondial de l’Auto de Paris du 12 au 18 octobre 2026.

Texte : Gaël Angleviel / Images : Joris Clerc – Mondial Auto Paris 2024

Mondial de l’Auto : Paris retrouve son éclat et ses stars

En bref :

  • Le retour des géants : Plus de trente marques garniront les moquettes du salon, emmenées par les offensives spectaculaires des groupes Renault et Stellantis.
  • L’assaut asiatique : BYD, Chery et Changan s’imposent en force malgré l’épée de Damoclès des surtaxes douanières européennes.
  • Rétro-futurisme et logiciel : De la réincarnation électrique de la 2CV aux révolutions numériques d’Audi et Mercedes, l’innovation s’exprime à tous les étages.

Le Mondial de l’Auto de Paris retrouve ses lettres de noblesse : près de trente constructeurs seront au rendez-vous, réunissant le haut du panier européen et les nouveaux loups aux dents longues venus d’Asie. Fidèle à ses habitudes, le Groupe Renault entend bien faire étalage de sa puissance avec des stands tentaculaires pour Renault et Dacia, escortés par un avant-goût très convoité du futur coupé sportif d’Alpine. Mais le losange devra en découdre avec Stellantis, bien décidé à redorer le blason de ses opérations européennes en dégainant pas moins de neuf concepts pour huit de ses marques.

Le Vieux Continent sera également défendu par la galaxie du groupe Volkswagen, ainsi que par Mercedes-Benz, Volvo et Ford, tandis que Hyundai et Kia porteront le flambeau sud-coréen. En revanche, quelques grands noms manqueront à l’appel : BMW et Mini désertent pour raisons financières, accompagnés par Tesla, JLR et Toyota, ce dernier se contentant d’un espace dédié aux démonstrations technologiques. Enfin, Smart, la coentreprise entre Mercedes et Geely, lèvera le voile sur la numéro 2 (#2), l’héritière légitime de l’emblématique citadine ForTwo.

Smart #2

L’offensive française : nostalgie rétro et adrénaline

Du côté d’Alpine, le Groupe Renault tempère les ardeurs : les objectifs pharaoniques de plus de 100 000 ventes annuelles prônés sous l’ère de l’ancien PDG Luca de Meo sont réajustés. À Paris, la marque au flèche A révélera les traits sculpturaux (voire un prototype complet) du futur coupé A110. Cette icône renaissante, promise pour 2027, ne jurera que par la fée électricité à son lancement et se déclinera en cabriolet ainsi qu’en configuration 2+2.

Sculpture de la future Alpine A110 électrique

Chez Citroën, la fibre nostalgique bat son plein : la marque aux deux chevrons emboîte le pas des succès rétro en présentant une réincarnation électrique de la mythique 2CV. Ce concept d’accès s’inscrira dans le programme « E-Car à 15 000 € » de Stellantis, aux côtés du concept Elo, un monospace prêt à ressusciter l’esprit de l’habitacle familial. Renault déclinera également ce thème avec le concept Gordini 8, un hommage déjanté à son patrimoine glorieux, flanqué du nouveau Trafic E-Tech. De son côté, Peugeot fera rugir la e-208 GTi et dévoilera le concept Polygon, préfiguration de la future 208 avec son volant rectangulaire Hypersquare et sa direction électronique « steer-by-wire ». Enfin, Dacia jouera sur deux tableaux : la seconde génération de la Spring sous les 18 000 € et le Striker, un crossover compact hybride imposant.

Nouvelle Dacia Spring

Les fleurons allemands et l’armada du Vieux Continent

Aux anneaux d’Audi de faire sensation avec la nouvelle A2 E-Tron, berline compacte électrique aux lignes affûtées rendant hommage à l’ancêtre ultra-frugale de 1999. Proclamée comme l’Audi la plus aérodynamique et la plus efficace de l’histoire, elle vient chasser directement sur les terres des Mercedes Classe A et BMW Série 1. Le gigantesque SUV Q9, taillé pour le marché américain, devrait également faire une apparition remarquée.

Chez Mercedes-Benz, la firme à l’étoile poursuit son blitz produit en mettant en orbite son architecture électronique MB.OS, véritable « puces vers le nuage » où quatre supercalculateurs remplacent une cinquantaine de calculateurs traditionnels pour piloter les nouvelles GLA et Classe C. Malgré les remous internes, la marque Volkswagen garde le cap en alignant l’ID. Polo (rivale désignée de la Renault 5), l’ID. Cross et l’ID. Tiguan. Chez Fiat, le retour sur le segment des compactes s’incarne dans les Grizzly et Fastback (exportés aux États-Unis sous les noms Chrysler Arrow et Arrow Cross), épaulés par les puces urbaines Multiplina et Tris, tandis qu’Alfa Romeo prépare un concept mystère dévoilé à la veille de l’événement.

L’assaut asiatique : démonstration de force chinoise et riposte coréenne

Les constructeurs chinois débarquent la baïonnette au canon alors que leur part de marché européenne franchit le cap des 10 % (et 15 % outre-Manche). Et ce, malgré la menace de nouvelles taxes sur les hybrides rechargeables, deux ans après les droits de douane allant jusqu’à 35 % imposés par Bruxelles sur les véhicules électriques assemblés dans l’Empire du Milieu. BYD et Chery, qui ont coiffé au poteau la marque MG au mois d’août, occuperont d’imposants espaces regroupant leurs griffes généralistes ou premium (Jaecoo, Omoda, Denza). Changan déploiera sa marque haut de gamme Avatr, Deepal et la nouvelle venue NEVO, aux côtés des offensives signées Xpeng, Leapmotor (avec la citadine B03) et du géant Geely (Lynk & Co, Zeekr, Lotus).

De retour à Paris après huit ans d’absence, le géant sud-coréen Hyundai riposte pied au plancher : la petite Ioniq 3 électrique compte bien bousculer le marché sous la barre des 30 000 €. Elle sera épaulée par le nouveau SUV urbain Bayon, le Tucson de nouvelle génération propulsé dans le segment supérieur, ainsi qu’un utilitaire 100 % électrique prêt à chasser sur les terres des ténors européens.

Omoda 7

Guide complet pour se rendre au Mondial de l’Auto 2026

L’événement se déroule à Paris Expo Porte de Versailles, situé au 1, place de la Porte de Versailles (75015 Paris). Les expositions sont réparties dans les pavillons 3, 5.1, 5.2, 5.3, 6 et 7.1. Pour accéder au site, vous disposez de plusieurs moyens de transport :

  • En métro : Ligne 12, station Porte de Versailles.
  • En tramway : Lignes T2 et T3B, arrêt Porte de Versailles.
  • En voiture : Accès aux parkings P6 et P7.
  • En vélo : Station Vélib située directement devant le parc des Expositions.
  • En taxi / VTC : Zone de dépose dédiée à la Porte A2.

Horaires d’ouverture

Les portes du salon sont ouvertes au public aux créneaux suivants (à noter que la journée du lundi est réservée à la presse et aux médias) :

  • Mardi, mercredi et jeudi : de 9h30 à 20h00.
  • Vendredi et samedi : de 9h30 à 22h00.
  • Dimanche : de 9h00 à 18h30.

Tarifs

Les grilles tarifaires diffèrent selon que vous achetiez vos billets en ligne ou directement sur place :

Tarifs en ligne :

  • Plein tarif semaine : 20 €
  • Plein tarif week-end : 23 €
  • Plein tarif nocturne : 17 €
  • Tarif réduit (enfants de 7 à 17 ans, étudiants, PMR / PSH) : 13 €

Tarifs uniques sur place :

  • Semaine et nocturne : 22 €
  • Week-end : 24 €

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